lundi 31 octobre 2011

Les silences qui crient


La terre est ronde, elle a cela de bon qu’on finit toujours par revenir à l’endroit d’où nous sommes partis.
Laissant les autres regarder notre chevelure, s’évanouir au loin, en sachant que notre visage sourit.

dimanche 30 octobre 2011

Les inséparables - Da Silva



Da Silva - Les inséparables

Eponyme


Par une utilisation abusive dans le langage courant, « éponyme » est souvent utilisé comme signifiant « de même nom », sans considération du terme ayant donné son nom à l'autre, ce qui est donc une incorrection sémantique. Ainsi, la poubelle vient du nom du préfet qui s'appelait éponyme (c'est-à-dire qui lui a donné son nom). En revanche, écrire que « le préfet Poubelle a donné son nom à l'ustensile éponyme » est incorrect (cette formulation impliquant en effet que ce serait l'ustensile qui a donné son nom à l'homme, alors que c'est l'inverse).
Source Wikipédia

C'est simple, non ? Moi, j'adore.

Icare au loin

J'ai voulu m'élever, toucher le soleil
Tenter de me réchauffer le coeur,
Et y apprendre quelques merveilles
En chemin je devinais mon malheur

Plus je montais, plus il faisait froid
Etais-je donc victime d'une erreur ?
Je compris que ma vie était en bas
Qu'on ne décidait pas de son heure

Alors en retirant vivement mes ailes
Je me suis mis à me moquer d'elles
Et à rire de moi-même
J'étais devenu adulte.

Farangtom

samedi 29 octobre 2011

L'absence


Qui n'a pas connu l'absence, ne sait rien de l'amour

Christian Bobin

Les oeillets

Je suis dans la clarté qui s'avance
Mes mains sont toutes pleines de désir
Le monde est beau
Mes yeux ne se lassent pas de regarder les arbres
Les arbres si verts, les arbres si pleins d'espoir
Un sentier s'en va à travers les mûriers
Je suis à la fenêtre de l'infirmerie
Je ne sens pas l'odeur des médicaments
Les oeillets ont dû s'ouvrir quelque part
Être captif, là n'est pas la question
Il s'agit de ne pas se rendre
Voilà.



Nazïm Hikmet 1901 - 1963 (poête turc). Ecrit en prison.

vendredi 28 octobre 2011

Balnéothérapie

Il y a des Tom qui ont de la chance.

Bangkok coule




(Photo : Christophe Archambault/AFP/Getty Images)


Les quatre vérités

Un couple se déchire et s'envoie toutes les méchancetés du monde à la figure lors d'une ultime dispute.
Excédée, la femme dit à l'homme : "Je vais te dire, tu as un petit sexe, et en 10 ans de vie commune, tu ne m'as jamais fait jouir"
L'homme répond : "et bien ta soeur, si !"

jeudi 27 octobre 2011

Je m'en vais - Miossec

Sol l'y terre - B. Lavilliers


Solitaire, un peu trop fier
Pour vivre au présent
Tu te demandes à quoi ça sert,
Passer tout ce temps
Cet arpège est un piège
On en sort comment ?
On réfléchit, on assiège
Et plus seul qu'avant

Tu ratures, tu désespères
Cris, chuchotements
Tu tournes en rond, tu t'enterres,
Tu bois énormément
C'est mauvais, y a rien à faire,
Cette nuit est un enfer
On en sort comment ?
Bien plus seul qu'avant

Cette chanson de pervers,
De bons sentiments
Ne veut pas se laisser faire,
Pour qui tu te prends ?
Autour de toi y'a la guerre,
Y'a la faim et la misère
Tu te ramollis grand frère
Tu t'en sors comment ?
Bien plus seul qu'avant

C'est toujours un grand mystère,
Un secret pesant
Tout ce que l'homme peut faire,
Tout l'acharnement
Pour éliminer ses frères,
Radical et sanguinaire
Il a besoin de tout son talent
Et plus seul qu'avant

Cette image à la frontière
D'une femme en blanc
Allongée dans la poussière
Depuis un moment
Y'a le décalage horaire
J'aurais mieux fait de me taire
C'était pas le moment
J'suis plus seul qu'avant
J'suis plus seul qu'avant

B. Lavilliers - Solitaire

Face au vent


Pour vaincre ta forteresse
Dessiner d'autres frontières
Je pourrais vivre pécheresse

Un jour
Même en croisière hauturière

Tu sais bien que je divague
En voyant parfois la lumière
Alors tu sais que les vagues

Un jour
Auront raison de nos rizières

Si je pleure, que tu t'obstines
A vouloir prendre les devants
En vivant de maigres rapines

Un jour
Je pêterai même face au vent

Tom

mardi 25 octobre 2011

lundi 24 octobre 2011

Moonrise - Nitin Sawhney and Cheb Mami

Reconversions libyennes


Négocie tente berbère contre deuxième femme, bon état général,
révision des coutures contre dentition parfaite exigée, des talents de cuisinière seraient un plus.

Signé : un humoriste libyen qui fut banni de son pays pendant 42 ans.
Sans n'avoir jamais eu de rancune, au contraire. Puisque, selon le proverbe :

Qui aima bien "charia" bien.

 

Le clin d'oeil de BHL, de Juppé, du CNT, et de tant d'autres....
Dieu est grand. Surtout pour la femme. Si elle la ferme.

Voyage désorganisé

Imagine ce qu'on aurait fait. Jusqu'à toucher les rebords du monde.
On les aurait surement apprivoisé. Alors que là, le tonnerre gronde,
Me rappelle tes pas. Quand nous cherchions fébrilement en ces lieux
A déposer nos écuelles, et nos frêles silhouettes, perdues, éperdues,
Sous d'autres cieux.

T

Absence de convalescence

Absente.

Une absence, sans cesse, n'est-ce pas une notion abstraite, en fait ? Ressentir l'absence de l'autre, pour que celle-ci t'encense de mille essences, pour développer tes sens, ou panser tes plaies. Hélas, si cela lui déplait. Tu es malade, n'oublie pas. Ta convalescence deviendrait souffrance, par manque d'absence, par trop d'evanescence. Vivre un instant en sa présence, cela aurait pourtant eu du sens. Mais elle n'est pas ici pour plaire. En plus, j'ai mal aux dents. Alors je me tais. Point de coincidence. Peu importe l'attrait, si le cheval ne tire pas.

dimanche 23 octobre 2011

vendredi 21 octobre 2011

Mise à pied


Je ne t'ai pas demandé de partir
Je ne t'ai pas prié de me tuer
En fait, je ne veux pas mourir
Alors pourquoi m'assassiner ?

Tue, si tu veux, mais choisis un autre,
Détruis plutôt une autre, mais pas toi.
Pas moi.
Je ne veux pas.
Je ne peux pas.

Alors ne le fais pas.

Farangtom

Syrte... à qui ?



En Mars...                                                                                                 En Octobre...
















Revoir le billet du 4 mars 2011 "En voie d'extinction" : ICI

Revoir aussi :

- Le billet du 28 Février 2011 "La cuisine Libyenne"
- Le billet du 22 Février 2011 "L'alibi pour la Libye"

jeudi 20 octobre 2011

Vera Lynn - Le flamand rose (Pink Floyd)

Octobre


Puisqu'elles changent de couleur
Et qu'ils s'endorment, doucement
Jusqu'au prochain printemps

Alors je sais, je sais
Que je ne rêve plus
J'attends demain,
En pensant à hier
Et quand soudain
Tes pâles paupières
D'un coup se referment
Appuient sur mon coeur
Qui lui aussi se ferme

Puisqu'elles retombent, en douceur
Ou qu'elles s'envolent, au gré du vent
Jusqu'à en pleurer par mauvais temps

Je sais, je sais, oui
Que je ne rêve plus
Je te tends les mains
En pensant à hier
Et quand soudain
Tes pâles paupières
D'un coup se referment
Appuient sur mon coeur
Qui lui aussi se ferme

En fait, tu n'étais
Qu'un triste étai
Aujourd'hui, il a plu
Et toi, toi, tu as vécu
Mon doux et bel été

Puisqu'elles changent de couleur
Et qu'ils s'endorment doucement
Jusqu'au prochain printemps

C'est beau et triste à la fois
Octobre

Tom

Le coquelicot


Hua Hin, Thailand 2009. Portrait

Déja publié le 20/10/2010

mercredi 19 octobre 2011

Papa poule ou papa pigeon ?


On ne peut manquer d’être surpris qu’en justice les pères soient traités moins bien qu’il y a des décennies alors qu’aujourd’hui ils sont plus cultivés et plus diplômés, qu’ils n’ont plus que 1 à 2 enfants en moyenne, qu’ils ne travaillent plus que 35 à 40 h par semaine et ne reviennent plus harassés du champ, de la mine ou de l’usine chaque soir, qu’ils sont beaucoup plus proches de leurs enfants, autant par les loisirs que par leur investissement dans le fait de les élever et de participer directement à leur éducation, avec tant de mères qui travaillent et qui disposent de moins de temps auprès des enfants.

On affirme couramment que la justice évolue moins vite que la société. En la matière, ce n’est pas de plusieurs décennies de retard qu’il s’agit mais bien d’un mouvement inverse de dégradation de la considération accordée au rôle du père et qui coïncide précisément avec l’expression du mouvement de fond d’un féminisme vengeur, déviant, qui s’appuie sur des considérations pseudo scientifiques ou analytiques perverses qui voudraient faire du père un simple... « symbole » et qui a pris position dans les tribunaux.
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mardi 18 octobre 2011

Parce que...

... je le vaux bien

Ma Princesse.
Farangtom 2011

dimanche 16 octobre 2011

Thaïland

I want to express my sadness ans sympathy to Thaïland
and all people living there, with this terrible drama.
I hope all my friends and their families are ok.

I feel really sad and miss you


vendredi 14 octobre 2011

Tout


C'est vrai ce qu'on a vécu
On l'aura volé aux autres
Mais je ne suis pas apôtre
J'ai trop souvent montré mon cul
A ceux qui m'ont pris le coeur léger
Je sais, tu ne pouvais pas me langer

C'est vrai ce qu'elle a vécu
Elle l'aura volé aux autres
Si j'avais pu être son flingue
On serait loin de ces dingues
Je la veux pour moi tout seul
Je ne veux pas qu'elle s'envole

Et le reste, on vous racontera.
Après tout,
Puisque c'est entre elle et moi.
Voilà tout.

Les petites femmes font les grands hommes
Alors laissez moi vous offrir notre aumône

Laissez moi juste l'embrasser
Après tout,
Je crois que je ne l'ai pas volé
Voilà tout.

Les petites femmes font les grands hommes
Alors laissez moi lui offrir tous vos sonotones

Farangtom

Les lendemains qui déchantent

Je ne voulais que toi
J'aimais tellement te regarder dormir
Quand ton premier regard était pour moi
Je t'aurais embrassé, jusqu'à en mourir

Pourquoi depuis, je rafistole mon foie ?

Je ne voulais que toi
Jusqu'à fumer des Vogue au menthol
Je nous parlais du droit au bonheur
Que l'amour nous frappe en plein vol

Pourquoi depuis, un rien me fait tellement peur ?

Je ne voulais que toi
Notre amour méritait un meilleur sort
Il aurait fallu nettoyer, passer l'éponge
Car je sais bien qu'on s'aime encore

Pourquoi depuis, je me perds dans tes songes ?

Je ne voulais que toi
Ton visage disparait parfois de mes visions
Il n'y a plus aucune chaleur dans mes mains
Je ne pensais pas payer une telle addition

Pourquoi depuis, je n'aime pas les lendemains ?

Je ne voulais que toi

Farangtom*

*Pour tout ce que Miossec peut apporter à la chanson et à la poésie.

Un clin d'oeil à toi. Il parait que tu t'appelles Christophe ou Christian. Tu vois, ça, je m'en fous. Miossec.

Arithmétique socialiste

jeudi 13 octobre 2011

Le train de 17h31

Je sais que tu n'aimes pas du tout prendre le train. Tu es stressée, tu penses que tout peut arriver. Et puis, il y a du bruit, des gens qui s'activent un peu partout. Alors que moi, cela m'est complêtement égal. Mais celui-là, tu vois, je crois que je le déteste autant que toi.

Je déteste voir les gens que j'aime partir.

Ricochets

Tu m'as montré ce que je n'avais jamais vu. Tu m'as dit ce que que je n'avais pas entendu. Tu m'as donné ce que je n'avais jamais eu. Et pourtant au final, je ne sais plus. Je pensais avoir trouvé. Pas très loin de notre ile. Tu voulais un endroit tranquille, pour savourer chacun de mes baisers sur ta peau. Aujourd'hui je sais que tu ne viendras plus. Pourtant, il fait beau.

Tu m'as montré d'où venait le vent. Tu m'as appris la valeur du temps. Comment apprivoiser chaque instant. Et pourtant au final, Je n'ai jamais su. Mais maintenant tu sais où je t'attends. Pas très loin de notre ile. Tu voulais un endroit tranquille, pour y déposer mes regrets sur ta peau. Tu m'as dit que tu ne viendras pas, en tout cas pas maintenant, même si avec moi, il fait toujours beau.

Alors, je tue le temps. En jetant des cailloux dans l'eau.

Farangtom

Planetarium

Dali - Galatée sphérique (1952)

mercredi 12 octobre 2011

La disparition

C'est marrant, ça, je n'écris plus ou peu, depuis un mois. Cela rassure certains ou certaines. Pourtant je ne peux pas. Ma cocotte bouillonne. Et il y a toujours des visiteurs pous visiter mon encéphalogramme, aussi plat qu'un discours de politicien. De gautre ou de droiche. Putain, il faut que je me resaisisse. Merde, l'absente, je sais plus...Reste encore un peu, j'ai pas fini de secouer les jupons, ni de marcher sur les arpions de ceux qu'on aime chatouiller. Mords moi les couilles, insulte-moi, pends moi par les dents, mais bordel, agis.Tu te caches comme un escargot sous une feuille de laitue. Pourtant, sans toi, je ne trouve même plus goût aux mots. Un comble, imagine un toxico qui ne trouve même plus son salut dans la méthadone. Il est perdu. La "maladie du baiser", oui, j'y ai cru mais d'analyses en analyses, on se rapproche de plus en plus de la maladie du trou du cul. Je ne te fais pas un dessin.

On s'en tape de cette brocante, mais je me suis fait chier à monter ces p... de trétaux, tu as rénové et disposé tous les objets. On gagnera queue dalle, mais avant qu'ils me mettent le doigt un peu trop profond, pour me retirer un truc du genre pas très clair, aurait dit Ginzburg, finissons au moins ce qui t'as fait chier à corriger.

Tu me manques, putain, L'absente.

Bonne fête

Denis
                                                                     Salut P'tit Tiag
C'était ta fête Dimanche
                                                                     Tu y as pensé ?
Bien sur, mais j'étais cloué au plumard
                                                                      Alors là, tu m'épates
Pourquoi ?
                                                                      Toi qui déteste te souvenir des dates...
Je sais, Je l'ai su en regardant la météo, idiot
                                                                       Alors, tu me rassures
Ils me font tous chier, en bas
Ils me comprennent pas,
Sauf une
                                                                       Je sais à qui tu penses
Le pire c'est que je ne la connais pas
                                                                       C'est pour ça qu'elle ne te fait pas chier, P'tit Tiag
Mais elle vaut mieux que les autres
Alors qu'en fait elle est aussi chiante
                                                                       Ah, tu vois
Oui, mais c'est pas pareil,
Parce que c'est elle, j'accepte
                                                                       Elle partira un jour, ton absente.
Je crois que j'en mourrais
                                                                       Prends ton temps, ta place ici, je te la garde
Merci, mon pote
Mais tu crois qu'elle pense un peu à moi ?
De temps en temps ?
                                                                       P'tit Tiag, sinon, elle ne ferait pas tout ce qu'elle fait
Tu me fais chier, Denis
                                                                       Pourquoi ?
Parce tu as raison.

Les quatre questions de Montebourg

Question n°1 : Me nommerez-vous Ministre des Finances et de la démondialisation bordélique en 2012 ?

Question n°2 : Nommerez-vous ma compagne Audrey Pulvar Directrice de France Télévision ?

Question n°3 : Arriverez-vous à la convaincre de changer de lunettes ?

Question  n°4 : Je veux que la France soit championne du monde de Rugby 2011. Que ferez-vous pour cela ?

mardi 11 octobre 2011

Le marchand de tapis

Panida, Fleur d'Issan

Elle s'appelait Panida, elle venait de l'issan, elle devait avoir 30 ans.

Notre séminaire international, que ma direction avait organisé à Patong Phuket s'annonçait sympathique. Le premier soir avant le début du séminaire, soirée au bord de la mer, restaurant superbe, et la fameuse gastronomie Thaï. Un vrai régal. Mais à regarder de plus près mes collaborateurs responsables de l'Asie, c'est la suite qui semblait les motiver. Ils me disaient que je ne serai pas déçu, que les nuits sont très animées dans le quartier voisin. Je ne connaissais rien de ce monde là, mais la fameuse rue de patong, avec les gogos bars en enfilade, s'ouvrit soudainement à moi. N'étant pas amateur de ce genre d'ambiance, mon malaise était visible.... Je n'ai pas refusé, pas très motivé, pas trop le choix non plus, vu ma situation dans mon groupe. Curieux d'en savoir plus, pourtant, puisque j'y étais. A peine rentré dans le bar que manifestement, l'un de mes collaborateurs semblait bien connaitre, je me suis donc retrouvé comme tous ces occidentaux phéromonés, avec une fille sur les genoux, qui immédiatement me remplissait un verre.

Elle s'appelait Panida, elle venait de l'issan, elle devait avoir 30 ans. Elle ne parlait pas trois mots d'anglais, ou presque. Il était évident que ce n'était pas son métier. Puisque la soirée devait se passer comme ça, je posais pleins de questions, sur le choix de devenir prostituée (pas de réponse), sur le tarif, sur leur rémunération. J'appris qu'elles avaient un petit pourcentage sur les consommations et que si un client l'emmenait, elle en tirait le bénéfice intégral. Il n'y avait pas de proxénète. Chaque groupe d'une dizaine de jeunes filles étaient encadrées par une autre femme, plus expérimentée, poussant à la consommation. Je l'appellerai "la coach". Une nuit avec une de ces filles reviendrait à 40 €. Je mesurais ainsi la différence avec l'occident. Quelle tristesse. Panida buvait beaucoup, elle était surement saoûle car elle riait beaucoup. J'avais mal au ventre pour cette pauvre fille, si jolie.

Sa coach m'engageait à aller plus loin. Je l'ai alors appelé et lui ait proposé un marché. Je payerais 40 €, mais elle devait nous trouver une bouteille de whisky avec des glaçons, à mes frais, et on irait sur la plage. Elle rigola en me traitant de fou, mais elle revint peu de temps après avec une bouteille et un sac contenant des verres en plastique et des glaçons. Sur la plage à peine située au bout de cette rue infernale, on a ri, on a parlé de la vie, on s'est baigné. La coach m'a demandé pourquoi je ne consommais pas l'une d'elle. Elle parlait un peu mieux anglais car elle avait déjà vécu en Europe. J'ai dit que j'étais bien, sur la plage, pour 40 €, à regarder les étoiles avec elles. La coach était très protectrice envers Panida, comme avec les autres filles. Il y avait une vraie solidarité entre elles. Panida était crevée, elle me montrait des photos de son enfant sur son téléphone. Il vivait en Issan chez sa soeur, car elle n'avait pas les moyens de l'avoir avec elle. Quand elle gagnait quelque argent, elle lui envoyait. J'ai payé le 2e soir pour que Panida ne se fasse pas sauter par un allemand ou un australien. Il suffit de voir les touristes et les gros porcs dans ce genre de bars. Certains m'auraient fait vomir. Ce soir là, j'ai vidé mes poches, mais je n'avais même pas assez. Elle s'en foutait. Je n'étais pas un client, j'étais un fou, donc un ami. 

Le 3e jour, mon séminaire fini, je devais partir, et je pleurais, car je ne savais pas comment l'aider. Alors les filles m'ont fait un cadeau. Elles m'ont invité chez elle, là ou aucun client ne va. C'est purement interdit. Il a fallu d'ailleurs beaucoup de discussions avec les autres filles, mais je suis quand même rentré prendre une douche et boire un thé. J'ai vu un immeuble triste ou vivait au moins une vingtaine de filles, dans un luxe plus que rudimentaire. Mais toujours des sourires. Dans la chambre de Panida, un lit, une vieille armoire, une barre avec quelques tenues suspendues, une douche sans eau chaude. Un réchaud posé à même le sol et une casserole. J'étais triste de voir cela. Elle semblait si gentille. Je lui ai fait promettre de rentrer en Issan, de revoir son fils. Avant de partir, nous sommes descendus au marché. Pour quelques euros, je lui ai offert deux tenues toutes simples, pour qu'elle n'oublie pas le fou français. Pendant 2 mois, j'ai envoyé un virement.

La seule satisfaction, c'est que j'ai su un jour qu'elle était retournée en Issan, et qu'elle avait arrêté. Puis j'ai perdu sa trace. Pourvu qu'elle soit heureuse. Je n'oublierai jamais ce que j'ai vu, ni la gentillesse de ces filles.

Je ne retournerais jamais à Patong.

Farangtom

dimanche 9 octobre 2011

Le Nouveau Monde

La partie était belle, le jeu valait chandelle. Mais le temps, couleur de pluie, nous envoyait tant de gouttes, perlées de suie. Alors la page s'est tournée, le roman s'est terminé, sans même n'avoir jamais eu le temps d'en écrire l'histoire. Pourtant la préface était jolie. Le diamant vit en solitaire, mais en ce qui me concerne, j'ai toujours eu l'impudeur de n'avoir jamais su me taire. La solitude, dans son insolente et formidable magnitude, fit donc partie de mes nouveaux attributs. Mais si un regard se détourne, c'est qu'un autre sourire s'anime pour vous, reprenant la plume des espoirs disparus. La vie est écrite ainsi, alors je n'aurai de cesse d'alimenter mon grimoire. L'ancien monde cèdera sa place à d'autres étoiles, d'autres cieux, mes oriflammes se perdront dans de nouveaux cheveux, d'imprudentes folies brûleront mes yeux. Des lignes de vie se déplacent lorsque d'autres coeurs s'enflamment. Guidés vers d'incertains trésors, vers d'attirantes peurs. Orpailleurs, chercheurs d'or, voleurs d'amphores. Mon âme navigue de peaux en peaux, mais un jour la rose aura raison de mon chapeau. Non, mon amour n'est pas porteur de métaphore. Il suit juste le chemin qu'indique ce sémaphore. Au loin.

Farangtom

Tristes médias et blaireaux

Synopsis : La Thaïlande serait l'un des pays qui comptent le plus de prostituées : un million defemmes travail leraient dans le commerce du sexe, notamment dans les bars de nuit. Désormais, des étrangers, dont des Français, ouvrent leurs propres établissements, jusqu'alors tenus exclusivement par des Thaïlandais. Comment font-ils pour recruter ces jeunes femmes ? Pourquoi des familles poussent-elles leurs filles dans cet univers ? Si les jeunes femmes rêvent d'un destin à la «pretty woman» ou d'épouser un étranger, combien y parviennent et à quel prix ? D'autant que beaucoup d'entre elles sont porteuses du virus du sida. Mises au ban de la société, elles n'ont d'autre refuge qu'un temple bouddhiste qui les accueille.
Dim 09 à 22h45 sur M6

Voilà comme toujours ce qu'on est obligé de montrer de ce si beau pays. Ces putains de journaleux me font VOMIR, tout ça pour faire de l'audience. Quand je pense que cet idiot de présentateur n'a surement jamais cotoyé un seul habitant du pays du sourire, mais la beauté et la dignité d'un peuple, ça n'est pas vendeur. Tout juste pour l'émission "échappées belles".

C'est comme si on ne montrait de la France que la cité des tarterets, où les flics ne vont même plus, la zone de banlieue, et les putes de Pigalle !!!!! Un pays de gangster avec un dictateur à sa tête. Belle image, non ?

Alors, ma photo de Thaïlande ci-dessous, en réponse à tous ces connards qui veulent n'y voir qu'un pays de prostitution !!!

Nous sommes Thaïs, fiers de l'être, nous sommes sains, joyeux...
Tom vous emmerde, mais nous, on préfère en rire, et vous saluer !

Les primaires

J'ai voté pour le 2ème en partant de la gauche. Et le papa (à droite) est très heureux.



samedi 8 octobre 2011