Bonjour John. Je viens d'arriver à Bali, depuis Tokyo. L'endroit est formidable, je suis logée dans un bungalow avec des jeunes australiens pour voisins. Ils sont adorables. Nous sommes face à la mer. Demain nous partons en balade autour de l'ile. Je pense à toi. J'espère que tu vas mieux et que ton pied ne te fait pas trop soufrir. Bises. Sarah.
Merci de prendre de mes nouvelles, Sarah. Je suis arrivé à New York. Cela faisait deux mois que je n'étais pas rentré chez moi. Mon pied va mieux, je peux enfin marcher normalement. Mes photos du Mexique ont été publiées, enfin, les plus poignantes, dont celle que je t'avais envoyé. Profite bien de ton séjour à Bali. Je t'embrasse. John.
Coucou, John. Finalement, j'ai accepté l'invitation du jeune couple australien et je les ai rejoint chez eux, au nord, à coté de Cairns. L'endroit est très sauvage, ça me change de mon récent séjour à Sidney. Je te joins quelques petites photos avec mes amis. Ils sont très sympas et généreux. Tu repars quand ? Bises. Sarah.
Chère Sarah, Je suis en côte d'Ivoire pour quelques jours. Je dois couvrir l'arrestation imminente de l'ancien président Gbagbo. Je compte ensuite descendre en Namibie, puis en Afrique du Sud, du coté de Durban. Tu es de retour en Europe ? Je n'arrête pas de penser à toi, en ce moment. Tu me manques. Je n'ai plus de tes nouvelles depuis Cairns. Je t'embrasse. John.
Bisous, John. Oui, je suis rentrée chez moi, à Genève, pour y rejoindre une amie rencontrée en Suède il y a deux ans. Elle va rester quinze jours, puis nous irons surement à Prague. Prends soin de toi en Côte d'Ivoire. Tes photos me manquent. Les miennes sont décevantes en ce moment, et mon agence s'en inquiète. Je voudrais que tu me rejoignes en Europe. Ce serait bien. Bises. Sarah.
Sarah, j'y pense de plus en plus. Tu me manques beaucoup. J'aimerais te voir, te découvrir, poser mes yeux dans tes yeux et oublier enfin mon boulot de reporter. Trois semaines d'Afrique, et je vais de galères en galères. Ce continent est vraiment bizarre. J'ai hâte de rentrer chez moi. Si je pouvais faire un saut par Genève ou Paris, ce serait bien. Je te dirai. Je t'embrasse. John.
Bonjour John, c'est dommage que tu n'ais pas pu venir à Oslo pour le gala. Je suis contente que ta photo sur les danseurs argentins de Bueno Aires ait reçu le prix du Jury. Tu le mérites vraiment. Tu m'as fait l'honneur de le recevoir à ta place avec ton agent américain, mais j'aurais préféré te le remettre en mains propres et te serrer dans mes bras, enfin. Je pars demain pour Belgrade. Bises. Sarah.
Ma chère Sarah, je réalise que cela va faire deux ans que nous correspondons et que nous nous croisons autour du monde, avec nos fichus boitiers, qu'on appelle appareil photo ! Parfois, je songe à arrêter ce métier et me poser pour de bon. Je pars au Costa Rica puis deux autres semaines en Afrique. Cette fois je passerai par l'Europe, certainement via Londres, ou Paris. I miss you. John.
Mon joli reporter préféré, quelle joie de te voir bientôt. Tu réchauffes mon coeur, surtout après ce que je viens de voir à Gaza, puis en Cisjordanie. Tant de soufrance et de détresse de la population. J'ai des clichés d'enfants à couper le souffle. Je te les enverrai, tu me diras. Kappa va les publier, je suis contente. Je rentre du Liban dans deux jours, et j'attendrai de tes nouvelles. Bises. Sarah
Ma douce Sarah, mon voyage est programmé. Je serai à Londres en début de semaine prochaine avant de m'envoler pour Le Caire. Nous allons enfin nous voir. Je te kidnapperai et te mettrai dans ma valise pour ne plus jamais te laisser ! Donc je te conseille de voyager léger, prends juste ta trousse de toilettes, ton Leica.... Je frémis déjà de te voir. Je t'embrasse. John.
John, j'espère que tu auras ce message, avant de partir de New York. Je suis déjà à Londres, tellement impatiente de te voir. Je fais du shopping, je tourne en rond, je t'attends. Il y a un pub irlandais très connu à Soho, qui s'appelle "O'Donnell Pub". Je t'y attendrais demain, à partir de 17 h. Toujours en Jean, avec un T-shirt blanc. Mes cheveux ont poussé. Bises. Sarah
Sarah, tu as du manquer le rendez-vous. En tout cas, tu as choisi le pire des endroits, il y avait tellement de monde dans ce pub. Je t'ai cherché mais je ne t'ai pas trouvé. Je suis arrivé vers 17h30, j'ai bu une ou deux pintes en t'attendant, puis je suis parti diner vers 19h. Je ne passais pas inaperçu, je portais mon Panama acheté en Argentine. Je pars demain pour Le Caire. Je t'embrasse. John.
John, je viens de lire ton message. L'homme au Panama dans le Pub, c'était toi ?
Farangtom