jeudi 30 juin 2011

Souffler n'est pas jouer

Comment peut-on dire qu'on aime quelqu'un, à vouloir écrire la vie ensemble, à chercher les étoiles, une par une ? Comment peut-on ? Lui faire sentir que la vie ne sera nullement pareille, sans elle ? Et puis, et puis, la remplacer un mois après ? Ou même deux mois, guère plus. Est-ce cela, l'amour que l'on porte à l'autre, que l'on a murmuré doucement, au souffle d'un baiser, au creux d'un oreiller ? Quand on sent que la terre pouvait s'écrouler, par amour, pour elle, pour lui. Et qu'on lui dit surtout, surtout, que c'est pour la vie.

Alors qu'on partage une autre pizza, quelques semaines plus tard, avec un autre, un drôle de chauffeur de salle. La valse des bras est-elle le reflet de tout celà ? Est-ce cela, le vrai mensonge de l'amour ? Une valse à trois temps. Comment peut-on aimer une autre personne et se dire heureux, heureuse, deux mois après l'amour d'une vie, croix de bois pour une croix de fer ? Je ne peux m'y résoudre. Alors je prends des cours de couture. J'essaie de recoudre des tissus endommagés. C'est ça l'amour. S'improviser cardiologue, pour un hypothétique épilogue. Même si je n'ai plus de trousse de secours ni de couture, au dessus de la ceinture. Juste une figure imposée, à effectuer.

Mais j'ai un clavier, relayant mon coeur, qui lui n'a jamais pris le temps de jouer avec autrui. Souffler n'est pas jouer. Quand on se dit "c'est pour la vie", au souffle d'un baiser, au creux d'un doux oreiller. Et qu'un pizzaïolo se pose si vite, pour murmurer tout ça, j'en garde le souffle coupé. Sur l'amour que l'autre garantissait, au creux de cet oreiller. Sceptiques baisers.

Non, souffler n'est pas jouer. Je n'ai jamais su faire ça. Même pas pour une Margarita, une Régina, ou une Napolitaine. Pourtant elles ont toutes des olives, mais je ne mange pas facilement dans l'assiette des voisins. Hélas, dans ce monde, les gens ont faim, de tout, et vite. On manque cruellement de pizzaïolos dans ce monde. Alors ils sont vite recrutés.

Je fréquente moins les pizzérias. Depuis qu'elle est partie avec l'un deux. Quand on aime les pâtes cuites, finalement l'amour importe peu. Moins, en tous cas. On devient trop vite, au lieu du plat principal, l'en-cas. Souffler n'est vraiment pas jouer.

Farangtom

Le choix dans la date

                                                                   Tu vois j'avais raison.
                                                                   Tu es revenu.
Ou ça ? Ici ?
A qui ai-je l'honneur
                                                                   A moi
Je ne t'avais pas reconnu.
Je suis en convalescence
                                                                   Tout a une fin. Il faut l'écrire maintenant
Tu ne me facilites pas la tâche.
Tu connais ma façon de charcuter
la fin d'un billet, au fer rouge
                                                                    Il ne tient qu'à nous d'écrire l'épilogue.
                                                                    Ou d'en faire une saga, à la Lelouch
C'est louche
                                                                    (Rires) Tu ne changes pas, Tom

Jusqu'à ce rendez-vous qui a tout changé
                                                                    Tu ne m'as pas donné le choix dans la date
Je te prêterai le mien dorénavant
                                                                    (Rires) Tu es incorrigible, tu sais
En tout cas, tu as la marque du maillot.
Il ne te laisse pas faire du seins-nus
sur la plage ? C'est quand même plus joli
                                                                    Tom...
Après notre rencontre,
tu crois que sur un malentendu...
J'aurai pu..?
                                                                    Comme dans le film ? Mais, Tom,
                                                                    Jean-Claude, ce n'est pas toi, c'est lui.
                                                                    Et j'ai conclu, oui. Sur un malentendu.
Je suis triste, alors.
A cause de notre dernière rencontre
                                                                   Tom, tu ne sais pas ce que j'ai conclu
Que tu m'aimes encore ?
                                                                    Laissons le temps au temps
Oui, tu m'as dit.
Cela ne me donne guère de choix
dans la date...
                                                                   Tu es unique, Tom... C'est pour ça que je t'aime, tu vois.

Psychedelic dream

mercredi 29 juin 2011

Big Jet Plane


Angus and Julia Stone - Big Jet Plane
Acoustic session

...et la version classique

Le triangle d'or



Le corps humain est un royaume ou chaque organe veut être le roi
Il y a chez l'homme 3 leaders qui essayent d'imposer leur loi
Cette lutte permanente est la plus grosse source d'embrouille
Elle oppose depuis toujours la tête, le coeur et les couilles

Que les demoiselles nous excusent si on fait des trucs chelous
Si un jour on est des agneaux et qu'le lendemain on est des loups
C'est à cause de c'combat qui s'agite dans notre corps
La tête, le coeur, les couilles discutent mais ils sont jamais d'accords

Mon coeur est une vraie éponge, toujours prêt à s'ouvrir
Mais ma tête est un soldat qui s'laisse rarement attendrir
Mes couilles sont motivées, elles aimeraient bien pé-cho cette brune
Mais y'en a une qui veut pas, putain ma tête me casse les burnes
Ma tête a dit a mon coeur qu'elle s'en battait les couilles
Si mes couilles avaient mal au coeur et qu'ça créait des embrouilles
Mais mes couilles ont entendu et disent à ma tête qu'elle a pas d'coeur
Et comme mon coeur n'a pas d'couilles, ma tête n'est pas prête d'avoir peur

Moi mes couilles sont têtes en l'air et ont un coeur d'artichaud
Et quand mon coeur perd la tête, mes couilles restent bien au chaud
Et si ma tête part en couilles, pour mon coeur c'est la défaite
J'connais cette histoire par coeur, elle n'a ni queue ni tête

Moi les femmes j'les crains, autant qu'je suis fou d'elles
Vous comprenez maintenant pourquoi chez moi c'est un sacré bordel
J'ai pas trouvé la solution, ça fait un moment qu'je fouille
Je resterais sous l'contrôle d'ma tête, mon coeur et mes couilles.
Grand Corps Malade

Ossature

dimanche 26 juin 2011

Somewhere only we know

Keane - Somewhere only we know

Etat d'urgence - Blog à louer

Arrêt momentané
Sur décret médical
Epuisement total
Question de survie,
Avant tout
Je reviendrai
Plus tard
ça en vaut la Ben
Bonnes vacances à tous
Si on n'a pas ce que l'on aime,
Il faut aimer ce que l'on a.
Il parait.

La vie voudrait revivre


Tu es venue au bon moment
Au milieu de mes tourments
Je laisse toujours la porte ouverte
Finalement c'est toi qui t'es offerte
Toi, toi tu t'en fous
Tu vois la vie comme tu as vu la mort
Dans tes yeux, dans mes yeux
Souriante, Tu m'as lavé de ces remors
J'étais soudain devenu vieux
Je deviens ton fou
Tu vis tout simplement, la vie
Aujourd'hui, je te dis merci
Tu es bien trop forte
Pour que je puisse te porter
Mais tu sais que ma porte
Ne te sera jamais fermée

Pour une fois que je dis vive la France
Alors cocorico, oui

Mon Dieu que c'est dur

Escalier B

vendredi 24 juin 2011

L'alchimiste

J'ai rencontré l'alchimiste. C'est une femme, je vous rassure. Elle n'existe pas depuis mille ans, non. Elle existe depuis toujours. Elle a la capacité de transformer l'amour en pierre. L'organique, le vivant, en structure minérale. Elle est très douée, car elle improvise sa recette. Mais à chaque fois, elle réussit. Bien sur, elle ne peut pas transformer tous les hommes de la terre en granit, c'est le fruit d'une longue quête. En quinze ans de sa vie, elle a quand même réussi à en statufier quelques-uns. 4 ou 5, disent les archéologues. La rumeur scientifique dit qu'elle n'a pas fini d'agir. Elle détient toujours la pierre philosophale. Que les mâles se tiennent aux abris. Qu'ils tremblent dans leur braies.... Brrrrr...... Elle n'a pas fini de sévir, cette alchimiste. J'en ai fait les frais. Je m'en suis sorti vivant. Gràce à Dieu. Même si j'ai des séquelles. Moi, je ne voyais rien, trop amoureux que j'étais. Elle se faisait passer pour une fée.... Je ne peux évoquer son prénom, au risque de vous porter malheur, vous aussi. Tout augmente, mais le prix de l'ail s'est envolé, ces temps-ci.

Brrrr... Le pire, c'est qu'elle pense être la victime de son alchimie. D'elle-même oui. Elle ne sait pas gérer son talent. Alors, elle transforme les hommes.  En pierre, sans s'en douter. Du granit. Il y a quand même une valeur ajoutée au produit fini, c'est sa force.


Farangtom

Les lampions rouges

Jean est originaire de Namur. Il fait fortune en Indochine. Le commerce du bois et du latex. C'est un homme d'affaire très respectable, qui fait vivre des centaines de personnes en Asie, dans des régions souvent bien pauvres. Il arrive dans la force de l'âge, mais ne s'est jamais marié en Belgique. Au grand désespoir de sa famille, et surtout de sa mère, une vieille dame bourgeoise animant la vie sociale de tous les notables de la région. Nous sommes dans les années 50. Mais Jean est tellement pris par ses affaires, en Asie. Et puis, il l'aime cette Asie. Il s'y sent bien. Les maisons aux lampions rouges suffisent à combler le vide que peut parfois ressentir un riche commerçant, voyageant constamment. Il est l'homme de toutes les attentions dans la maison de Pham Vang, à Saigon. Ses dames se dévouent pour Monsieur Jean, et il y trouve des jeunes femmes souriantes, enjouées, avec lesquelles il peut dérouler toute sa courtoisie, sa culture, et apaiser ses désirs masculins en toute quiétude. Il est d'ailleurs très généreux envers ces dames et Pham Vang, contribuant largement à entretenir financièrement sa maison close. Jean a de l'affection pour toutes ces jeunes et jolies asiatiques, si finement ciselées, avenantes, si délurées, aussi. Parmi elles, l'une retient particulièrement son attention. Li Yu est une jeune chinoise, arrivée récemment dans la maison de Pham. Elle est la maman d'une petite fille, Jade, qui vit et gambade joyeusement dans les nombreux salons de la "maison de Jade", comme l'appelle Monsieur Jean. La petite à 5 ans. Jean est subjugué par sa beauté. Ma fleur d'Asie, comme il se prend à l'appeler. Il demande alors à Pham Vang que sa maman devienne sa maîtresse régulière. Il sera généreux financièrement, encore plus qu'avant. Pham accepte et Jean est heureux. Il peut voir la petite grandir et évoluer en sa présence, lors de ses nombreuses étapes à Saigon. Il vient d'ailleurs de plus en plus souvent.

Jean apprend alors que sa mère vient de décéder, à Namur. Il doit rentrer de toute urgence, par le premier bateau, pour gérer le patrimoine familial, qui est colossal. Il doit quitter Jade et sa maman. Cette nouvelle lui brise le coeur. Quand le bateau appareille Jade pleure sur le quai. Depuis le pont, Jean observe sa petite fleur à l'aide de ses jumelles et la voit essuyer ses larmes en regardant le bateau s'éloigner. Pourquoi ne les ai-je pas emmené avec moi, se dit-il. Il fond en sanglots.

(à suivre)

Farangtom

Corde à nouer

jeudi 23 juin 2011

Macadam massacre


Les Béruriers noirs

Paint it black


Celles qui n'amassent pas mousse.

La main sur la bouche

Peu importe s'ils baisent. Qu'ils veuillent que je me taise. Peu importe qu'ils sucrent les fraises, je me fous de leurs foutaises. Peu importe qu'il soit balaise, moi je suis chaud comme la braise.

Peu importe qu'il la touche, je ne fermerai jamais ma bouche. Peu importe qu'il la douche, j'ai greffé une meilleure souche.

Peu importe de savoir qu'il en rêve, et de savoir que j'en crêve. Peu importe de savoir qu'il en crêve. et de croire que j'en rêve.

Peu importe qu'ils ferment la fenêtre. Je les envoie se faire paître. Peu importe leur paraitre. Je les vomis de tout mon être.

S'ils veulent que je me taise, je vais tout de suite vous mettre à l'aise.

Même une main sur la bouche, j'arriverai encore à gueuler. Pour un bon enduit, il faut plusieurs couches.

Puis laisser sécher.

Allez viens


Mano Solo - Allez viens

Le poête s'en est allé en Janvier 2010. Le texte doit d'ailleurs s'y trouver, avec l'intitulé "Mano part en solo". On ne s'en lasse pas, enfin, moi jamais. Je frémis à chaque écoute, comme pour Brigitte Fontaine. Tu vois je crois bien que c'est la plus belle chanson d'amour qu'on puisse écrire, de très loin ma préférée, j'aurais voulu écrire cela pour toi, en tous cas.


Allez viens
Nous construirons ensemble
La nouvelle, la nouvelle déchirure
Ouais je sais
Y a des trucs qui s'oublient pas
Mais moi tu sais, j'oublie rien
Allez viens

Et c'est toi que j'pleurerai demain
Quand tu m'auras laissé
Quand tu m'auras repris
Bien plus que tu ne m'auras donné

Allez viens
Y a qu'à faire semblant de rien
Juste un peu fermer les yeux
Rien qu'y croire un tout p'tit peu
Allez viens
Dors dans mes bras
Tu vois y a mille et une raisons
Pour pas rester seul comme un chien
Allez viens

Et c'est toi que j'pleurerai demain
Quand tu m'auras blessé
Quand tu m'auras griffé
D'un regard trop lointain
Quand t'auras tout dit
Sans un mot
Dans l'arrière salle d'un bistrot
Et c'est toi que j'pleurerai demain
Quand tout Paris me demandera
Et pourquoi ?
Et pourquoi ?
Et pourquoi t'es plus là ?

Allez viens
C'est sûr on peut rester tout seul putain
Mais on a vraiment toute la vie pour ça
Allez viens
Laisse toi faire
On laissera nos casseroles au vestiaire
On ouvrira un peu les yeux
On s'sentira un peu moins vieux

Et c'est toi que j'pleurerai demain
Quand tu m'auras laissé
Quand tu m'auras repris
Bien plus que tu m'auras donné

Allez viens...

mercredi 22 juin 2011

Le destin de la coccinelle

J'aime bien la notion de destin. En fait. Car ce n'est qu'une notion, pour moi. En aucun cas cela ne relève du sacré. Je suis par trop cartésien pour celà. Quoique sans certitude, sur le sens de la vie, selon l'apôtre Jean-Claude. Il y a beaucoup d'expressions qui citent Jean-Claude, d'ailleurs, comme "prends ton destin en main" ou alors "provoque le destin", ou bien encore "c'était son destin, on n'y peut rien". Pour moi, le destin, je ne l'attends jamais le cul sur une chaise. Je suis toujours allé le chercher. Lui, c'est un gros fainéant, assis sur un banc. On ne peut pas compter sur lui, si on ne lui botte pas les fesses pour se bouger. Un jour, j'avais une coccinelle sur le doigt. Je la regardais doucement évoluer. Elle était si jolie. Parfaite, je dirais presque. Puis, j'ai secoué fortement mon doigt, pour que la petite coccinelle s'envole. Quelques semaines plus tard, des petites bosses sont apparues sur les deux cotés de mon crâne. Je ne sentais rien mais elles grossissaient, chaque jour un peu plus. Je ne pouvais plus les cacher, et les passants riaient de mes deux protubérances naissantes sur le crâne. Pourtant je n'avais pas mal. Elles devinrent si grandes que j'ai fini par m'en inquiéter, et consulter mes amis, ma famille. Bienveillants, mais moqueurs, ils me conseillèrent tous de trouver un écornifleur, de toute urgence. Avant qu'il ne soit trop tard.

Sinon, mon destin pourrait basculer vers de sombres augures. Mais ils m'ont rassuré, cela se soigne et se retire avec un traitement approprié. Suivant leur conseil, j'ai donc dû me résoudre. Alors ce soir, j'ai botté les fesses à ce fainéant de destin, assis sur son banc. Je me fais opérer, pour enlever ces horribles appendices. On m'a assuré, l'opération est sans douleur pour le patient.

Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous, disait Paul Eluard. C'est comme le destin. Il n'existe pas, il n'y a que des opportunités, à saisir. Ou pas. Pour changer le cours d'un long fleuve, pas si tranquille que ça.

Farangtom

Cozette et le musée

Mais c'est froid là ce matin
Quand tu l'as pris par la gambette
On a l'oeil qu'est pas là
Moi j'ai oublié mes bijoux
On a la place d'un océan
Dans un mètre carré de terre
Alors ils tombent les goélands
Mais on n'oublie pas les bijoux

Et ça part pour les grandes conquêtes
Ca sait même pas c'que vaut sa tête
Ca dit qu'ça reviendra plein de bijoux
Et de bonheur avec tout ça
Et de rire avec tout ça
Et de gloire avec tout ça
Avec aussi des drôles de têtes
A faire pleurer les chats

Et j'ai froid dans ma main
Je vais sortir la Cozette
Elle allait pour chercher son pain
Elle, elle porte pas les bijoux
Elle m'emmène voir le tour du monde
Monté sur sa vieille bicyclette
Qu'elle fait rouler à 100 à l'heure
Moi j'cause des heures avec Cozette
Alors les autres, bah ils rigolent
Que pourraient-ils bien faire d'autre?
Ca dit qu'c'est triste de nos jours
Quelle est jamais sorti d'son bourg
Et y z'ont vu les capitales
Et y z'ont visité l'Népal
Et y z'iront en Amérique
Mais Cozette elle aime pas les hiboux

J'ai froid là dans les yeux
J'aurai voulu qu'ça pleuve dedans
Y a les rengaines plein de souvenirs
Moi j'crache à la gueule du souvenir
Bientôt les ciels y seront complets
Alors on s'retrouvera si cons
Qu'il faudra plus lever au ciel
Alors on ira au musée


Et j'ai froid là dans les corps
Et ce matin t'es repartie
Je n'ai rien dit à personne
Je t'ai pas donné assez d'bijoux
J'ai froid là tout petit
J'voudrais plus vivre d'autres histoires
Hier Cozette elle est partie
Moi j'crêve toujours là dans mon trou
Mais jette ta tête par la fenêtre
Et donne ton coeur au salaud
Oublie tes, tes révérences
Mais jette ta tête à tes pieds
Et donne ton coeur aux oiseaux
Oublie tes, tes espérances

Les Têtes Raides

L'ombilic des limbes


Se retrouver dans un état d'extrême secousse, éclaircie d'irréalité,
avec dans un coin de soi-même, des morceaux du monde réel

Antonin Artaud

Le projectile



Vandaveer - fistful of swoon



Je ne trouve pas mieux que ce groupe sur la toile, tout simplement divin... Et des voix... surtout elle...

mardi 21 juin 2011

Le sain dessein des saints

Allonge toi, prends ma main
Les oiseaux sont partis
N'attendons pas demain
Si nous avons envie

Tu sais, j'ai peur du noir
Même mes yeux se voilent
Se perdent en désespoir
Le ciel attend des toiles

J'ai su, oui, j'ai vraiment su
Tu t'étais mise à pleurer
Alors, oui, je n'ai pas pu
Comprendre, et nous délier

Allonge toi, prends ma main
Où sont donc les oiseaux ?
Attendons, tôt le matin
Tu sais, il fera beau

Ce soir, tu es déjà partie
Putains d'oiseaux, ou sont-ils ?
Terrible migration, inassouvie
Et mon encre, blanche, si fertile

Ce soir, je me sens sain,
Mais hélas, sans tes seins
Roi des saints, certes. Sain
Dessin, mais sans dessein.

Farangtom

22/08/2010
Je mesure mes progrès, en un an.
Heureusement...

Le vent l'emportera


Parfois, je ne mange tellement pas, que j'arrive à chier du vent, dis-donc.

Incognitom

Un homme heureux

Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-ils toujours un peu les mêmes
Ils ont quand ils s'en viennent
Le même regard d'un seul désir pour deux
Ce sont des gens heureux
Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-ils toujours un peu les mêmes
Quand ils ont leurs problèmes
Ben y a rien dire, y a rien à faire pour eux
Ce sont des gens qui s'aiment

Et moi j'te connais à peine
Mais ce serait une veine
Qu'on s'en aille un peu comme eux
On pourrait se faire sans que ça gène
De la place pour deux
Mais si ça ne vaut pas la peine
Que j'y revienne
Il faut me le dire au fond des yeux
Quelque soit le temps que ça prenne
Quelque soit l'enjeu
Je veux être un homme heureux


Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-ils toujours un peu rebelles
Ils ont un monde à eux
Que rien oblige à ressembler à ceux
Qu'on nous donne en modèle
Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-ils toujours un peu cruels
Quand ils vous parlent d'eux
Y a quelque chose qui vous éloigne un peu
Ce sont des choses humaines

Et moi j'te connais à peine
Mais ce serait une veine
Qu'on s'en aille un peu comme eux
On pourrait se faire sans que ça gène
De la place pour deux
Mais si ça ne vaut pas la peine
Que j'y revienne
Il faut me le dire au fond des yeux
Quelque soit le temps que ça prenne
Quelque soit l'enjeu
Je veux être un homme heureux

W. Sheller

Boire à la source

Voilà l'été


Les Négresses vertes - Voilà l'été (1989)

A l'heure du politiquement correct, il ne faut plus dire "tu pues "
mais "t'as mangé chinois ?"

P. Timsit

lundi 20 juin 2011

Le vieil homme et l'amer

Attends, ne pars pas. Laisse moi te raconter cette histoire, la dernière. Après, tu pourras t'en aller. Puisque tu le veux, c'est ainsi. Cette nuit, je me suis réveillé, il était là, à mes cotés. Ce vieux Monsieur, au pardessus trempé, au vieux chapeau usé, par les longues années qu'il avait enduré. Assis sur nos fauteuils d'osiers, sur cette terrasse. Il regardait la pluie tomber, face à l'océan, il ne bougeait pas. Je n'avais pas entendu le déluge s'abattre sous l'immense véranda qui nous protégeait, j'avais surement trop bu. Son breuvage local, d'une violence rare, avait eu raison de moi et je m'étais absenté quelques heures, je crois. Ou quelques minutes, je ne sais plus trop. Il s'est alors tourné vers moi, et me versa un autre verre. Puis il s'est approché, lentement, et m'a murmuré à l'oreille : "je vais te raconter mon histoire". Alors il se mit à me parler de la beauté cachée, celle qu'on enfouit dans nos esprits, pour ne jamais l'avouer. D'un visage chéri, qui n'a jamais su pardonner, et de l'horreur sordide qui prend la place. Il divaguait sérieusement. Mais il était passionnant, par sa puissance et sa présence. Je crois qu'à ce moment là, il était en transe, et je comprenais ses souffrances. Il était minuit, une nuit d'été. Comme dans un rêve éveillé. Il m'a dit avoir aimé. Il y a trente ans. Mais qu'il avait du se taire pour ne pas la faire soufrir, qu'elle avait besoin d'air pour se reconstruire. Sans lui. Il nous servit un autre verre, de son alcool amoral. L'hôtel était fermé depuis longtemps. Nous restions seuls, à regarder la pluie tomber. Il fallait que je parte pisser, même sous la pluie. Tant pis, j'y vais. Quand je suis revenu, trempé, le vieux monsieur était affaissé sur le fauteuil d'osier. Il était mort. En ayant emporté son secret.

Je l'ai regardé, j'ai remis son Stetson qui était tombé de sa tête, puis j'ai pleuré, la tête basse. Car son histoire, c'est celle que je vivais. Il était plus de minuit, et je venais de comprendre. En relevant la tête, les yeux pleins de larmes, le vieux Monsieur avait disparu.

Farangtom

(Photo Calvin Russell)

Angus and Julia Stone - For you

Apprendre à partir


Si je me tais, tu vois finalement
Que je ne te prends plus la main
Tu observeras mon amour, de loin
Et si c'était comme avant ?

Si tu m'aimes de tout ton coeur
La lune rousse sera à l'heure

Si je pars, tu vois, doucement
Que je disparais dans ton destin
Regarderas-tu ma flamme, enfin
Bruler pour toi, si souvent ?

Si tu m'aimes de tout ton coeur
Nos étoiles n'auront plus peur

Te dire ce que tu sais
Tu le sais déjà
Mais te dire ou je vais
Je ne sais pas

Si tu m'aimes, vraiment de tout ton coeur
Les vents chauds éteindrons ma douleur

Farangtom

La femme de ma vie

Qui m'a volé les pièces du puzzle ?...

Médusé

dimanche 19 juin 2011

Finalement (remastérisé)

Je veux vider mon corps de ce que je peux écrire sur une histoire d'amour. Je n'ai pas fini, comme un sacerdoce, pour crever l'abcès, après tout, je n'en écris que mieux. Il ne m'aimait pas, je le sais, il le fait croire, j'étais une bouée de sauvetage pour lui, rien de plus, parce que je suis tout ce qu'il ne croisera jamais plus, une femme sensible, avec plein de facettes, amoureuse, mais sauvage, tendre mais rebelle, intelligente mais fragile, cultivée mais provocatrice, avec le verbe facile, et le coeur léger. C'est tentant, pour un homme, faut-il pouvoir garder une femme comme celle-là, même dans son lit. Alors, je suis partie. Mais voilà... Je me suis prise à l'aimer. Et quand j'aime, j'exprime tout ce que je veux donner. Mes exigences sont peut-être à revoir à la baisse. Et lui, à la hausse, parce que ses femmes semblent bien près des pâquerettes, faciles à cueillir, j'en conviens. Comme quoi, une érection a le mérite de simplifier la vie d'un homme, parfois. Sans que cet homme n'y trouve rien à redire. Je ne mange que du poulet fermier, moi, c'est un choix de vie, ça aussi.
Je travaille beaucoup tu sais, j'ai plein de choses à écrire, je dois bosser pour publier des nouvelles, je t'expliquerai. Une absente. Je dois écrire encore plus, et corriger les précédentes, je ne sais plus où trouver le temps. Et je ne pense qu'à lui. Il aurait pu m'aider. J'ai tant de choses à écrire encore, c'est terrible. Mais là, je suis trop crevée, trop de chagrin, et mon boulot, mon enfant, je peux pas tout gérer toute seule, il faut que je pose mes valises... Ou ? Je ne sais pas encore. Si il avait été là, au bon moment. Ou un autre. Il faudra bien. Tout passe, finalement. M.a.i.s. dans la douleur.

You'll Never know


Imany & Soul Kitchen

Sortie du 1er album en mai 2011.

La pelle à témoin

Le temps n'est plus au regret
Tu viens d'y mettre un décret
A appliquer
Tu m'as juste fourni la pelle
Lors de mes derniers appels

Alors, tu vois je creuse
Une fin de vie fiévreuse
A enterrer
Allée 8, la place est belle
Pour un rêveur, doux rebelle

Tu as besoin de simplicité
Je cherchais notre félicité
A embrasser
Mais le champs est si vaste
Que je creuse aussi ta place

Mais lui, lui,
Ce triste bouffeur de solitude
Requin, guettant sa proie
Il aura son pilori
Ayant détruit notre servitude
Tu avais besoin de toit

Mais certainement pas de moi
Les requins ne sont pas loins
Hélas, dans ces moments-là
En prédateurs, ils ont si faim

De toit

Farangtom

Fondre la glace

Une autre page de tournée
Dommage pour cette journée
Fais fondre ta glace
J'ai perdu ma place

Fais fondre ta glace
C'est moi qui suis tombé
En pleine face
Que faut-il que je fasse
Si t'as plus rien à donner
Plus de son à sonner

Comme une vieille dame
Qui n'a plus de charme
Je viens à toi, je viens vers toi
Comme une vieille dame
Qui n'a plus de charme
Je viens vers toi
Je viens, mais t'es plus là

Fais moi un signe
Ton silence me bannit
Je ne t'entends plus
Où es-tu, j'en peux plus
Je ne t'entends plus, où es-tu ?

Tu vois, ma souffrance
Aujourd'hui révélée
N'a de goût que l'espérance
Qu'on devait s'apporter

Une autre page de tournée
Dommage pour cette journée
Fais fondre ta glace
J'ai perdu ma place

Harmonium & Farangtom

Jimmy - Moriarty

samedi 18 juin 2011

Hisser haut

Thailande, Décembre 2009

Les jumelles

"Qu'est-ce que tu bois, toi ?".
"Comme toi."
"Alors, on trinque."

Photomontage Farangtom

Le joyau solitaire

Anodine précision

vendredi 17 juin 2011

Denis

Vas-y mon pote, chambre-moi, moque-toi de moi. Toi tu t'es barré de ce monde, et je t'envoie cette petite perle. Toi qui voulait sauver la planête, comme moi, c'est elle qui t'as tué, en mission océanographique. On est bien con, au final. On aurait mieux fait d'en profiter, toi avec les mecs, et moi avec.. J'aurais tenu la chandelle !! En bon rabatteur de merlus, que j'étais.

Au lieu de celà, je te pleure comme un enfant, toi, mon ami. Qui en était si malheureux, de préférer  tenir un phallus d'homme qu'une paire d'Aphrodite. Mon ami, mon amour, je te le dis tout de suite. J'ai pas été assez bon rabatteur. Mais je t'ai fait crever l'abcès. Sous ta carie. Au moment où les antibiotiques ne faisaient plus d'effet, mon filou, tu es parti. Salope de vague.

Je t'aime, mon Denis. Je ne t'oublierai pas. Pas un gentil gars comme toi. J'ai pas fini de t'emmerder.

Merci, P'tit Tiag. Je suis bien, là-haut. T'inquiète pas. Tu ne m'oublie jamais, ça me suffit. Ne me pleure pas trop. Vis.

Le réseau s'enfile

Range-gardien


J'ai toujours su que j'avais une bonne étoile sous les yeux. Quelqu'un qui me protège, ou une destinée unique, j'en ai donc toujours tiré parti, ne serait-ce qu'en transmettant mes ondes positives. Ma fée me disait toujours que je parlais des gens en disant "Tu verras, il est gentil. J'aime vraiment bien tes amis, on sent qu'ils sont gentils. Tu vois, le monde est beau, puisqu'on ne fréquente que des personnes gentilles".  Elle en riait, et moi avec. Puis elle est partie. Je l'ai stupidement abandonné. Alors j'ai douté de ma bonne étoile, vraiment. Je pensais à une supercherie du destin, une arnaque solaire, universelle. C'est toujours à ce moment la que la destinée m'étonne. Que le range-gardien de sa vie apparaît. Toujours pareil. Il te récupère dans le caniveau, crois en ce que tu es, te relève, s'investit. Quel honneur, quelle reconnaissance de sa personne. Jusqu'au jour suprême où je vois enfin son visage radieux, féérique. Et je suis rassuré, enfin. Cette étoile, ce range-gardien de ma vie, est venu me relever, car elle est aussi belle que je le pensais. Elle me ressemble, en fait.


Bruxelles


Dick Annegarn - Bruxelles (1974)

Fortuite

jeudi 16 juin 2011

Srebrenica (part II)

Et puis un jour, très tôt le matin, ils sont venus me chercher. Je n'ai rien pu faire, ils étaient déjà tous dans ma chambre, armés jusqu'aux dents. Quelques minutes après je sortais de ma maison de Zlven, dans laquelle je m'étais réfugié au début de l'année. Menottes aux poignets. Ma cavale aura duré dix ans. J'en étais sur. Les gens de ce village ont fini par me balancer. Dans le fourgon blindé qui me mène à la prison, je revois ces années passées aux cotés de Ratko Mladic, notre chef des armées.

Srebrenica, 1995. Alors que Sarajevo résistait toujours à notre siège depuis deux ans, mon unité venait d'être transférée vers l'enclave de Srebrenica, où notre efficacité de snipers était plus utile. Nos blindés avaient poussé la grande partie des habitants sur les routes, rendant nos proies faciles à massacrer. Les consignes adressées à mes hommes étaient simples. Il n'y en avait pas. Sinon qu'il nous fallait abattre le maximum de fuyards, sans se faire repérer par les casques bleus. Ces derniers, peu nombreux, organisaient les évacuations dans une désorganisation manifeste.

Ce matin nous nous étions positionnés sur les versants ouest des collines de Srebrenica. Le soleil déjà haut et lumineux rendait nos opérations beaucoup plus faciles. Eblouis, perchés sur leurs chars, les impuissants casques bleus tentaient de nous repérer.  Positionnés à 100 m de distance les uns des autres, à bonne distance du convoi qui s'étirait avec lenteur sur la route, nous abattions les musulmans à intervalles réguliers. Tuant chacun notre tour. J'observais le Major positionné dans le char de queue du cortège funéraire donner des consignes à ses hommes, nous chercher aux jumelles sur la colline, embarquer quelques retardataires sur les flancs de son char. Je vis alors cette jeune femme se positionner sur le coté gauche de son char, exactement dans mon axe de tir. Immédiatement, j'arme mon MK IV et la mets en joue.

La balle lui fit exploser la tête et son corps roula sur la route. Devant la panique apparente du Major, désespéré, qui se retournait en criant pour demander qu'on évacue son corps de la route, j'en profitais pour abattre les deux autres musulmans montés sur son char. Puis, comme après chaque tir, je m'allongeais dans les fourrés, pour ne pas être repéré.

Srebrenica

Srebrenica. 1995. Nous venions d'une pauvre banlieue de Liverpool. John avait dû annuler son mariage pour cette mission. Il était devenu le Lieutenant Fowley. C'était mon meilleur ami. J'avais pris la tête de cette Division, chargée d'assurer la sécurité des civils dans une petite zone, en secteur bosniaque. Autour de Srebrenica. Vous connaissez ? Moi, je ne connaissais pas du tout. J'avais 24 ans, quand l'ONU me confia cette mission. Mes soldats et compatriotes avaient tous mon âge, ou presque. Ce que nous avons vu, à 2 000 km de Londres, nous aura marqué, à jamais.

Notre mission n'était que pacifique. Nous avions reçu l'ordre de ne jamais tirer sur les forces militaires serbes, sauf si cette force menaçait nos propres vies. Les serbes le savaient et ils se gardaient bien de nous menacer. D'ailleurs, ils étaient bien plus occupés à massacrer les bosniaques, sous nos yeux. Impuissants. Nous disposions de trois chars, et nous étions une vingtaine, pour couvrir ce grand territoire qui s'étend bien au delà de la ville de Srebrenica.


Tout n'était que ruines, désordre, pillages et massacres. Mes hommes étaient à bout. Ne rien pouvoir faire nous détruisait. C'est à ce moment que j'ai rencontré Alec. Elle fuyait avec des dizaines de personnes sous la pression des hommes de Mladic, le tortionnaire, comme on l'appelait. Je suis tombé fou amoureux d'elle, au premier regard. Je la fis monter sur le rebord du char, avec quelques autres personnes, et la fit s'asseoir sur la gauche. Elle me regardait donner des ordres et protéger la file de gens qui marchait le long de la route. Dérisoires chars d'assaut, s'il n'y a aucun assaut à donner. Sauf à se faire tirer comme des lapins. A chaque instant, un sniper pouvait atteindre l'un deux. Certains tombaient d'ailleurs, sous des tirs précis. Nous ne pouvions distinguer l'endroit où se trouvait les snipers. Ils visaient bien, les salauds. Avec Alec, nous n'échangions que des regards, mais qui en disaient beaucoup sur ce que pourrait être l'amour, quand tout ceci finira. Je lui souriais, pour la rassurer.

La balle du sniper lui fit exploser la tête, sous mes yeux. J'ai hurlé devant mes hommes, mais je n'ai rien pu faire. Je devais protéger la file qui fuyait l'ennemi. Je la regardais s'éloigner, gisante par terre dans une mare de sang, tandis que mon char avançait. Deux hommes ramassaient son corps pour le déposer dans le fossé, avant de reprendre leur marche. Je crois que je suis mort une fois, ce jour-là.

A 24 ans. Il m'aura fallu dix ans pour aimer à nouveau quelqu'un, sans que le visage d'Alec ne hante mes nuits. Aujourd'hui, je suis papa d'une petite fille, à Liverpool. Elle s'appelle Alec.

Farangtom


Oeil pour oeil

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Photo-montage Farangtom

mercredi 15 juin 2011

le 17

Salut mon ami,
La date arrive bientôt, et tu sais bien que je n'aime pas trop les célébrations au jour J, alors je t'envoie un petit coucou, au jour G. Pas le point G, je te vois déjà venir, toi. Non, le jour, la veille ou presque. J'aime bien être en avance tu le sais. Comme chaque jour ou presque, j'ai une pensée pour toi. 4 ans, déjà. Que tu nous a volé ta présence. T'es un vrai filou. Mais tu sais bien que je te taquine, je ne peux pas t'en vouloir. Puisque tu me garde une place sur ton nuage, là-haut. Pour une concession longue durée. parce que j'ai l'intention de rester un peu en bas. Enfin... Il le faut, on m'a dit.

P'tit Tiag. J'ai tout le temps là-haut.  Je veille sur toi, et tu fais pas mal de conneries, comme toujours. Tu changes peu, en fait. Tu vas trop vite, elle ne pouvait pas te suivre, cette jolie fée.

Ben t'as vu, je l'aimais, j'ai pas menti.


Non, tu n'as pas menti. T'as juste déconné.

Alors garde-moi la place. Je renouvelle la concession. Si j'ai besoin d'un pied à terre en urgence, comme quand on était jeune...
Je t'aime, mon ami. Tu manques à tout le monde, ici. Et à moi, en particulier.... Trop.

La fleur sur le toit


Flower by Kenzo - Musique The Wanderer


Lika Minamoto

La picole du dimanche..

... quand le récipient est vide

Farangtom

L'usure paie

Je suis un complément d'objet direct. Pourquoi le taire?
Vous piochez mes textes, cherchant votre ferme amant
Je ne cherche rien, au contraire, pas même le firmament

Je suis un complément d'objet direct. Pourquoi le faire?
Jamais je n'usurpe l'autre, encore moins ses sentiments
Même si je devais en pleurer, avant vos ressentiments

Libérez moi, et dites non
Ou bien, je suis trop con

Farangtom

(écrit quelque part, vers Mars 2011. Comme la chaussette retrouvée sous le lit, et qui pue encore)

Du sable dans la bouche

Publié le 25/02/2011

En conscience, je l'ai promis à quelqu'un, je vais donc le faire. Tu verras, je ne vais pas me foutre de ta gueule. Tu voulais que je remue, les consciences, les egos de chacun ? Allez, J'ai un peu de temps devant moi.  Laisse moi le temps de poser mes mots. Et on va tous en reprendre.

Du sable dans la bouche.

Il faudra un bon porteur d'eau, pour se les rincer, les voies buccales.
Les autres voies, je les laisse à mon ami Gainsbourg, ou à Frison-Roche.
Ils savaient mieux faire que moi. Mais je resterai bon élève.

Oui, c'est moi sur la photo. Normal, tu l'as prise.
Tu as bien cadré le personnage.

Un clown blanc.

Quand l'heureux cueille

On m'a dit de ranger ma chambre, alors je le fais. C'est vrai qu'il y a un sacré bazar. Je n'en reviens pas. J'ai vraiment laissé dériver le cours du fleuve. Je ne suis pas un garçon soigné, en fait. Je pose les choses, quand j'ai fini de les utiliser, comme de les écrire. Je viens de trouver une chaussette sous mon lit. Ainsi qu'un vieux poême. Je ne me souvenais plus l'avoir écrit. En le lisant à nouveau, je me prends à l'aimer comme avant. Décidément, il y a besoin de trier. Je sais à peine par où commencer. Heureusement, mon range-gardien veille.

Elle me rassure, moi qui doute toujours quand j'écris. Du comment. Du pour qui. Du pourquoi.

Farangtom

SMS : Sois Moins Sérieuse

Dis, tu m'achètes un "sans-fil" ?

Je veux du soleil

Si l'amour rend aveugle, alors j'aurais voulu qu'on me crève les yeux. Je ne l'aurais donc pas vu. Elle n'a pas du s'asseoir à ma terrasse, sinon, elle m'aurait plu, je pense. Elle est si belle.

Rêve d'amour


Photo & montage Farangtom - Juin 2011

mardi 14 juin 2011

Lit de camps


Je suis méfiant, méchiant, attachiant, touchiant aussi, parfois.
Une vraie personne... alitée

Farangtom

My name is Line, Vase Line

Suspend ton vol

Fée d'hiver (ou la mauvaise reconversion)


Un chien qui pisse, sur son collant déchiré
Le froid qui tisse, sur son visage trop fardé
Quelques grimaces, aux senteurs amidonnées
Elle se déplace, la démarche mal assurée
Trop de sévices, cette catin désabusée
Soudain dévisse, et s'écroule sur la chaussée

Sa vieille carcasse, se ramasse péniblement
La triste garce, se demande encore comment
S'offrir aux vices, de ces phallus infamants
Dans son pubis, s'enchaine tout un régiment
Et dans ses fesses, leur quai de débarquement
Pour leur ivresse, leur recherche du firmament

Tant de détresse, dans cette vie déchirée
Pays de l'est, qu'elle voulait tant oublier
Et ils en jouissent, entre ses cuisses maculées
Alors ils glissent, quelques vieux billets froissés
Puis le temps passe, et ses collants abimés
Sentent la vinasse, de ces furieux affamés

Tant de richesses, qu'elle aurait voulu s'offrir
Pour des promesses, d'un idéal à venir
Aveu de faiblesse, elle ne pensait pas finir
Offrant ses fesses, dans lesquelles son avenir
Soudain s'efface, laissant présager le pire
Pauvre blondasse, qui finit par en vomir


La pluie qui passe, sur le trottoir déserté
La nuit enlace, le corps d'une désespérée
Enfin elle glisse, pour ne plus se relever
Le chien qui pisse, sur son collant déchiré
Le froid qui glace, le pavé de la chaussée

Sa pauvre carcasse, gisant là, inanimée

Le drap qui plisse, cache son corps à jamais
Dernier caprice, d'un destin abandonné
Par la police, portant le corps retrouvé
La vieille actrice, aujourd'hui s'en est allée
Quittant coulisses, qu'elle avait tant fréquenté
Tant de supplices, emportant sa dignité

Farangtom





Astor Piazzolla - Libertango

(Publié en février 2011)

Une vieille histoire corse

Un corse et son ami entrent dans un bar pour prendre un verre. Au comptoir ils aperçoivent un anglais qui boit une bière pression tranquillement. Le corse s'approche de lui et lui met une violente claque dans la gueule. Son ami l'éloigne et lui demande :

"Mais ça va pas, il ne t'as rien fait qu'est-ce qu'il t'arrive ??..."
 "Ben, c'est un anglais, tu te rends compte qu'ils ont tué Napoléon ?"

"Mais c'était il y a plus de deux-cent ans, tout ça"
"Ah bon ? Excuse-moi, alors, mais je viens juste de l'apprendre"

lundi 13 juin 2011

School

School  - Supertramp

Les poches cousues

Comme tu me l'as dis, la vie continue. Et c'est peut-être mieux ainsi. J'ai compris surement trop tard que tu étais la femme que j'aimais, et avec qui j'aurais dû vivre cette histoire d'amour, pour nos enfants. La vie aurait été ponctuée d'étoiles, vivantes, énergiques, une vie riche de toutes ces idées qui fourmillent en moi, qui peuvent animer et remplir le coeur d'une femme. Tu le sais très bien. Je ne pense pas avoir un ego surdimensionné, quoique, mais tu connais mieux que bien d'autres la puissance de ce que je suis, et ce que je peux apporter. Je regrette vraiment que tu ne saisisses pas notre deuxième chance. Quoique tu dises, je sais que ta nouvelle rencontre est une pseudo-amitié mal définie, de longue date, qu'il attendait la place chaude. Je n'aime pas cette forme de prédation. Il n'y a aucun courage là-dedans. C'est une rencontre que je qualifierais de "par défaut", et cette idée m'insupporte. Je sais aussi que tu ne retrouveras pas un homme comme moi, pardon, pour une fois, de me jeter les fleurs à la figure.
Je vais reprendre ma route, sans toi ni L., je vais continuer d'écrire. Si je n'oublie pas ton adresse entre-temps, tu auras un jour dans ta boite à lettre, une surprise. Peut-être même quelques larmes, en lisant. Qui sait. Tu vois, j'écris rarement aussi longuement à quelqu'un. Je viens d'apprendre à aimer. Je ne m'en croyais plus capable. J'en garde une douloureuse arête coincée au fond de la gorge. On ne guérit jamais vraiment d'un chagrin d'amour, on le porte, on le supporte, et bien des années plus tard, on commence à le diluer dans sa mémoire. Mais on ne l'oublie pas. J'espère que tu tiens la bonne personne dans tes filets, tu n'en es pas à ton premier essai, je crois. Non ? Permets-moi, en ayant lu tes SMS à son sujet, d'en douter. Sinon tout ça aura été un vrai gâchis.
Hier, j'étais invité par une voisine, une amie qui voulait me sortir de mon marasme. Elle recevait des amis pour une soirée dansante et sacrément Rock and Roll. J'y allais à reculons, avec tes larmes accrochés à ma chemise. Et tu vois, j'ai rencontré une jolie femme, blonde, mince et adorable, pleine de vie, de danse et de sourires. On est tombé dans les bras l'un de l'autre, aidé par mon amie, certes. Je ne pense pas à l'avenir, mais sous ses baisers, dans ses bras, j'ai repris le goût de la vie, l'envie de serrer et d'aimer. Ce que je n'avais jamais su faire auparavant, avec toi. Et l'odeur du jasmin est revenu. Ce n'est peut-être pas elle qui partagera ma vie, mais j'ai enfin pu me regarder dans la glace ce matin, et écouter les oiseaux.
Je t'ai fait du mal. Tu viens de me rendre la monnaie. Mais moi je ne savais pas que je n'avais pas de poches.

Farangtom

Le présentateur "t'es laid"

Le jeu de cartes


Tom
Je pense effectivement que certaines destinées sont prévisibles et programmées dans certains berceaux. Mais il ne s'agit à mon avis que d'une minorité de cas exceptionnels. La destinée de la grande majorité des êtres est régie, selon moi, par des hasards, favorables ou néfastes, par des cartes bonnes ou mauvaises qui sont distribuées à chacun, d'un bout à l'autre de notre vie. Pour prendre ton exemple. Penses-tu que ton jeu de carte a tous les éléments extérieurs, imprévisibles, qui peuvent saccager ou simplement dévier la route de l'écrivain pour arriver à tes fins. Dans ton écrin tu ne crains rien, mais penses-tu à tous les éléments extérieurs, imprévisibles qui peuvent détruire ou simplement devier ta route. Une maladie, un accident, un deuil, une révolution, un coup de"foutre", un coup de chance ou de malchance, un coup de tête, un coup de coeur ou un simple coup de téléphone. Penses tu que les aspirations ne changent pas au fil du temps ?
Rappelle-toi de l'enfant que tu étais et de l'homme que tu es devenu. Toi TOM qui était personne, tu n'en avais pas le moindre doute, que tu serais ce que tu es devenu. Vivant dans ta bulle de Neverland, communiquant à travers le monde et mourant devant tes "romans" qui reflètent l'image d un homme (que je nommerai Personne) à travers ton univers. Tu t'en souviens sans le moindre regret d'ailleurs. Dès que tu as mis les pieds dans cette atmosphère, tu étais déjà dans une autre ère à des milliers d'année lumière, le hasard t'a conduit à cette lumière, sur des chemins qui te guident , vers des directions qui te conduiront à la destruction Alors fait attention.


Tu vois, on ne devient pas forcement le héros que l'on souhaite être, à travers des textes mais l'homme qui survit. Parfois, on rêve au dessus de ses moyens, parfois au dessous, parfois on est le gagnant d'un concours de circonstance, parfois le perdant. Tout dépend du jeu de cartes qui nous est distribué dans notre berceau.


France

Alter ego

Je ne te remercierai jamais assez. Mon alter ego. Ce serait donc toi? Quelle claque j'ai pris dans la figure, gràce à toi. J'ai eu soudain l'impression de découvrir une femme, une soeur et sa meilleure amie de fac, de 17 ans. Tout ça en une fois. Permets moi de marquer le cou, ou le coup, je ne sais plus... A bon escient, dans tous les cas. Tu vois, cela tient à peu de choses. Comme quoi, quand on sombre, il faut descendre encore plus bas, chercher le fond. Et tu te cachais tout en bas ? T'aurais vraiment du le dire avant. Nous nous rencontrons juste à la seconde où je ne t'attendais plus.

On dit que le bonheur est au coin de la rue. De ta rue, oui ! Et tout près de moi, en plus. Pourquoi te cachais-tu, avant ? Tu m'as manqué. Mais je te dit merci, encore. Dire que j'étais prêt à aller te chercher jusqu'au bout du monde, tu étais juste à coté de moi. Il suffisait d'ouvrir les yeux. Et d'avoir touché le fond, pour te trouver.

Le théorème

Mon amour. Tu ne peux pas savoir à quel point je t'aime. On s'est perdu, on s'est cherché, tout au long de notre vie. S'est-on trouvé au moins une fois sur le même chemin ? Je ne sais pas. On s'est peut-être croisé, effleuré, au détour d'une rue, d'un message, d'un petit mot de bienséance. Aujourd'hui mes poumons brûlent de ne pouvoir te dire à quel point je te veux, je voudrais te soulever de terre, t'emporter au dessus des nuages. Mon sang pleure chaque jour un peu plus, et puis se fige. Ne pas pouvoir vibrer en toi m'est insupportable. J'ai toujours voulu aimer, donner tout de moi-même.  J'avance tel un aveugle, et ma canne ne frappe que des lampadaires. Pas facile de te trouver, dans cette obscurité. Aide-moi, prends ma main, s'il te plait. Enfant, je voulais sauver l'humanité entière. J'ai déjà du mal à sauver mon âme. Serre-moi dans tes bras, je t'en prie. J'ai tellement envie. Tu sais, en pensant à toi, l'autre soir, au bord de la rivière, j'ai fermé les yeux, et j'ai pleuré. J'ai rêvé qu'un jour tu viendrais m'enlacer. Ce jour-là seulement, j'ouvrirai à nouveau mes yeux. Même si j'ai peur du soleil, maintenant.

J'ai mal.
Car je ne sais toujours pas qui tu es.
Personne, je commence à le penser.
Personne, oui, un joli théorème.
Juste pour te dire que je t'aime.

Double V

L'oeuf au plat

dimanche 12 juin 2011

Oraison

Tu sais, j'ai cherché à écrire ce que je n'ai jamais su dire.
Je n'y suis pas encore arrivé. Mais je trouverai les mots.
Alors, ce jour-là, on pourra s'asseoir, au bord de l'eau.

Et pleurer. Ensemble.

Qu'il est bon de pleurer, parfois.
Tu m'aimeras vraiment, tu crois ?
Allez, prends moi dans tes bras.
Je suis toujours avec toi, tu vois.

Farangtom

Pour sansan... Au risque d'en décevoir, mais c'est un sujet de famille. Et on ne touche pas à la famille, non ?

Rediffusion de mars 2011.
Je n'ai cessé de faire des appels du pied, qu'elle n'a pas voulu prendre

Avoir peur, avoir envie


Calogero

C'est pas très loin de la ville
C'est pas plus grand qu'un coeur tranquille
C'est nos racines

Vouloir toujours cacher aux autres ses failles
Avoir l'envie que quelqu'un d'autre s'en aille
Avoir peur de revenir
Avoir peur de devenir

On peut s'aimer, se désaimer,
On ne ressemble qu'à ce qu'on fait
On peut rêver, se réveiller,
On est semblable à ce qu'on est

Tous les soleils des mois d'août
Le manque de ce qui fait ce qu'on est
L'absence de tout
L'absence de nous

Vouloir toujours cacher aux autres ses failles
Avoir l'envie que quelqu'un d'autre s'en aille
Avoir peur de revenir
Avoir peur de devenir

On peut s'aimer, se désaimer
On ne ressemble ... qu'à ce qu'on fait
On peut rêver, se réveiller
On est semblable à ce qu'on est ...

Calogero

Pour toi. Puisque le coeur a sa mémoire. Tom

Cyclopéenne Saturne

samedi 11 juin 2011

Des pieds et des mains

Tout le monde est là, au complet.

La place de parking

Laisse tomber Ninae,
Je lui ai envoyé mille messages. elle ne répond plus. c'est donc qu'elle ne m'aimait pas. J'y ai cru mais elle a menti. Elle a rencontré un autre qui attendait que la place soit libre. A Paris les places de parkings sont convoitées. Il a pris la mienne, quand je suis parti, avec un meilleur abonnement, je pense. Il y en a qui sont moins exigeants, quand ils ont une nana, pour pas cher. Tu vois, elle ne m'aime pas. Elle voulait juste ne pas être seule. Elle aurait pris un SDF, c'était pareil. Moi, je suis triste. Elle va rater sa vie. Elle ne le sait pas encore. Pour un mec qui la prend, pour son propre plaisir. Elle se fait tamponner en zone bleue. Parfois, ça suffit aux gens, pour être en règle avec la maréchaussée. Triste citoyenneté.