mardi 31 mai 2011

Quand la tubercule ose

Tu vois, mon petit blog, ma petite sansan, je savais qu'on passerait un jour la barre des cents visiteurs en une journée... Quelle poilade, à en rire, tu te souviens, il y a presque un an ? Il fallait peut-être recevoir ce putain de courrier aujourd'hui, comme pour faire contre-pied à la vie. J'aime ce que je n'aime pas. Et vice vers ça. C'est pour cela qu'elle est belle, la vie. Quand on dévie le cours du fleuve. Mixomatose, tuberculose, sijeveujose, toxoplasmose. C'est quoi, déjà, ce qu'ils ont écrit dans leur courrier ? J'en ai cassé mes lunettes. Je te jure, dans le doute, je ne mangerai plus de carottes ni de salades. Et tout ce qui porte le nom de tubercule. Fais chier, quand même. Je croyais qu'elle n'existait plus cette saloperie, pardon, cette maladie. Pas au moment de l'Award de la centième, merde.. J'avais prévu un super discours.

PS : Allez, j'y vais quand même de mon discours, je suis devant le pus..pitre, que je suis. Un grand merci à tous les bloggers Thaîs qui sont dans mes liens, sans qui je n'aurai jamais commencé ce blog en revenant de Nantes... Non, pardon je me gourre de fiches, en revenant de ce si beau pays, la Thaïlande. Olivier, Alain, Philippe, Serge. Du pur prénom Thaï... Auxquels je rajouterai Nim (sans rancune), Pen, Noom, Khem, Jack,  Mam et Lek.

Merci spécial à Balmatienne, mon oeil depuis plus longtemps que tout le monde, Na (disent les Thaïs) ! Une "absente", hélas...Jamais là pour la remise des prix, m'étonne pas d'elle, tiens  !..;-)

Et merci à tous ceux qui ont cru en moi depuis le début (rire... un vrai discours de campagne, là...ou de happy-end...) : 

Ma maman, Sansan, Raymond Domenech (arfff, qui a écrit mon discours..?? Trop tard, j'enchaine..), Kim, les six loups, Quisas, "The" France, BB King, A.Spaggiari, mon pote à la Santé (la prison, pas le bistrot) , JYH, DSK, Ninae, la jaune2 (doux vent du sud), Momo, Flo, B.Delanoe maire de P.... (village gaulois), ma chtite soeur (t'es où d'ailleurs, toi?), mon frère (je n'en ai pas, donc il se reconnaitra), la puce de Bali,  les têtes raides, Co(que)luche...

Mes potes du Mossad (je m'assure une tranquilité, au cas où), Hamed (ami palestinien, d'où le remerciement précédent), Patricia, Falcon du Québec, Marion et son Teich qui me touche, Maxime (allez-y voir), et enfin, enfin.... Je remercie Personne, pour être quelqu'un... de bien. Et aussi ma fée, j'allais l'oublier, celle pour qui j'ai tout fée, parce que j''étoufée.

Je vous salue bien bas, Mesdames et Mesdames. Le clown se retire dans sa caravane. Si celle-ci passe devant chez vous, laissez les chiens aboyer. C'est leur façon d'applaudir.

Decognitom

Certains

Certains meurent
Le regard au coeur tendre
Dans les bras de mamans
Qui n'ont pas su entendre
Les cris de leurs enfants

Certains pleurent
Avec des mains qui tremblent
Leurs âmes repenties
De n'avoir pu vivre ensemble
Des amours consentis

Et moi je rêve
D'un monde romance et flower
Tout ne serait que sourire
On se dirait toujours forever
Mais tu as raison, je délire

Certains meurent
Sans avoir connu les peurs
D'une vie abandonnée
Quand soudain la stupeur
D'une mort programmée

Certains pleurent
Des coeurs qui se rassemblent
Pour une même déchirure
Ces souffrances se ressemblent
Formant une seule parure

Et moi j'en crêve
De n'avoir jamais su me taire
D'avoir fait tourné ce manège
Mais la vie n'est que mystère
Tu vois, c'est l'été, et il neige

Dans nos coeurs

Farangtom

22 ans


The Two - I'm 22 (2010)

On reparlera de ce groupe. Croyez-moi. Ils n'en sont qu'au début.

Coup sur coup

Gainsbourg aurait-il dit :

Si je crois au coup de foudre ? Non, mais au coup de foutre, oui

Réponse : si c'est non, alors elle est de moi, mais elle lui irait si bien que je la lui donne, bien volontiers


Oui

Ta vie est un songe
Oui
Normal,
Tu es une éponge
Oui
Donc tu plonges
Oui
Elle t'aime encore, tu crois ?
Oui
Mais il est trop tard
Oui
Et tu vas batailler
Pour ne pas crever
Oui
Tu porteras seul
Ton sale linceul
Oui
Et tu m'emmerdes
C'est ça ?
Oui
Car tu l'aimes toujours
Oui
Personne
Ne t'enlèveras ça
Ce fut la seule...
Oui
... Qui t'a donné
Tout ça
Oui

Mais de qui parles-tu ?
De ta mère

lundi 30 mai 2011

Autoportrait

On n'est jamais aussi bien servi que par soi-même.

Les embouteillages


San Severino

Le rossignol de Goa


Schubert Quintet in C, D 956 - 2. Adagio . Zagreb International Chamber Music


Je commence à découvrir ce que je ne voulais pas voir. Ce que je ne voulais pas savoir. Nightingale. Moi, le rossignol. Aurai-je donc pris ta place, Bastien ? Voilà maintenant deux mois que je suis à ta recherche en Inde, dans cette immensité si colorée que j'ai découvert, de Bombay à Goa.

Je n'avais guère d'indice pour te trouver, mon ami, à peine l'adresse de cet hôtel, à Goa, au bord de la mer, où je me trouve. Et le contact que tu m'avais envoyé à Paris, dans ta dernière lettre. Saravan, ta petite amie de Bombay. C'est elle qui a insisté pour que je te retrouve. Tu avais bien choisi, en tout cas, elle est d'une beauté et d'une douceur exceptionnelle. Pourquoi l'as tu laissé ? Pourquoi es-tu parti soudainement, sans rien dire ni laisser d'adresse ?

Devant les nombreux étals de textiles, sur la place de Goa, où j'aime déambuler et sentir les odeurs safranées de la rue, je me suis senti si seul. J'ai fini par retrouver la gare, pour reprendre le train qui me ramènerait à Bombay. Mais je n'ai pas pu. Je regardai, presque médusé, tous les gens assis ou allongés dans ce grand hall. Enchevêtrements de couleurs, d'odeurs. De pauvreté, et de splendeur, aussi. Que la pauvreté peut-être belle, parfois, quand elle est digne.

Je ne sais pas ce que tu es devenu, et j'en arrive maintenant à douter de ta propre existence. Bon sang, qu'est-ce qu'il m'arrive ? De retour à l'hotel, surplombant la mer de sa terrasse coloniale, je regarde les vagues et le vent secouer vigoureusement les palmiers de la plage. Il fait presque frais. Je me sens mieux.

Je commence à savoir ce que je ne voulais pas savoir. Tu m'as tendu le plus grand piège de l'existence, mon ami. En partant à ta recherche, je réalise maintenant que je me cherchais. Moi, le rossignol. Tu avais raison, ma place est ici. Je ne retournerai plus à Paris et je n'ai plus besoin de poursuivre ma quête existentielle. Mon périple se termine ici, à Goa. Je ne te reverrai sans doute plus.

Saravan doit me rejoindre dans une semaine. Je crois bien qu'elle m'aime.

Farangtom

Reflets d'eau

dimanche 29 mai 2011

La Direction gêne et râle

Un patron, c'est drôle. C'est à la fois un capitaine d'industrie, et une tricoteuse de canevas, à l'ancienne. Il tricote avec ses chiffres, ses actionnaires, ses effectifs, ses objectifs. Un pilote d'avion parfois. La tricoteuse, aussi, tricote. Avec ses aiguilles, ses pelotes de laine, ses couleurs. Mais elle a un modèle qui est bien défini. Le patron, lui, a un canevas virtuel, organisé dans des fichiers, des projections, économiquement dépendantes. Il ne connait pas l'humain, ou si peu, hélas. Il s'en approche, et c'est suffisant. Alors il reprend la tricoteuse, là où un artisan jouerait de la sulfateuse.  On transfère, on alloue, on stocke, on provisionne, on performe, on désavoue, on avoue aussi. Pas si simple, ma foi, de piloter un avion, avec deux aiguilles à tricoter.

Farangtom

Le hasard

Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous

Paul Eluard

Indecent proposal


John Barry - Preliminary theme


Puisque

Puisque dans tes bras le temps s'évapore
Si les girafes quittent la savane à l'aurore
Embrasse-moi

Puisque je rêvais le plaisir d'une étreinte
De ces sourires dont ton visage se teinte
Emmène-moi

Puisqu'il faut parfois accompagner l'orage
Que ton soleil n'en prenne pas l'ombrage
Ecoute-moi

Puisque sous tes caresses le ciel s'endort
Que mon radeau cherchait un autre port
Regarde-moi

Puisque tu vois, enfin le vent s'est levé
Au petit matin, notre amour consommé
Emporte-moi

Texte & photo Farangtom

Le fauteuil de Marion

Pour remercier Marion de m'avoir envoyé cette photo, que j'ai légèrement retouchée, dans mon esprit bande-dessinée.

Le blog de Marion est ici, allez-vite y prendre un bol d'air, avec des saveurs subtiles du bassin d'Arcachon, et de superbes photos. 

Je me régale toujours en le parcourant, comme une douce promenade matinale, quand le soleil se lève, en pleine nature, et qu'une belle journée s'annonce.

http://ducoteduteich2.wordpress.com/

samedi 28 mai 2011

Faire le Pitch

Le programme à venir en juin (textes) :

- Silver Alisson
- J'ai dit oui !
- Besoin de toit
- Figer le temps
- Le maghreb de canard
- Cartographie sentimentale
- La femme polygame

(et quelques bouts de mon satané roman...)

Promenade communale

Si je remets toutes les rues de ma commune dans le bon ordre, cela peut donner une balade érotico-rurale assez sympathique. DSK pourrait peut-être venir y finir ses jours après ses turpitudes états-uniennes... Je n'invente pas. Suivez le guide...

L'ambiance est glaciale. Passons donc aux préliminaires....

Le partenaire s'annonce... gaillard...

Alors ne boudons pas le plaisir...




Et la rédemption du vil pêcheur...



J'en ai juste 2 à rajouter quand la luminosité me le permettra :

Rue Mondétour
par le
Chemin de la Justice

..et la boucle sera bouclée. Même dans ma commune tranquille, la justice passe et le sexe trépasse !

Farangtom
(2011 - Promenade pédestre)

La politesse

.
Le comble de la politesse, c'est de penser à bien refermer la fenêtre en sautant dans le vide

Incognitom

Nébuleuse

Disciple de Sion

Si vous avez le temps, une petite envie de vomir, arrêtez-vous sur ces toilettes publiques en visitant ce site sioniste :  http://theo-naccache.blogspot.com/2011/04/alexandre-viros-de-la-fnac.html

J'ai demandé immédiatemment sa fermeture pour discrimination raciste et incitation à la haine entre peuples, puni par la loi (en France), tellement ce message ultra-sioniste est abject envers la France, les peuples arabes, les musulmans. J'ai l'impression de lire un nazi parler des juifs, quand il les traite de sous-race, et que le travail n'a pas été achevé. Tous pareils, finalement. Nazisme, sionisme, je cherche encore la différence... Aidez-moi !


Quelques passages de ce blog, si vous n'allez pas plus loin :

... certes, le Hollandais est un nazi antisemite encore pire que le Francais (ces idiots n'y vont que pour prendre de la coke, par contre...)
... c'est grace à lui que j'ai decouvert à quel point l'humour juif est superieur...
... lui, c'est un "soldat de la pensée" mais il a quand meme bien des couilles : s'il croise quelqu'un qui ose critiquer la marche en avant du Grand Israel, il n'hesite jamais à le traiter d'antisemite nazi, et ca, c'est respect !

... Ma copine, elle trouve ca quand meme un peu "too much" de raser des cimetieres musulmans millenaires pour mettre des parkings reservés aux juifs à la place (à Jerusalem-est), mais moi-meme je n'y vois aucun litige, car je rejoins parfaitement (...) Alexandre cité plus haut : après tout, quelle est la valeur d'un musulman ? et surtout, quel legitimité peut-on avoir face au revendications du Peuple Elu, qui a tant souffert par le passé,

Il y a tellement de conneries et de saloperies en 3 ou 4 articles sur 2 jeunes cons, ultra-sionistes racistes et qui se vantent d'être cocainomane, en plus, que j'arrête là. A lire, mais avec un sac plastique à proximité !!

J'ai plutôt l'allure d'un bon aryen, tout à fait blond aux yeux bleus, à faire pâlir un latinos, mais là, je me joins à ce monsieur arabe pour les saluer à notre façon : par une noix d'honneur. !

Tant que ces gens véhiculeront autant de propos infamants, discriminatoires et diffamatoires contre d'autres cultures et peuples, Je me dresserai sur leur chemin. Pacifiquement, avec mes mots. Mes meilleures armes. Contre des idiots ignorants et incultes.

Paris, Texas


Ry Cooder

Le monde vu par ma fille / The world by my daughter

Pas si simple, finalement....

vendredi 27 mai 2011

L'horloge tourne


Mickael Miro

La cuillère d'argent

L'odeur de soufre
Boucher les fuites
Ouvrons nos poitrines
Mon cœur a la même odeur
Il faudrait beaucoup de nerf
Pour retrouver le vieil homme
Laver la boue sur ses chaussures
Dans vos veines, le cri des sirènes
Chanter faux, avec une douzaine
De roses noires, capricieuses,
Dans une chambre hideuse
Du sang sur les mains
Une cuillère d'argent
En baise-mains
.

Brûle, et souffre
Que le temps attende
Nos tours étaient grandes
Bien plus que leurs pouvoirs
Mais vous ne pourriez plus voir
Vous êtes tombés de leur château 
Vous creusez notre sombre royaume
Qu'avez vous fait, soldats de plomb
Du ciel à l'enfer, scander nos noms
Courses effrénées aux hématomes 
Pour le commerce de vos canons
Vous conduisez nos oripeaux
Droit aux égouts d'Airain
Une cuillère d'argent
En baise-mains
.
Farangtom

Surréalisme fractal

La rose et le chapeau

Un jour d'été ensoleillé,
L'homme au chapeau dit à la rose :
Bonjour beauté
Belle vestale
Ce matin encore
De perles de rosée
Brillent tes pétales
Ton parfum délicat
Inonde le chemin.
Mais dis-moi, la rose,
As-tu vu ma bien aimée ?
Nous avions rendez-vous
Au pied de ton rosier.
S'y est-elle arrêtée ?
A t'elle pris le temps
De se laisser bercer
Par ta beauté ?
L'as-tu seulement aperçu ?
Tu ne dis rien, la rose
Tu sais rester discrète
N'osant m'avouer
Qu'elle n'est pas venue
Alors baissant la tête
Il accrocha son chapeau
Et reprit son chemin.
Rose, son unique amour
L'avait déjà oublié
Laissant un grand vide
Un immense chagrin
Elle était vie et bonheur
Mais comme toute fleur
Elle ne lui aura donné
Que son amour de rose
Le temps d'un matin.


Texte Ninae & un peu Farangtom
Photo Farangtom

Merci, Ninae, pour ce joli duo à quatre mains.

La voie lactée

Voilà quelques étoiles....

Photos Farangtom

Le bras de fer

Feu de brousse

jeudi 26 mai 2011

Prémonition

J'ai toujours cru que j'avais des prémonitions, et je viens encore d'en avoir la preuve. Le mois dernier, je parlais de Calvin Russell, guitariste américain méconnu, à mon meilleur ami, et j'apprenais qu'il décédait le lendemain. Aujourd'hui, c'est ton tour, Ratko. Je venais juste d'écrire un texte sur toi et Srebrenica (voir ci-dessous ou ici)...

Et cette fois, c'est pour une bonne nouvelle. Merci !!



Que tous les massacrés bosniaques te bénissent, mon pote. Et maintenant t'es une lopette, il parait... Mon pauvre loulou !  Moi je dis que t'es juste un gros porc, une saleté, un fils d'Hitler, toi dont le père s'est fait tuer par les nazis. Pourtant, Dieu sait que je suis poli, mais face à des salauds comme toi, je n'ai et n'aurai jamais assez de salive... Pas pour l'avaler, mais pour te cracher dessus. Quinze ans que j'attends enfin ce moment. Tu m'as traumatisé, avec ton épuration ethnique. Regarde, ta gueule de porc parle d'elle-même. Tu pues la mort. Comme Jean-Marie, chez nous. Mais lui n'a eu que de petits moyens, en Algérie. C'était un peigne-cul. Et toi, tu en as fais tuer des milliers, des musulmans. Toi tu étais un vrai, oui, un vrai monstre. Toi, Ratko Mladic. Le criminel de guerre.

Je sais maintenant pourquoi les musulmans ne mangent pas de porcs, et pourquoi je n'en mange plus, non plus. Si jamais on tombe sur un morceau de ta cuisse... Beurk. J'aime pas la viande faisandée, ça sent trop mauvais.

L'homme orchestre

Farangtom
(Photo Sansan)

La réincarnation de son vivant

.
Un bon écrivain devrait vivre une vie qu'il n'aime pas.
Pour en inventer d'autres.

Farangtom

Accoustique


.

Photo Farangtom

Larme fatale

Geisha des temps modernes.

mercredi 25 mai 2011

L'odeur du jasmin


Nithin Sawhney & Cheb Mami - Moonrise

Dans l'autobus, une place vide. Elle vient s'assoir à coté de moi, en me disant pardon. Je sens son parfum m'envahir de plaisir. L'odeur du jasmin me revient, les senteurs de Monastir. Je me rappelle l'enfance au village. Les figues de barbarie, qu'on allait chercher à dos d'âne.

Je voudrais l'emmener là-bas, là-haut.
Avec mes bras pour manteau.

Je la sentai tendue, s'excusant presque de vivre. Ses jambes se croisaient, se recroisaient sans cesse. Deux aiguilles à tricoter, si longues, si fines. Le bruit du satin sur ses hanches me déclenche quelques frissons, ceux que l'on ressent le matin, à la première brise. De celle qui vous grise.

Je voudrais l'emmener avec moi, là-haut.
Avec mes bras pour échafeau.

L'autobus se vide. Il ne reste que deux stations et je me prends à rêver. Nous allons descendre ensemble et ne plus jamais se quitter. L'odeur du jasmin nous entourera, baignera mon atmosphère d'enfant. Je lui offrirai un chat. La femme se tourna lentement vers moi puis me murmura pardon. Elle se leva et descendit à la station suivante. Je la vis s'éloigner alors que le bus repartait.

J'aurai voulu l'emmener là-bas, là-haut.
Avec mes bras pour manteau.

Dans l'autobus, je me sens vide. Un vieux Monsieur prend place à mes cotés, en disant pardon, s'excusant presque de vivre. Je sens l'odeur du gigot, sortant de son panier à provisions. La vie est ainsi. Je ferme les yeux, et je sens le jasmin. Le parfum d'une femme.

Farangtom

Regard de Bosnie

.

Limbes nocturnes

Tu vois, je te revois
Encore, et toujours
Assis au bord du lit

J'entends ta douce voix
Très tôt, au petit jour
Je me lève et je frémis

Les oiseaux chantent
A hu et à dia
Tes yeux m'enchantent
D'un regard sépia

Tu es là, autour de moi
Ce serait donc mon tour
Puis tu pars, et je souris

J'attendrai donc encore
Un peu
De toute façon, ce matin
Il pleut

Farangtom



Commentaire de votre serviteur : L'amour ou la mort ? Parfois, on croise l'une, l'autre, puis cela arrive quand on ne l'attend pas. On se croise pourtant, de près. De très près. Même si cela ne marche pas à tous les coups. Cela vaut pour la mort comme pour l'amour. Juste un parralèle intéressant à mettre en rime.

L'homme propre est sale

Le propre de l'homme est de douter. De savoir qu'il doute, pour avancer. C'est pour cela que je fais tout ça. Et vice vers ça. Je doute, donc j'avance. Puisque j'avance, c'est donc à nouveau que je doute. Sisyphe, m'entends-tu ? On me prête quelque talent caché, mais je n'aime pas la moquette. J'ai donc cherché, je n'ai rien trouvé, ni sous le lit, ni sous le canapé. Ou donc te caches-tu, vilain talent, que je t'attrape ? J'ai besoin d'être rassuré, lavé de tous soupçons. Mais je n'ai plus de savon, et l'épicerie est fermée. Tu ne viens pas ? Alors, va voir ailleurs. Je ne te dois rien. D'ailleurs, je ne paie jamais l'addition, au restaurant. C'est plus marrant, ça met la pression. Tiens, d'ailleurs, sers m'en une autre. J'ai soif.

Hippopotom

Portishead


Portishead - Glory box

Salade de baisers

Il est mort, tu sais, le soleil
Il s'en est allé ce soir d'été
Délaissant fous et paumés
Parti en nous volant l'oseille
                                                                       De l'oseille. Je n'en aurai jamais
                                                                       Je compenserai avec du persil
                                                                       Tes baisers seront si subtils
                                                                       Qu'ils en ignoreront l'imparfait
Je ferai de délicieuses salades
Des salades de mille baisers
Quand nous serons en balade
Le ciel viendra nous embraser 
                                                                     Je me fous du soleil et du temps
                                                                     Qui trépasse
                                                                     Tu es avec moi, pour longtemps
                                                                     La guerre lasse

Farangtom

Les deux concepts

Deux concepts du voyage en avion, vus par des voisins de siège. Le maître et l'élève, peut-être.... J'ai une fâcheuse tendance à adopter le concept du premier plan.

mardi 24 mai 2011

Dominique


Soeur Sourire - Dominique (1963)

Toute ressemblance avec des personnages existants, etc...

lundi 23 mai 2011

La grande baignoire


Chez moi la mienne est plus petite

La rétention d'eau

La ligne de flottaison
Le tirant d'eau
Ballons d'oxygène
Des collages immédiats
En arrondissant les angles
Air bag en série
Cuisine équipée
Protection renforcée
Parce que je le "veau" bien
Voyager en 1e classe avec Pierre Doris
Les baleines ne sont pas fières
Pourvu que ça n'explose pas

D'autres titres ?...


Convoi exceptionnel
En avoir gros sur le coeur
Poussez pas, j'arrive

...


Merci !

Nicole

dimanche 22 mai 2011

La contre-attaque

Bobby, c'est le genre de mec, tu vois,
quand il ne t'attaque pas, il ne cherche qu'à se défendre


Electric City


Farangtom, 2010

Le meilleur rastaman


Toots & Maytals featuring Ben Harper - Love is gonna let me down

Pachyderme story

Les deux tours

La Rochelle, l'entrée du vieux port - 2010

(Photo Farangtom)

samedi 21 mai 2011

Clair de lune

Les jumeaux

(Farangtom 2011)

Priscilla Ahn - Dream

vendredi 20 mai 2011

74 ans

Mise en orbite


Franz Schubert - Trio Opus 100

Pierrot

Aller jusqu'à l'usure
Aux portes des rêves
Quitte à la démesure
Si dure, même brêve

Vouloir porter le monde
L'amour en bandoulière
Puis ouvrir les tombes
Y poser nos muselières

Je n'ai pas l'habitude
De toucher le gros lot
Ni de payer ta solitude
D'un millier de sanglots

Prête moi ta lune
Mon ami Pierrot
J'y tremperai ma plume
Ce sera mon cadeau

jeudi 19 mai 2011

Eleni Karainou


Eleni Karainou - By the sea

Face to face

Bangkok, 2009

(Farangtom)

Oui et Non à la fois

C'est moi qui veux
C'est toi qui voit
Quand je dis oui
Toi tu me dis non

Travail, travail

Tu vois, petit, moi je suis heureux. J'ai une femme qui m'a toujours aimé. J'ai de jolis enfants qui vivent en France, et qui construisent leurs foyers. J'ai toujours su que j'allais m'en sortir. Pour ma famille, j'avais cette volonté. Et un seul mot pour y arriver : travail... J'ai dû fuir mon pays, le Vietnam, alors aux mains des Khmers, il y a plus de trente ans. Je n'avais presque pas d'argent en poche, pour un mois de nourriture, à peine. J'ai pris le bateau, le boat people comme vous dites. Nous devions être au moins deux-cents à se tasser sur ce vieux rafiot. Il n'a pas plus aller plus loin que la Malaisie, où je suis resté deux ans sans voir ma femme. Elle était restée au Vietnam. Elle venait d'accoucher de ma première fille, que tu vois ici, à nos cotés. C'est une belle fille, non? elle est comptable dans un grand cabinet à Paris, maintenant. Je suis fier d'elle.

Ensuite, je suis revenu au Vietnam, puis j'ai dû repartir à nouveau. Mes frères avaient tous été tué, leur famille aussi, pour la plupart. Enfin, après quelques années, j'ai pu emmener ma femme et ma fille loin d'ici, loin de la mort. En France. J'ai eu d'autres enfants, une fille et deux garçons, dont celui qui te prépare les grillades. Tu vois, j'ai vu la mort de près, j'ai connu la misère et la peur. Mais je n'ai jamais cessé de croire. Pour l'amour des miens, j'ai tout accepté. Même la longue et pénible solitude, la dure soufrance et la faim. Avec un seul mot en tête pour m'en sortir : travail, travail. Quand je vois les jeunes se plaindre maintenant. S'ils savaient ce que j'ai connu.

"Vous êtes un grand Monsieur, vous savez", dis-je alors à mon voisin

Il me répondit : "travail, travail..."

Farangtom
 

Longueur d'onde

Longueur d'onde
Que ta lumière inonde
Mon chemin de ronde

Balayé pas les vents
J'avancerai en rêvant
Sur tes terres fécondes

Tes ailes de pélican
M'offriront ton volcan
Chaque jour 
Ou une seconde

Longueur d'onde
Que ton amour abonde
Au firmament
Le bel amant

Que j'étais

Farangtom

Huai Krathing Reservoir (Loei Province)

A 10 km à peine de Loei, pirogues tractant les bungalows au milieu de l'eau pour y déjeuner tranquillement entre amis ou familles. Pittoresque.









mercredi 18 mai 2011


Susheela Raman - Maya

Premiers printemps


Moi je remontais l'avenue
Et toi tu remontais le temps
En me souhaitant la bienvenue
A la recherche de tes vingt ans

Quand j'avais pignon sur rue
Tu profitais de chaque instant
Et si ce temps a bien disparu
Tu n'en demandais pas autant

Moi je remontais l'avenue
Et toi tu remontais le temps
Je comptais mes déconvenues
Toi tes premiers printemps     

Notre histoire incongrue
Etait si belle, pourtant
Tu n'en as jamais voulu
Et j'étais trop impatient

Moi je remontais l'avenue
Et toi tu remontais le temps
Mais tu n'es jamais revenue
Le jour où je t'ai dit va t'en

Aujourd'hui au bout de la rue
Je retourne de temps en temps
L'endroit où tu m'étais apparu
Je n'ai plus revu tes vingt ans

Farangtom

The messy body