vendredi 29 avril 2011

Six clones

Je poserai mon corps sur toi
Non je n'improviserai pas
Puisque mon corps sera toi
Nous aimerons, pas à pas
Et la fibre en toi
Et la fibre en toi
Mais l'avenir en moi
Si tu es en moi
Alors faisons loi


Ne craint pas de me soulever
Mais ne me laisse pas dériver
Perdu dans ces canaux
Il n'y a pas d'anneaux
Pour s'accrocher
Pour se protéger
Et la fibre en toi
Et la fibre en toi
Mais l'avenir en moi
Si tu es en moi
Faisons-en une loi


Ne dénigrons pas les vies
Allez, viens, embrasse moi
Nous avons souvent eu envie
Avoir l'amour entre elle émoi
Aussi libre que moi
Car tu es comme je crois
Et la fibre en toi
Et la fibre en toi
Mais l'avenir en moi
Si tu es comme ça
Alors vraiment... crois en moi

Tom

La Kate du Graal


Brassens - La marche nuptiale

Amis blogger, c'est un grand jour aujourd'hui. Sortez drapeaux, astiquez vos flambeaux, nettoyez votre voiture. Ayez de l'allure, en sortant de chez vous, pour acheter du pain, ou votre paquet de cigarettes. Aujourd'hui, un couple se marie. Kate et Willie. Pas l'ourson, non, le machin chose de la monarchie anglaise. Comme 30 millions de personnes au monde qui se marient aujourd'hui, mais ces personnages sont différents, car leur mariage se veut modeste. Ils iront ensuite se cacher sur l'Ile d'Anglesey, au nord du Pays de galles, dans un petit cottage de rien du tout, très simple, pour consommer le mariage. Si, si, après 9 ans de vie commune, ils vont enfin pouvoir consommer... Sinon, c'était pas cool, pas de pucelle en vue, le soir de la nuit de noces...
Triste monarchie. décadente, presque.

"Llanfairpwllgwyngyllgogerychwyrndrobwllllantysiliogogogoch"

C'est peut-être ce que Kate prononcera le premier soir lorsque Willie, amateur de Miel, offrira officiellement sa gelée royale à sa douce épouse. A moins que ce ne soit juste le plus long nom de village d'Europe, situé sur l'Ile où séjourneront les apiculteurs époux. Et que Kate se contente juste d'un timide :

"j'ai bu trop de champagne, et j'ai la migraine ce soir"

Avant de reprendre rapidement le train pour Fuckingham Palace.
Et que le peuple finisse juste par dire à leur Princesse : "c'est encore une histoire de quai, Kate"

Attaque à main larmée

Les mots pleuvent, au vent mauvais.

Ce sont des larmes de destruction massive.

Elles nous donnent tant de charme, poisseuses, ou lascives,

Et nous font aimer l'autre, comme jamais.

jeudi 28 avril 2011

Cache cache

Tu te caches
Pourtant sache
Que je saurai
Te retrouver
Et te prouver
Que je t'aimais

Tom et Jerry

Quand la souris nargue le chat, c’est que son trou n’est pas loin

(proverbe nigérian)

mardi 26 avril 2011

Flat Stanley

Flat Stanley, coming from Omaha, Nebraska - USA - has reached the Eiffel Tower, after a trip in Germany !!
A nice game for a primary school of an american family friend, living in Nebraska.
Good and funny !
Thanks Mary !

Schindler's list - Main  Theme


Quand le dernier arbre sera abattu,
La dernière rivière empoisonnée,
Le dernier poisson pêché,
Alors vous découvrirez
Que l’argent ne se mange pas.


(Proverbe indien)

lundi 25 avril 2011

samedi 23 avril 2011

Macadam Cowboy


Everybody's talking at me

Le bruit et l'odeur



Jacques Chirac (1991) - Ancien Président de la RBF (République Bananière Française)

L'ami des oiseaux

Dans un coeur de pierre, sa lave est comme figée. Le sang ne circule plus.
Dans des yeux de verre, c'est la pluie qui a gelé. Les larmes ne coulent plus.
Avoir les pieds sur terre, c'est devenir condamné. Le corps n'avance plus.
Alors j'ai repris la mer, pour essayer d'oublier. Le temps ne comptera plus.

Je vis sur mon bateau
Mon sang se liquéfie
L'animal à sang chaud
Coule et déroule sa vie

Je suis l'ami des oiseaux
Mes yeux bleus s'émerveillent
Devant autant de cadeaux
Mes larmes séchent au soleil

Farangtom

vendredi 22 avril 2011

Le petit bal perdu


P. Decouflé (1994)
Chanson de Bourvil

Deux histoires pour une vie

Je m'appelle Yoshe. Je suis Israélien, et je vis sur les hauteurs de Tel Aviv. J'ai 53 ans. Demain je marie mon deuxième fils. C'est jour de soleil pour moi. Ensuite, mon fils partira faire son service national, dans l'armée de Tsahal. C'est long, 3 ans. Mais il pourra revenir souvent voir sa femme et sa famille. J'espère qu'il ne sera pas affecté à des missions trop dangereuses. Nous prions tous pour lui.

Le soir, quand je me repose sur la terrasse familiale, dominant la ville et la méditerranée, je regarde les lueurs du soleil couchant se poser sur la mer. Je pense à mes années passées aux services de Tsahal. J'étais jeune, en 1982. Nous nous apprêtions à investir les camps de Sabbra et Chatila, toujours sous la menace des combattants palestiniens, aux ordres de l'OLP. Ils étaient redoutables, ces combattants, et il était très difficile pour nous de savoir quel homme se cachait derrière chaque palestinien. On nous avait appris que tout Palestinien était susceptible de se transformer en terroriste et pouvait nous tuer sans aucun remors. Nous étions très stressés, et nos supérieurs ne cessaient de nous sermonner, de nous dire qu'il fallait en finir avec eux.
Je me souviens avoir tiré, une fois, sur un homme qui nous insultait violemment. Nous venions de le séparer de sa femme et de sa fille, et il nous déshonorait avec ses paroles. Je l'ai vu s'approcher de nous, bavant son désespoir sur ses pauvres habits, et j'ai tiré... Je l'ai tué. Depuis, j'ai toujours raté consciencieusement mes cibles. Je suis devenu un très mauvais tireur, aux dires de mes supérieurs. J'ai quitté Tsahal peu de temps après. Cette vie n'était pas la mienne.

Je suis devenu commerçant, j'ai ouvert deux restaurants, et bientôt mes fils prendront la relève. Je les aime, mais je pense souvent à cet homme que j'ai abattu. Il avait des enfants, et ceux-ci ont dû fuir le Liban, pour je ne sais quel avenir. Je prie pour qu'ils vivent heureux et aient leur part de bonheur sur cette terre. J'aurai tant voulu les connaître, partager leur souffrance d'avoir perdu leur père. Nous étions si jeunes cette année-là. J'ai compris bien plus tard, la valeur d'être un père pour ses enfants.

J'ai maintenant 53 ans. Demain je marie mon deuxième fils. C'est jour de soleil pour moi. Demain, nous vivrons tous ensemble, en paix. Mes petits-enfants le vivront, avec les palestiniens.


jeudi 21 avril 2011

Deux vies pour une histoire

Je m'appelle Hamed. Je suis Palestinien, mais je vis à Monastir, en Tunisie, depuis 1982. J'y ai fait mes études à l'Université et je suis aujourd'hui un dentiste reconnu. J'ai 53 ans. Demain je marie ma troisième fille. C'est jour de soleil pour moi. J'avais fui le Liban en 1982, car ma famille vivait dans le camps de réfugiés de Sabbra. Nous avions embarqué, mon frère et moi, sur un bateau, à destination de l'Egypte. On nous avait  ensuite informé qu'il n'y avait plus de place pour nous accueillir. Seul l'état Tunisien avait accepté de recevoir cette centaine de réfugiés palestiniens. Je venais d'apprendre que mon père s'était fait tuer, après notre départ, par un militaire de Tsahal, alors qu'il venait d'être séparé de ma mère et de ma soeur. Celles-ci ont ensuite fui le Liban, mais j'avais perdu leur trace. Il m'a fallu de nombreuses années pour retrouver ma soeur. Plus de 20 ans. Elle vivait en Egypte, elle s'était mariée. Ma mère, elle, était décédée peu de temps auparavant. Elle avait toujours prié pour me revoir un jour. Je la pleure, désormais, comme je pleure mon père, depuis notre vie au camps de Sabbra.

Je me souviens qu'en 1982, dans la petite résidence tunisienne où je vivais avec un ami étudiant syrien, nous vivions très pauvrement. J'avais rencontré une famille française qui y passait ses vacances avec des amis. Nous passions des soirées ensemble, à refaire le monde, mélangeant nos cultures. Et puis, Il y avait ce petit garçon tout blond aux yeux bleus, qui ne me quittait pas, et me posait sans arrêt des questions sur mes origines. Je lui disais que j'étais arrivé ici par hasard, que je ne savais plus où était ma soeur, mes parents, mes cousins, et que je me sentais bien seul. Loin de chez moi et de mes proches, désormais. Mais Dieu a choisi mon chemin, alors je ne me plaignais pas. J'étais juste triste.
Le lendemain, comme chaque jour, il me retrouvait dans la cuisine commune, pour préparer le café turc avec moi. Il était déjà là, assis dehors, sur le parvis. Il pleurait. Je lui ai demandé pourquoi. Il m'a dit qu'il pensait à ma vie, et qu'il n'oublierait jamais ma souffrance. J'ai souri en le regardant essuyer ses larmes et, pour la première fois, j'ai pris cet enfant dans mes bras. Il a éclaté en sanglots, en me serrant très fort. Ils sont partis peu de temps après, mais je pense parfois encore à lui.

J'ai maintenant 53 ans. Demain je marie ma troisième fille. C'est jour de soleil pour moi. Un jour nous vivrons tous en paix, ensemble. Mes petits-enfants le vivront, avec les enfants israéliens. Et le petit enfant blond.


Ce petit enfant n'avait que 14 ans quand il a vécu cette rencontre. C'était moi.

Rediffusion du 16/09/2010

La maison close au bord de la falaise

J'aime les hommes qui se pressent au bord d'elle. En général, ils finissent par sauter.

Quand la pouf pouffe

Marine Le Pen

mercredi 20 avril 2011

X et Y

Je l'aime. Elle même. Equation à deux inconnues.

Tom

dimanche 17 avril 2011

vendredi 15 avril 2011

Police de proximité

Les flics sont là pour rassurer la population, disent les hommes politiques.
Pourtant, vous avez remarqué, plus il y en a dans la rue, plus les gens ont peur.

Indifférence testamentaire


Obojętność

Si un jour je pars, je veux que l'on passe en boucle cette chanson, au moins deux fois de suite ! Et plus si affinités... C'est ma seule volonté. Avant de me faire incinérer. Pas chiant le mec.

Ah si, j'oubliais... Si une jolie jeune fille du cortège funéraire, en robe blanche, pouvait prendre la main du garçon timide, cheminant à coté d'elle, pour l'entrainer dans une valse élégante et romantique, mes cendres frémiront de plaisir dans leur urne. Tout le monde rira alors de ce joli moment, au son mélodieux de l'accordéon. L'instrument que j'aurai préféré, par dessus tout. Pourvu qu'il fasse beau ce jour-là, pour les regarder danser. En fait je voudrais mourir aux beaux jours, en plein été, si c'est pas trop demander. Pas chiant, le mec.

jeudi 14 avril 2011

Le visionerf

Les mots sont comme des oranges, ou des citrons. Quand on les tord, ou qu'on les presse, on fait jaillir leur jus. Amertume. Acidité. Souvent sanguins. Parfois sucrés, ou édulcorés. C'est con. Je n'aime pas les oranges, encore moins les citrons. Je préfère le produit fini. Le jus. J'ai les gencives fragiles, en fait.

Mais je reste un visionerf, en pleine lumière
Sous la douce brise, le souffle d'un poême
Sentir le beau de l'air, et lui dire je t'aime

Farangtom

mercredi 13 avril 2011

La géo-politique

J'aime la géographie, le monde et ses cultures, mais la politique et surtout ceux qui la conduise, m'ont toujours fait chier.
De droite comme de gauche. Comme une paire de fesses.

Je trouve cette photo appropriée à mes pensées.

Le fils héritier de Tonton


"François, si tu nous vois de là-haut, tu dois bien te marrer... Moi, je laisse le panier de crabes se remplir, d'abord j'aime bien les crustacés, et les crevettes aussi. Ensuite, ça fait mon jeu, au final, je te succéderai." (Dominique Strauss-Kahn, DSK)

Après coup, en regardant la photo d'en haut, j'ai plutôt l'impression que ce coquin est en train de me mater les fesses...!!

French Circus

Voici les futurs résultats du premier tour de l'élection présidentielle 2012 :

Dominique Strauss-Kahn (PS) :                   21 %
Marine Le Pen (FN) :                                19 %
Nicolas Sarkozy (UMP) :                            16 %
Nicola Hulot (EELV) :                                11 %
Jean-Louis Borloo (NC):                             8 %
Olivier Besancenot (NPA):                          6 %
Dominique de Villepin (TSS):                       5 %
Jean-Luc Mélenchon (CPF) :                       5 %
François Bayrou (ModeM):                         4 %
Chasse et traditions :                                2 %
Cuisines et dépendances :                         2 %
Nicolas Dupont-Aignan (EM):                     1,2 %
Gérard Schivardy (Le Balto):                     0,8 %

Quel kaléidoscope ! Pour amener Dominique et Marine au second tour. Et cette fois, ce sera Nicolas et Jacques qui voteront pour la gauche au deuxième tour, contre le Front National. Encore que...

Quelques jeunes et nouveaux partis :

EELV : En Emporte Le Vent
NPA : Nulle Part Ailleurs
TSS : Tout Sauf Sarkozy
CPF : Ceux qui puent du front (Front de Gauche)
EM : Enculeur de Mouches
Le Balto : Le bar du coin


Un joyeux merdier, en perspective.... (Le patchwork est de moi, remerciez-moi pour la composition florale, et le temps passé à illustrer cette clownerie !!)
La musique et la poésie sont deux cortex interdépendants pour moi. Sans musique, je ne peux pas écrire. Sans écrire, je sors du contexte social, dans lequel la musique me porte. Et me déporte chaque jour. Un tsunami de mots, à la dérive, qui s'échouent sans cible. Plaine fertile, esprit stérile. Dans ma tête, des accords majeurs en désaccords, si mineurs. Et toujours ces mots, de tête, qui reviennent en musique.

Queue de salade


Kate Bush - Rocket's tail


Remember this
In every whisper
Every single hour
I'll be your peace

Without mistake
Removing fear
Drying my tears
You know, Kate

I can fly like an angel
I would ring the bell
From heaven to hell
You just have to tell

How love can be strong
When listening this song

Incognitom

mardi 12 avril 2011

Dès qu'on presse, décompresse

Arrête de gémir
Fais moi frémir

Que la toile qu'on tisse
Et l'amour qu'on tresse
En signaux de détresse
Ne jamais en patissent

Arrête de crier
Fais-moi briller

Toi ma louve tu te glisses
Quand ma vie se redresse
Que mon baton de réglisse
Te découvre, avec adresse

Arrête de saigner
Je vais te soigner

Il faudrait des compresses
Pour que nos sentiments
Pansent, dès qu'on presse
Nos deux coeurs d'amants

Farangtom

The Do Unissassi


The Do - Unissasi Laulelet

lundi 11 avril 2011

Le Gbagbo a coulé


En terre inconnue

Partir en terre inconnue
Pour le Nouveau Monde
Puis en tes reins connus
T'apprivoiser, ma blonde

Partir en terre inconnue
Comme elle tu es gironde
Mais en tes reins connus
Le bonheur nous inonde

Incognitom

L'élection de Miss France 2011

Pourront-elles postuler ?

L'ordination d'un jeune moine


Province de Loei - Nord-Thaïlande. Décembre 2010.

Face à face musical

Août 2010.
Photos de qualité moyenne, mais je rends gràce à Diatoneuse, de les avoir prises.
Ce fut un superbe Dimanche

Envoi


Absynthe minded - Envoi

Toute ressemblance avec Hurricane de Bob Dylan est recevable. Dans l'esprit, en tout cas. Un groupe belge, ça fait du bien.

dimanche 10 avril 2011

Réquisitoire

Parfois je me surprend à rêver
Dans ses bras elle me serrerait
Comme l'enfant
Que j'étais

Parfois je voudrais juste l'aimer
Et contre mon corps la ramener
Comme la maman
Qu'elle était

Parfois je voulais la toucher
Mais je devais me coucher
Avec les tourments
Que j'avais

Parfois aurais-je du t'avouer
Cet amour que je te vouais
Adolescent
J'en rêvais

La quête est devenu requête
D'explorations en conquêtes
Indécent
A jamais

Il se fait tard hélas, sur ce quai
La communauté aux acquets
Avec le vent
M'a emporté

Farangtom

samedi 9 avril 2011

Le cortex cingulaire antérieur

Si je ne vis pas pour moi, qui le fera ? Si je ne vis que pour moi, alors qui suis-je ? Et dans le temps présent, ou le temps d'un instant, combien de temps l'autre prend la place au fond de toi ? Sois l'autre, de temps en temps. En restant toi-même, à chaque fois. Alors tu comprendras mieux l'autre, puisqu'il a besoin de toi. Et toi, toi, alors tu lui donneras ce qu'il a besoin. Dans sa différence, sa singularité. Tu es comme lui, tout aussi différent. Alors sois comme lui. Soit l'autre. Il est comme toi, dans le flux entrant des sentiments. Cette palette colorée sentimentale imprimera alors en toi de profondes illuminations, d'agréables imprégnations empathiques qui te rendront heureux.

Farangtom

Le message

J'ai parlé à la fée, enfin. Au bord du marécage, je l'attendais. Elle est venue, finalement, pour me dire quelques mots. Elle m'a dit de chérir les absents, mais de vivre le temps présent. Elle était belle. Maintenant je sais qu'elle est mortelle. Et ça me fait du bien. Je peux avancer, écrire, poursuivre cette mission. Pour elle. Si elle revient. Je lui ai promis de l'attendre, chaque nouvelle lune, au bord du marécage. Je sais qu'elle viendra, dorénavant.

Il faisait froid ce soir là, mais j'avais chaud, bizarrement.

Farangtom

Les papys font de la résistance


Il faudrait créer une maison de retraite internationale pour vieux dictateurs. Un chenil à l'abandon ferait très bien l'affaire.

Fantôme


Ile aux moines 2010
Je perds tous mes moyens
Seul dans mon Royaume
Je voudrais lui tendre la main
Mais je ne suis qu'un fantôme

Si je m'écoutais,
Je sècherai ton regard de blonde
Si je m'écoutais,
Je t'emmènerais voir le monde

Je maudis tes chagrins
Seul dans mon Royaume
Je voudrais vous prendre, enfin
Mais je ne suis qu'un fantôme

Si je m'écoutais
Je m'accrocherais à ton ombre
Si je m'écoutais
Je fleurirais toutes les tombes

Je suis libre citoyen
Seul dans mon Royaume
Voulant vivre parmi les tiens
Mais je ne suis qu'un fantôme

Si je m'écoutais,
Je mettrais Décembre en été
Si je m'écoutais,
Je vous changerais en fée

Farangtom

vendredi 8 avril 2011

Fuite en avant !

Ninae

Caresse moi les cheveux
N'attendons plus demain
Pour toi je ferai un voeu
Je ne suis plus un gamin

Il aura fallu tant d'années
A suivre d'autres chemins
Mais un beau matin, Ninae
Est venue prendre ma main

Caresse moi les cheveux
Regardons nous enfin
Tes yeux sont mes aveux
Mes lèvres ton parfum

Il aura fallu tant d'années
A te rechercher, en vain
Alors dans la nuit, Ninae
Ne me lâche plus la main

Viendra ce jour pluvieux
Où les oiseaux s'arrêteront de chanter
Maintenant je suis vieux
Mais je n'ai jamais cessé de t'aimer

Farangtom

jeudi 7 avril 2011

Le fruits des fendus


Aaron - Strange fruit

All I want


Sarah Blasko - All I want

mercredi 6 avril 2011

Indifférence

Quand la chasse accourt

Le rire chasse les larmes
                                                                              Comme
Le soleil chasse les nuages
                                                                              Comme
Un saison chasse l'autre saison
                                                                              Comme
Une récolte chasse une moisson
                                                                              Et toi ?
Moi ?
Quoi, moi ?
Je suis non voyant.
Je ne peux donc pas chasser
En plus, je n'ai plus de chien

Harmonium


Harmonium (1975) - Vert
Album Les Cinq Saisons (photo)

Décidément, le Québec est à la fête en ce moment, sur mon blog...

L'amante religieuse

J'allais sur les chemins, fier
J'accrochais à mon solitaire
Les reflets bleus
De votre jouvence

Embrassez moi, et n'ayez crainte
Condamné sous le poids des preuves
De ma bouche gémissent vos plaintes
Assorties d'une mise à l'épreuve

En parcourant la lande de mystères
Je perçais les brumes de mes vers
Aux reflets bleus
De votre jouvence

Embrassez moi, et n'ayez crainte
Douce amante, soyez ma religieuse
Au soir de notre dernière étreinte
Couchez-moi sur l'herbe moelleuse

J'irai sur les chemins, de terre
Porter notre amour grabataire
Aux reflets bleus
De votre jouvence


Farangtom

mardi 5 avril 2011

Le jour parfait


Lou Reed - Perfect Day

Le bassin de Marion

Cabane tchanquée, au milieu du bassin
Il y a des perles que l'on trouve au hasard de ses balades virtuelles. En vagabondant sur la toile, sous la douce musique de Lou Reed, je viens d'en ramasser une. Le site de Marion est une petite merveille de photos du bassin d'Arcachon, un des plus beaux écosystèmes de France, un bijou de "l'architecnature".

Elle le décrit avec talent et poésie, son oeil de photographe est fidèle à cette nature. Elle ne peut que l'aimer, cet endroit où j'ai pris tant de plaisir à vivre. Nostalgie, quand tu nous tiens. Je lui chipe une petite photo, pour vous inviter à voir toutes les autres, il y en a par paquets, elles sont toutes magnifiques. Vous ne regretterez pas le passage, et vous partirez surement comme moi, en voyage...

Le site de Marion : http://ducoteduteich2.wordpress.com/

Denis, une petite pensée pour toi, là-haut. Tu vas te régaler.

Atmosphere


Joy Division - Atmosphere

L'âge à loose


Non, je ne ne suis pas jalouse
Mais je ne suis pas une conne
Et comme tu as choisi la loose
Tu vas voir ce que je mitonne

Je te couperai en rondelles
Tu deviendras ma mortadelle
J'écraserai tes petits doigts
Pour faire d'la purée de pois

Quand je brulerai tes pieds
Alors tu devras me supplier
Puis je te crèverai les yeux
Je te ferai cuire à petit feu

Tu sais ce que j'utiliserai
Pour faire des profiteroles
Je devrai les faire mijoter
Les passer à la casserole

Enfin je te casserai le nez
Puis je t'exploserai la rate
A grands coups de lattes
Pour le foie, c'est déjà fait

C'est une bonne ratatouille
Qui accepte ton anathème
Oui, je te casse les couilles
C'est parce que je t'aime

Que je ferai tout ça

Farangtom

lundi 4 avril 2011

Calvin Russell nous quitte


Calvin Russell - Soldier

Je venais justement de le faire écouter à mon meilleur ami, ce week-end. Quelle triste coincidence.... En expliquant le parcours compliqué de cet homme, qui ponctua sa vie de quelques séjours en prison, pour des délits mineurs. La légende veut qu'il apprit à jouer de la guitare en prison. Très connu en France, je l'avais vu en concert à Bordeaux, il y a une quinzaine d'années. Coiffé de son Stetson, avec sa gueule ravagée, quand il passa juste à coté de moi, la guitare à la main, avant de monter sur scène, il posa son regard sombre sur moi... Je m'en souviens encore. Il nous quitte à 62 ans. Maintenant il est mort.

Biographie et discographie ici : http://fr.academic.ru/dic.nsf/frwiki/265462


Le trappeur et l'indien

Un trappeur canadien, en pleine forêt, se prépare à passer l'hiver dans sa cabane. Il décide donc de couper du bois et de le ranger derrière la cabane. Voyant un indien qui s'approche pour le regarder tailler à la hâche de grosses bûches, le trappeur lui demande comment sera l'hiver cette année. L'indien lui répond que l'hiver sera froid, puis il s'éloigne, sans rien dire de plus. Le trappeur, pensant que l'indien a surement raison, décide alors de couper encore plus de bois, et de remplir son abri. Alors, il taille, il coupe, et recoupe des arbres, autour de sa cabane. Le lendemain, l'indien est de retour et dit au trappeur que l'hiver sera très froid.

Un peu inquiet, le trappeur taille encore plus d'arbres à tel point que les bûches recouvrent complêtement un des cotés de la cabane. Il a coupé tellement d'arbres qu'il a créé une véritable clairière autour de sa cabane. L'indien revient encore le jour suivant, regarde l'immense tas de bois et voit le bucheron complêtement épuisé, écroulé sur sa hâche. Il lui annonce alors que l'hiver sera extrêmement froid. Excédé, le trappeur lui demande : "Je ne comprends pas, chaque jour vous passez m'annoncer que l'hiver sera de plus en plus froid, alors je taille encore plus de bois. Comment ça se fait ?" L'indien lui répondit alors : "Chez nous on a un dicton. Plus l'homme blanc coupe du bois, plus l'hiver sera froid."


Un petit clin d'oeil à tous mes amis québecois !

L'animalerie humaine

La femme : Une belette, une crevette, une souris, une morue, une moule, une baleine, une chatte, un lapin, un canard, une puce...
L'homme : Un cochon, un âne, un sanglier, un chien, un rat, un agneau, un tigre, un pigeon, un blaireau, un ours, un singe...

Autant de noms d'animaux pour décrire le genre humain. Que fait Brigitte Bardot ?

Incognitom

dimanche 3 avril 2011

Le poids de la (dé)raison


La tradition ?
Mais que veux dire ce mot, exactement ? Il y a une grande confusion dans l'esprit des gens, entre tradition culturelle et tradition cultuelle. Religieuse. Il ne faut jamais confondre les deux mais la tendance est au mélange des genres. Je me dois de recadrer.

Le factuel : J'aime les traditions culturelles. Je ne les commenterais jamais. La corrida, le gavage des oies. L'orchestre des balkans lors d'un mariage. La cuisine du cochon en campagne. Le pain arabe, cuit au feu de bois. Chasser le singe en Guyane. Que sais-je ? Ce sont des traditions ancestrales, qui alimentent une communauté, dans sa conscience collective, et sociale. Elles apportent l'originalité d'une région, par des habitudes alimentaires, musicales, festives, vestimentaires, et sont le ciment d'un groupe dont la géographie reste bien déterminée.

La confusion cultuelle : Le mot tradition s'évapore également dans le dogme d'une religion. Et induit le mélange des genres, que je dénonce, depuis toujours. La tradition cultuelle veut qu'un goy (non-juif) ne puisse pas épouser une jeune femme juive. Qu'un hindou ne puisse pas épouser une sikh. Qu'une musulmane ne puisse pas épouser un chrétien. Par contre, m'arrêtant sur ce dernier cas, un homme musulman, lui, peut épouser une chrétienne. Puisqu'il se donne le temps de l'éduquer à sa religion, puis de la convertir. C'est écrit dans un des trois livres, je ne l'invente pas. (sourate disponible sur demande).

Le bilan d'un laïc : La tradition religieuse est sélective, et donc discriminatoire. C'est assez grave, si l'on y regarde de près. L'amour des humains en fait les frais. Les traditions cultuelles, religieuses, se voulant harmonie de peuples grégaires, face aux agressions historiques, géographiques et ethniques, ne sont que le reflèt d'une peur. Voulant renforcer la cohésion de leur communauté, elles ne font que diviser l'humanité. La peur de trahir la conception cultuelle de son ancêtre est telle, qu'il vaut mieux se figer. Nous ne sommes que des brebis, somme toute. Suivons notre troupeau, et tout ira bien. Ne réfléchissons pas, suivons.  Il faut que la brebis soit du même cheptel. Tristes coeurs, fermés à jamais pour l'autre. "Roméo kiffe Juliette".

Deux interrogations : L'excision et la circoncision. On me dit que ce sont des traditions ? Lesquelles ? Culturelles ou religieuses ? Je réserve ma réponse. Je constate juste qu'elles n'apparaissent dans aucun livre religieux. Mais elles sont largement pratiquées. La confusion est donc bien réelle chez les gens. J'ai peu de réponses concrêtes, hélas, quand je pose cette question. On me parle de vagues notions d'hygiène, de je ne sais quoi d'autre.

Une surprise : la polygamie. Un thême délicat à aborder, car il est écrit dans l'un des trois livres. Que faire alors ? Suivre l'enseignement de ce prophête, à la lettre ? Ou celui de l'autre, mort sur la croix, en célibataire ? Là-aussi, de vagues réponses embarassées, le plus souvent. Mon Dieu, que n'as tu pas envoyé sur terre ? T'as voulu foutre le bordel chez tes brebis, tu ne pouvais pas mieux t'y prendre. Ne m'en veux pas si j'ai préféré quitter tes moutons, depuis longtemps déjà. Ton business plan n'est pas crédible, il nous fout trop le bordel, entre nous. On ne s'aime plus. A cause de toi. Tes prophêtes se disputent les cheptels, et nous on regarde, comme des impuissants.

La moralité : Mes enfants sont des mélanges. Arabes, Italo, Franco. J'espère qu'ils auront cette liberté d'épouser des juifs, des noirs, des arabes, des chrétiens ou des boudhistes. Cela n'est pas mon histoire, c'est la leur. Pour leur meilleur. Qu'ils portent une Kipa ou un voile, qu'ils connaissent l'amour avant leur mariage, et qu'ils soient heureux comme cela, je leur porterai des fleurs de jasmin et des croissants, au petit déjeuner. Arrêtons nos conneries. Et avançons. J'ai parfois l'impression que nos générations reculent. Je veux justement, que mes gamins avancent. Ils ont déjà assez de galères devant eux. Et les bouts de tissu, je les passe à la machine.

Ma tradition à moi : J'espère qu'ils croqueront la pomme bien avant de se marier, pour ne pas se faire blouser (vécu, par une disciple de l'un des livres). Je leur fournirai même un catalogue, dans leur gamme, qu'ils prennent le temps de tester leurs brebis, avant de fonder un troupeau.

Laïcitement vôtre

PS : Mon père avait raison. Je ne l'ai pas cru, au début. Carpe diem.

samedi 2 avril 2011

Alors on danse

Le budget familial


"Hé Paulo, tu m'en sers un autre ?"

La nouvelle déchirure


Mano Solo - Allez viens

Les paroles sont à lire ici

Pimprenelle et Nicolas

Jean-François ?
                                                              Oui, Nicolas
Tu m'as foutu le bordel, toi
                                                              Ben je savais pas, mais tu sais bien
                                                              que je suis ton poil à gratter
Oui, bon, mais j'ai franchement
pas besoin de ça en ce moment
                                                              Heureusement Nounours est arrivé pour se présenter
Qui ça ?
                                                              François Hollande
Alors là, on est sauvé
                                                              Tu sais quoi, pour me faire pardonner
                                                              Je vais m'encarter au PS et voter pour lui aux primaires
                                                              Comme ça tu gagneras ensuite les élections
Alors là, merci, Jean-François.
T'es un bon militant
                                                              Vive Nounours !!

vendredi 1 avril 2011

Cyprès du but

Si près du but, notre amour débute
Mais il suffit d'un mot, une dispute

Pour qu'une union vole en éclat
Violemment, avec perte et fracas

Si près du but, je vise puis exécute
Printemps propice, périodes de rut

Mais si jamais tu dois filer ton chat
Alors un jour, le vent, l'emportera

Si près du but, notre amour exulte
Mais il suffit d'un mot, une dispute

Peu importe flacons, ayons l'ivresse
Le coeur en liesse me laisse en laisse

Si près du but, notre amour s'affute
Mais il suffit d'un mot, d'une insulte

Tronc commun, deux qui ne font qu'un
Quand se rejoignent enfin nos chemins

Si près du but, je me couche près de toi
Contre cet arbre, le silence devenant Roi

Et dans le doux bruit du silence, j'exulte

Farangtom

Salade de fruits

Je n'étais qu'une pomme
Une golden à peler
Puisque les hommes
Ont tant de plaies

Tu aimais ma Banane
Lentement l'éplucher
Tu étais une profane
Mais tu en mangeais

Je te voyais jolie kiwi
Récitant ses leçons
Et qui me disait oui
En me traitant de con

J'ajoutais des fraises
Des grains de raisin
Pour que tu te taises
En prenant ma main

Salade de fruits
Jolie, jolie, jolie
Tu n'as pas plu
A mon père
Ni à ma mère
Alors c'est fichu
Mais c'est la vie
N'en parlons plus


Incognitom