couleur de temps
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".../...
-En fait, il est de la couleur du temps!
Je la regardais, étonné:
-Couleur du temps?
Je faisais comme si ce qu'elle venait de dire avait pour moi...
Il y a 3 heures
Encore une semaine passée à attendre et espérer. Pour rien. La famille, comme toujours, s'était mobilisée toute la semaine. Mais le passeport de la petite ne nous a toujours pas été délivré. Il est vendredi. Les administatrions sont fermées. Nous n'avons donc rien à espérer aujourd'hui. C'est bientôt l'heure de la prière. La plus importante de la semaine. Il ne nous reste plus que demain Samedi pour que quelqu'un nous vienne en aide, dans cette fichue toile administrative. On aura tout essayé, pourtant. Le vol de retour est prévu Dimanche. La situation semble désespérée.![]() |
| Bye, Bye... Au plaisir de ne pas vous revoir |
La journée s'annonçait magnifique. Elle portait un chapeau de paille. Sa robe en lin dessinait ses courbes fines et sensuelles. La beauté de cette femme n'a toujours eu d'égal que sa simplicité. Julien était fier d'elle, et le maire arborait un sourire radieux, ravi d'avoir célébré une cérémonie entouré d'une si jolie mariée. Les enfants jouaient et criaient à la sortie de la mairie. Ils n'avaient pas mis longtemps à se décider, quelques semaines, peut-être, mais tout le monde était là. Certains avaient parcouru des centaines de kilomètres pour ne pas rater cette journée. La petite Reine se mariait. Celle que nous aurions tous voulu épouser, à l'université. Julien pouvait être fier. La journée se poursuivait dans le grand parc du village, à proximité de la mairie, et en bordure de la rivière qui longe la commune. Une immense estrade avait été installée au centre du parc, et accueillait déjà les musiciens de jazz. Les airs de la Nouvelle Orléans se succédaient aux rythmes de Charleston, le soleil était étincelant, et les grands cèdres du Liban donnait à ce tableau un cadre somptueux. Les enfants jouaient et couraient de plus belle. Les femmes portaient de ravissants chapeaux et la centaine de convives se pressait maintenant à proximité des grandes tables du buffet. L'ambiance était champêtre, idéale. Le champagne ne me réussissant jamais dans de telles occasions, les flûtes que les serveurs avaient généreusement apporté commencaient à m'étourdir. Je sentai déjà mes tempes bourdonner, le volume sonore imposé par les groupes qui se formaient autour du buffet ne cessait de croître.
Si vous ne connaissez pas Ptiluc et son univers trash déjanté, philosophiquement et métaphysiquement cynique, en prenant justement l'animal le moins aimé de nos mondes urbains, vous avez certainement perdu quelques raisons d'activer vos neurones et de faire marcher vos zygomatiques. C'est tout de même une série que j'ai du dévouvrir au milieu des années 80, donc autant dire que Ptiluc n'est pas un perdreau de l'année... Son univers est souvent désopilant, prenant justement ce qu'il y a de plus sombre dans notre monde urbain : des décharges publiques où vivent des rats, dont les caractères reflètent exactement le monde sociétal dans lequel nous vivons (avec un regard "trasho-métaphysique" qui me va bien !!)...
En océanographie, on lit l'avenir de la planête dans son passé. Dans les carottes de sédiments, au fond des océans, ou dans les glaces des pôles. Tout le monde sait cela. On étudie le climat du passé, pour mieux prédire celui de l'avenir.