lundi 31 janvier 2011

Notre patrimoine régional



Sur un conseil avisé !

samedi 29 janvier 2011

Hypermétrope

Blanc-sec


Adèle - Make you feel my love

Je m'appelle Amine, Amphét Amine

Week end de garde. Mes trois loulous sont en pleine forme, je dirai même, plus que jamais !

Si quelqu'un dispose de substances énergisantes, mêmes illicites, je suis preneur....


(J.C. Basquiat)

Tendre la main et regarder droit devant

 M & A

vendredi 28 janvier 2011

La pensée commune

Ce n'est pas en contemplant la lumière qu'on devient lumineux, mais en observant sa propre obscurité, ce qui est plus impopulaire parce que beaucoup plus difficile.

Carl Gustave Jung
(1875 - 1961)

mercredi 26 janvier 2011

Start of my heart


Joan As Police Woman

Chapitre 20 - La prière du Vendredi


Encore une semaine passée à attendre et espérer. Pour rien. La famille, comme toujours, s'était mobilisée toute la semaine. Mais le passeport de la petite ne nous a toujours pas été délivré. Il est vendredi. Les administatrions sont fermées. Nous n'avons donc rien à espérer aujourd'hui. C'est bientôt l'heure de la prière. La plus importante de la semaine. Il ne nous reste plus que demain Samedi pour que quelqu'un nous vienne en aide, dans cette fichue toile administrative. On aura tout essayé, pourtant. Le vol de retour est prévu Dimanche. La situation semble désespérée.
N'ayant rien à attendre de cette journée, j'en profite pour jouer et me rapprocher de la petite, et des autres enfants qui jouent dans la grande maison familiale. La matinée s'écoule tranquillement, il sera bientôt l'heure du repas, puis de la prière du vendredi. Tous les commerces sont fermés, ce matin. Je sais que mon beau-père sera très ponctuel sur l'horaire du déjeuner. Puis il s'éclipsera discrètement rejoindre ses amis, dans une des nombreuses mosquées de la ville. Surement celle du quartier, la plus proche. Il fait beau dehors, le soleil du mois de Mai annonce un été très chaud. Après la soupe, incontournable à chaque repas, harira ou chorba, selon les jours, puis, une bonne salade variée, mon beau-père est déjà parti se préparer pour les ablutions. Je commence à taquiner les 3 ou 4 beaux-frères, ne les sentant pas très pressés de se rendre à la mosquée. Je demande donc qui va aller prier, et si l'un d'eux pouvait m'accompagner. Ils m'ont toujours donné, en toute gentillesse, de grandes notions des valeurs de l'islam, du bon comportement des musulmans face au coran, de ses valeurs. Mais là, je les prenais au mot. Allez, "chiche, qui m'emmène à la prière du vendredi" ? Je dois dire que je n'ai pas fait recette. Ils se sont sentis tous très occupés, l'un rejoignant ses amis, l'autre s'éclipsant du salon pour ne pas revenir. J'arrive à convaincre les deux autres de m'accompagner, mais l'un disparaitra très vite, en se rendant à la mosquée, prétextant qu'il ne va pas à la même que nous, pour rejoindre ses amis. Tu parles... C'est le plus jeune de tous, et surement le moins motivé à partager ce moment.
Je me retrouve donc avec le mari de Welna, dans la rue. La mosquée était bondée, comme chaque Vendredi. Des hauts-parleurs grésillants, cherchaient à couvrir ceux de la mosquée voisine. Ils distillaient des sourates, que je ne comprenais pas. Et la voix de l'imam, situé à l'intérieur. Nous nous asseyons paisiblement, sur un coin de trottoir, à coté de nombreuses personnes, des personnes agées, des jeunes, aussi. J'écoute. Une voix déterminée, directive, énergique. Mon beau-frère s'empresse de me traduire, de temps en temps. Des notions d'éducation, de propreté. De respect de l'autre. Le discours doit durer une bonne demie heure. Peut-être plus. J'observe les enfants, les hommes, assis sur un perron, sur un capot de voiture, le long d'une grille. Il y a vraiment beaucoup de monde, et peu de personnes prêtent attention à ma tête blonde. Un bref regard, à peine intrigué. Et puis, après tout, si je suis là, c'est pour partager, comme eux. Je ne suis pas croyant. Mais autour d'eux, je me sens respecté et paisible. Puis vient l'heure de la prière. Mon beau-frère me dit de me lever, et nous nous regroupons tous autour de la mosquée, sur le bitûme. Tout le monde resserre les rangs. Entre deux vieilles voitures. Sur les trottoirs. Peu importe. Les tapis se posent, les sandales se retirent. Tout le monde s'agenouille. Je fixe le pare-choc de l'antique Renault 4, qui arrive soudainement au niveau de mes yeux, ou la plante des pieds de la personne devant moi. Je ne sais plus.

De toute façon, personne ne faisait attention à moi. Ils étaient tous là pour prier, pour se recueillir. Ayant quelques vagues notions, je m'exécute, à genoux, en suivant du coin de l'oeil mon beau-frère, resté à mes cotés. Simplement, je pensais à ma petite, très fort, en cet instant. Pour elle, je pouvais tout faire. Même prier.

A la fin de la prière, il faut tourner la tête vers la gauche, puis vers la droite, en gratifiant le Dieu. Ayant, bien sur, oublié, j'ai fait l'inverse. Je me suis alors retrouvé nez-à nez avec mon beau-frère, et face à des dizaines de visages effectuant le mouvement en sens inverse... Comme un Madison qu'on prend à l'envers. Moment cocasse. Peu importe. J'étais-là. Ce jour-là.

Puis, tout le monde s'en est allé.

Antonin et Boris

Comment peut-on écrire, et ne pas mourir ?
Comment peut-on écrire, pour ne pas mourir ?

Je vais arrêter de lire Artaud pendant les vacances. C'est plus sage. Reprenons les textes d'Oscar Wilde. Ou de Boris Vian. Oui, oui, c'est ça. Puisque j'ai déjà quatre ans de plus que Boris.

mardi 25 janvier 2011

Profond


Brigitte Fontaine - Profond

Déjà quelque part, ici.... Oui, mais comme une brise qui s'agite, tu vas et viens, Brigitte. Puisque je t'aime.

Garde rapprochée


Orishas - Cuba


Dans la même série que les 2 danseurs, précédemment. Je les regardais évoluer.
Sous la lumière, et un air de salsa.

Les deux pôles...

...et la forêt équatoriale

Photo Farangtom
(j'étais derrière l'objectif, pas devant...)

lundi 24 janvier 2011

Sophie

L'épouse de Chris, ci-dessous....

Intox alimentaire

Je vous assure, je ne le souhaite à personne.... je suis parti en urgence, aux urgences... mais je reviendrai, oui. inch Allah....

L'angélus

Avez-vous déjà entendu une fois sonner l'angélus ? Quand les corps et les esprits se rassemblent, au son du pain quotidien. Alors, à cet instant, paysans et notables savent. Ils ont au moins une seule et même chose qui les unit, dans leur vie. L'espace d'une prière, d'un déjeuner. Les blés s'accordent une pause, sous le soleil cuisant. Les faux se reposent un court moment. Les plumes d'oies sommeillent sur les pupitres. Tous se suspendent à cette mélodie. L'angélus. Je n'ai pas connu ce temps là. Non. D'ailleurs, j'ai eu une montre, puisque je l'ai jeté. Et, depuis, j'attends l'angélus. Qui ne vient plus. Mais, un jour, il reviendra. Et je serai là. Tu vois, il est midi. L'angélus n'a pas sonné. Je vais m'occuper du mécanisme. Il doit être rouillé, depuis. La vie est ainsi. Il faut savoir bricoler. Et moi, je t'aime. Petite fée, m'entends tu ? Ou es-tu ? Je suis là, quelque part, perdu.

En t'attendant.

(texte Farangtom)



Beirut - The Akara.
Encore et toujours Beirut, oui.... Pourquoi ? Parce que justement, toujours et encore. Si cet homme n'a pas la victoire de la musique cette année, on s'en fout. Puisqu'il porte la musique. C'est donc sa plus belle victoire.

dimanche 23 janvier 2011

Dernières pensées nocturnes à maman



Aaron - Last night thoughts

I still feel like a child
I still need you by my side ... side

I still feel like a child
Like a child
I still hear you late at night

Vis sans fin

Elle tourne, se retourne, se détourne. Elle rouille, elle dérouille, puis nous embrouille. Cette quenouille. Elle mure le mur, puis nous murmure son usure. Elle grince, quand elle se coince. Elle nous nuit, si elle s'ennuie. Alors on la visse, on la dévisse. On la place, puis un jour on la déplace. Elle s'use, et s'en amuse. On l'a retenu, alors qu'elle nous a soutenu. Sans jamais vraiment la détenir, elle nous a tellement eu. L'espace est ténu, pour la détenue. Elle semble si têtue. Elle bascule quand on la bouscule. Elle rippe quand on s'y agrippe. On la cloue, à Saint Cloud. Elle se plaint. On l'appuie, au Puy. On la craint. Elle prend l'eau, à Saint Malo. On la soutient. Elle se décale, à Cancale. On se retient. Jamais elle ne dérape. Jamais elle ne te lâche la grappe. Normal, puisque c'est la vie, sans fin.

Et moi je ris. En la voyant. Je ris aux larmes. Car je veux rassembler.

Alors aux larmes, citoyens.

(Rediffusion du 22/11/2010)

Chris


A good Manchester Man. French and British..!

samedi 22 janvier 2011

Soubise

Mon village d'enfance... Emotion... Je vous salue, soubisien, ou soubisienne. Le "bas du port" était mon jardin !

Beirut - Saint Appollonia

Cet homme est un magicien, son atmosphère merveilleuse, sa voix mélancolique rappelle les musiques des Balkans. Il n'a pas son pareil pour dénicher des endroits de rues insolites, pour y poser son groupe de musiciens, et nous transporter. En toute simplicité, émotion, et recueillement.

C'est de loin mon artiste français préféré, celui que j'aimerais connaitre

vendredi 21 janvier 2011

Hallelujah

Il était une fée


Les fées prennent parfois forme humaine
L'été, quand il fait beau, et qu'on y pense à peine.

Elles apportent des étoiles,
Dans les yeux de ceux qui regardent.
Alors, hissons les voiles.
Que rien, cette fois ne nous retarde

Dans ce pays, ô combien perdu
J'avance si souvent dans l'inconnu
Partons voir le monde et ses pays
Avant que ta vie de fée, et ta vertu

T'emporte et te rappelle.
Je ne te perçois déjà plus
Tu as du repartir, au ciel
Fée d'hiver, je ne sais plus

Mais t'ayant vu, je n'ai plus de tracas
Tu n'es surement pas très loin de moi
Peut-être même juste à l'orée de ce bois
Je murmure juste ce refrain : Hallelujah

La caisse claire



Beirut - The Ankara


Le talent du musicien
Le rire du clown
La beauté du garçon
L'angle de prise de vue

Sur le morceau de Beirut, je crois que beaucoup d'éléments sont réunis, pour un belle photo, une atmosphère festive
(Farangtom - 2004)

jeudi 20 janvier 2011

Le promeneur et l'enfant

Résolution pas terrible... Mais j'aimais bien le mouvement (mon premier numérique, en 2003..)

Prendre racine dans les nuages

mercredi 19 janvier 2011

Paulo

 Un visage, un regard. Et le temps s'arrête de tourner, parfois.
(Farangtom, 2003)

L'archive bleue



The big blue ouverture - Eric serra

Pour rester de circonstance, une musique qui aura "baigné" ma post-adolescence...

Le vernis à ongle

Marine

Jamaïca Princess

mardi 18 janvier 2011

Ben Ali Baba et les quarante voleurs

Bye, Bye... Au plaisir de ne pas vous revoir
Ben Ali l'a eu dans le Baba, oui. Finalement. Mais il reste les quarante voleurs. En Tunisie, comme ailleurs. Ils sont même bien plus nombreux. Et dire que comme geste d'apaisement, le premier ministre tunisien vient d'annoncer sa démission du RCD, le parti du pouvoir de Ben Ali. Il y en a qui, en plus d'être des usurpateurs, sont des vrais comiques, pour se foutre de la gueule de leurs peuples, à ce point. Et, nous, en France, nous prenons de grandes décisions. Nous destituons l'ex-Président Ben Ali de l'internationale socialiste, nous rejetons Laurent Gbagbo au ban des amis socialistes français, de toujours. Notre Ministre de l'intérieur proposait l'aide aux forces militaires de Ben Ali. Nous apprenons que Jacques Attali, Vice-Président d'Havas, a récemment monté une société commerciale en Tunisie avec comme partenaires et associés le gendre et une belle-fille de Ben Ali. Jean-Claude Duvallier rentre en Haïti, à l'approche des présidentielles, comme par hasard (heureusement il aurait été arrêté à son arrivée et transmis aux autorités).

Oui, Ben Ali l'a eu dans le Baba, mais les quarante voleurs courent toujours... Pour notre satisfecit. Et notre malheur.

Démocratie, Socialisme, Droits de l'Homme.... Nous n'avons décidément pas le même dictionnaire de la langue française. Et pendant ce temps, Jean Dutour, l'un de ses plus fervents défenseurs, cassait sa pipe, presque dans l'indifférence. http://www.viedemerde.com/. Pardon, Jean, pour cet écart !!

Le processus

Le processus de momification
Tom - archives 2003

dimanche 16 janvier 2011

Saoul, pire... qu'un soupir

Le feu soudain capricieux
Et la langue, si exsangue

J'ai du ciment
Dans la bouche
J'ai du sable
Au bas du dos
Je me gratte
Les vieux os

En pensant à demain
Et à ce sacré chemin

Qui murmure
Allez, Va t'en
Car c'est sur
Lui, il t'attend

The dark mirror

We know there is no
Regret, it was great

All I'd missed to say
To protect our pray

Hundred miles away
I doubt we cry again
Go back, our highway
Will share your pain

There is no more wheel
To invent again, I feel

Dark mirror, blue eyes
I loved you, sometimes

Hundred miles away
I doubt we cry again
Go back, our highway
Will share your pain


Myster Tom

Facing the wave


Ballistic brothers - Uschi's Groove. L'univers de US3, du groove électro.....
Et une belle gauche de surfer, qui se répête à l'infini

samedi 15 janvier 2011

Looking at

Déjà publié, quelque part ? Je ne sais plus...

La preuve par neuf

Neuf, comme un sou neuf. Merci et bienvenu, 9e membre !

vendredi 14 janvier 2011

Tempérer mon art, d'heure... en heure

Il faut du calme avant la tempête. De la sérénité. 3 clowns débarquent dans quelques heures. Je suis aïe... heure. Qui tourne, oui. Je n'ai pas eu le temps de monter le barnum. Et ça, je vais le payer cash. J'improviserai, avec une gigue auvergnate. Je vais enfin revoir mes iguanes préférées. Le vivarium va se remplir. Pourtant je n'ai pas prévu assez d'insectes pour les nourrir tout un week end. NI de petits filous. Il faut que je me dépêche, avant la fermeture de la cueillette. Les petits filous se cueillent avant 20 heures. Seul, face à 3 reptiles énergiques et affamés. Je ne donne pas cher de ma peau.

Allez-y, tirez les premiers !!! Je vous attends. Avec tant de bonheur.

Lungs radiography

Radiographie des poumons

Rétrospective

Ma semaine Pop Art, avec 3 des plus grands Mickey du XXe siècle... Liste non exhaustive.


(composition personnelle)

Just Amy


Cette femme est belle et bourrée... de talent. Aucun morceau n'est à mettre à la poubelle.
Elle porte la musique, l'amène aux cieux, et comble le vide laissé depuis des décennies, à mon avis, par Ella Fitzgerald et Billie Holiday

Que sa défonce soit la plus lente possible, pour qu'elle nous gratifie encore de splendeurs musicales
(Amy Winehouse - Back to black)

jeudi 13 janvier 2011

My name is Cap, Andy Cap

Andy Warhol est une de mes références picturales modernes.


                                                  Andy                                                                                 Tom


Et en jouant un peu, cela donne une fusion étrange..
"Mangatom". Un illuminé notoire.

Androgyne


J'aime bien cette photo de moi, alors je la publie à nouveau.
Merci LR.

mardi 11 janvier 2011

Somewhere you told me

Facing your lovely charity
Driving my soul like crazy
I couldn't be your boyfriend
Still need your face in my mind

Losing our great potential
Our love was controversial
I was chasing for your name
Now I need your smile again

Somewhere you told me
That you were loving me
I had to throw our love away

Somewhere you told me
That you were loving me
I had to burn you anyway

Is there something new
I am still loving you
You can even close my eyes
Angels never forget faces

Don't keep it confidential
Leave our love unusual
Now bats are carrying me
I fear that you forgot me

Somewhere you told me
That you were blaming me
I had to throw our love away

Somewhere you told me
That you were blaming me
I had to burn you right away



(texte Farangtom)

Le début d'un texte de chanson

Quelqu'un m'a dit

The Killers - Somebody told me

Du bon Pop Rock, comme j'aime, un tube en 2010. J'ai l'impression d'être tombé dedans quand j'étais petit.

Etre ou ne pas naître

Clarika - Bien mérité (Album "Moi en mieux")

On n'a que ce qu'on mérite alors j'ai mérité, dit la chanson. Je suis né en France, et j'ai de la chance. Je ne peux m'empêcher de penser à ma petite Princesse, en écoutant ces paroles. Quelle vie aurait-elle pu avoir, elle qui n'est pas née en France ? Parfois, cette question me glace. Savoir qu'elle aurait pu cheminer dans une vie miséreuse, sans notre acharnement et notre détermination à la vouloir ici, dans ce beau pays. A tout prix. Au hasard de nos naissances sur cette belle orange bleue, restons donc sages, humains et humbles. Pour les autres. Et méditons. N'est-ce pas Princesse ? Tu ne sais pas encore que je me serais coupé un bras pour toi. S'il avait fallu.
On n'a que ce qu'on mérite alors t'as mérité. Une vie heureuse.



Merci à Clarika pour son talent et cette chanson. A découvrir sur : http://www.clarika.net/

Je t'aime, ma fille. Je ne te le dirai jamais assez. Mais ça, tu le sais déjà. Tu vois, je radote.

lundi 10 janvier 2011

Cas d'hâvres exquis

L'âme soeur, l'âme frère,
L'âme en peine,
L'âme sereine,
Le froid de l'âme,
La froide lame,
Le vague à l'âme,
Le mal de mer,
Le mal de vivre,
Le mal d'aimer,
Le mâle adroit,
Le mâle heureux,
Le mal acquis,
Le mal au coeur,
Le baume au coeur,
Le coeur battant,
Le coeur fragile,

A coeur ouvert,
Ou le coeur gros,
Je reste un coeur d'artichaud
Tout ça me donne le torticolis

L'homme est perfectible

Un oubli, malencontreux. Si je ne devais garder qu'une image de ce que la musique du XXe siècle, évoque pour moi, c'est ce groove là. Avec Ray Charles aux commandes.

Le reste, le reste, comme disait Mozart, n'est que reprise...

Océano-loisir

Une vraie partie de rigolade, cette mission océanographique, en 1994 (mission Ifremer). Nous avions essuyé une tempête pendant deux jours, et tout le personnel scientifique avait été malade à bord, sauf moi, qui devait certainement être le seul habitué à aller en mer... Pour des océanographes, ça fait désordre, mais ça faisait bien rire les marins de l'équipage !
Et, ci-dessous, ce qu'on appelait le "labo humide", qui contraste sévèrement avec le labo de chimie, très propre, en container (salle blanche) isolé, où nous effectuions les prélèvements d'eau de mer.

dimanche 9 janvier 2011

At the same time

Hindi Zahra - Handmade

L'écrit, vain

A venir dans la semaine, selon ce qui viendra, ou ne viendra pas, le ou les billets suivants :

- Le désespoir des singes
- Vite fée, bien fée
- Une fois n'est pas coutûme
- Faits d'hiver
- La pelle à témoin

Mais je n'ai encore aucune idée de leurs contenus, ni par lequel commencer à laisser voguer mon imaginaire. Peut-être avez-vous une idée ?

samedi 8 janvier 2011

L'homme pressé

Si je meurs, ne m'enterrez pas en grande pompe, mais à toutes pompes !

(S. Gainsbourg)

jeudi 6 janvier 2011

Le physique de l'emploi

On dit souvent que j'écris assez bien (flattons mon ego, il en a bien besoin), que les textes sont bouleversants, parfois, déconcertants, souvent, méchants, aussi. Qu'ils prennent au coeur, aux tripes, ou à je ne sais quelle viscère anatomique. Mais que nenni. Lisons d'autres blogs, bien plus puissants (je n'en lis presque jamais..). Je ne sais pas écrire, juste laisser mon imaginaire avec un titre, une situation, et la faire vivre avec un seul leitmotiv : Il ne peut y avoir de happy end, sinon cela m'ennuie profondément. Parce que j'aime pleurer à la fin d'une histoire. Mais je ne suis qu'un chaton, dans le monde de ceux qui écrivent, et posent des mots, les uns à coté des autres. Je n'ai pas le physique de l'emploi. Enfin, je ne pense pas. J'y prends plaisir.

Le chapeau de paille

La journée s'annonçait magnifique. Elle portait un chapeau de paille. Sa robe en lin dessinait ses courbes fines et sensuelles. La beauté de cette femme n'a toujours eu d'égal que sa simplicité. Julien était fier d'elle, et le maire arborait un sourire radieux, ravi d'avoir célébré une cérémonie entouré d'une si jolie mariée. Les enfants jouaient et criaient à la sortie de la mairie. Ils n'avaient pas mis longtemps à se décider, quelques semaines, peut-être, mais tout le monde était là. Certains avaient parcouru des centaines de kilomètres pour ne pas rater cette journée. La petite Reine se mariait. Celle que nous aurions tous voulu épouser, à l'université. Julien pouvait être fier. La journée se poursuivait dans le grand parc du village, à proximité de la mairie, et en bordure de la rivière qui longe la commune. Une immense estrade avait été installée au centre du parc, et accueillait déjà les musiciens de jazz. Les airs de la Nouvelle Orléans se succédaient aux rythmes de Charleston, le soleil était étincelant, et les grands cèdres du Liban donnait à ce tableau un cadre somptueux. Les enfants jouaient et couraient de plus belle. Les femmes portaient de ravissants chapeaux et la centaine de convives se pressait maintenant à proximité des grandes tables du buffet. L'ambiance était champêtre, idéale. Le champagne ne me réussissant jamais dans de telles occasions, les flûtes que les serveurs avaient généreusement apporté commencaient à m'étourdir. Je sentai déjà mes tempes bourdonner, le volume sonore imposé par les groupes qui se formaient autour du buffet ne cessait de croître.

Je m'éloigne un peu, afin de faire quelques pas en direction de la rivière, où les enfants jouaient tout à l'heure. Près du petit pont qui l'enjambe et d'où, gamins, nous avions l'habitude de jeter des cailloux, puis regarder les remous que le courant dessinait. J'embrasse au passage la mariée, qui portait toujours son magnifique chapeau de paille. En posant ma main sur ses hanches, je lui murmure quelques mots au creux de l'oreille, de félicitations et d'espérance. Julien pouvait être fier d'elle. Son sourire éclatant illuminait la journée. Petite Reine. Le plus beau jour de sa vie était enfin arrivé. J'allume une cigarette, et tandis que je m'approchai du pont surplombant la rivière, le bruit des festivités s'éloignait pour laisser la place au ruissellement de l'eau, et aux cris des oiseaux alentours. Enfin la nature et ses bruits reviennent à mes oreilles. Je me sens bien. En arrivant sur le pont, où j'avais pris l'habitude de jouer comme les enfants, je ramasse un caillou, puis me penche afin de le laisser choir, et observer les petits remous. Le petit Tristan gisait dans l'eau, allongé, immobile. Il s'était noyé en tombant. La journée s'annonçait magnifique.

Elle portait un chapeau de paille. Deux ans après, la Petite Reine s'est suicidée. Tristan était son petit frère.

(texte Farangtom)

Les gens sont étranges

Sans commentaire, sinon référez-vous à l'allée 23, aire n°8, au père Lachaise. (The Doors - People are strange)



People are strange when you're a stranger
Faces look ugly when you're alone
Women seem wicked when you're unwanted
Streets are uneven when you're down
When you're strange
Faces come out of the rain
When you're strange
No one remembers your name
When you're strange

Faces de Rat et autres contes

Si vous ne connaissez pas Ptiluc et son univers trash déjanté, philosophiquement et métaphysiquement cynique, en prenant justement l'animal le moins aimé de nos mondes urbains, vous avez certainement perdu quelques raisons d'activer vos neurones et de faire marcher vos zygomatiques. C'est tout de même une série que j'ai du dévouvrir au milieu des années 80, donc autant dire que Ptiluc n'est pas un perdreau de l'année... Son univers est souvent désopilant, prenant justement ce qu'il y a de plus sombre dans notre monde urbain : des décharges publiques où vivent des rats, dont les caractères reflètent exactement le monde sociétal dans lequel nous vivons (avec un regard "trasho-métaphysique" qui me va bien !!)...
Pour en savoir plus : http://www.ptiluc.fr/

Immortal

Cette chanson me met dans tous les états. Je la découvre par hasard, et ne connaissais pas ce groupe. A approfondir.

Evanescence - Immortal

dimanche 2 janvier 2011

Le temps, haletant

Ha, le temps... Le temps du temps venu. Le temps d'un instant, quand on attend le temps. Haletant... Le temps qui passe, qui parfois nous dépasse. Le temps qui va, là où tout s'en va. Les temps anciens, dont personne ne se souvient. Le temps passé, qu'on ne rattrape jamais. Va t'en, le temps. Le temps qui suspend nos âmes d'enfants. Le temps presse, et souvent nous oppresse. Le temps des cerises, quand son parfum nous grise. Le temps des amours, quand on se dit pour toujours. Laissons le temps au temps. Pour ne pas perdre de temps.

Une chose est sure, je suis pressé de prendre mon temps.

Les faux cons de la nuit

Passionné de photo et de peinture moderne, j'ai eu l'occasion, pas hasard, en visitant l'Art Institute of Chicago (en 2004), pour y chercher quelques toiles de nos peintres impressionistes ou contemporains (Monet, Van Gogh, Courbet, Degas...), de tomber sur cette immense toile de Edward Hopper. Somptueuse. Je ne connaissais pas, à cette époque. Depuis, j'ai appris à connaitre. L'analogie avec le photographe Saul Leiter est recevable, sinon évidente, oui. A mes yeux.

Les faucons de la nuit. Edward Hopper. 1942

samedi 1 janvier 2011

L'avenir se lit dans le passé

En océanographie, on lit l'avenir de la planête dans son passé. Dans les carottes de sédiments, au fond des océans, ou dans les glaces des pôles. Tout le monde sait cela. On étudie le climat du passé, pour mieux prédire celui de l'avenir.

Mon blog est océano(psycho)logique, en quelque sorte, pour faire taire certaines idées, qui ne m'intéressent guère.

C'est en étudiant le passé, que je prépare mieux l'avenir. Question de réflexe, je pense. Et puis, un de mes meilleurs amis s'est tué pour cette noble cause, puisqu'il mesurait l'érosion des côtes, et une mission scientifique lui a été fatale. Il s'est noyé.

C'est en pensant à lui, que je vais de l'avant. Pour moi. Gràce à lui.

Et donc "tout va très bien, Madame la Marquise".

Mon nom est Personne

Je n'écris pour personne, ni je ne pense à quelqu'un quand j'écris. Que cela soit dit. Je devance des commentaires Off. Pardonnez mon imaginaire, qui n'appartient qu'à moi. Et aux fées.