Ils vivaient un ménage à trois presque parfait, depuis plusieurs mois. Lolita était heureuse. Elle avait deux hommes pour elle, vivant sous le même toit. Son mari et son amant. Il avait fallu aménager un peu l'appartement, et surtout la chambre à coucher qui disposait maintenant d'un plus grand lit. L'idée était venue de son mari, mais avait-il eu vraiment le choix. Lolita était tellement jolie, elle plaisait et aimait les hommes, elle était très courtisée. Son mari préférait donc devenir cocu sous son propre toit, et accepter de vivre avec son amant, plutôt que porter des cornes en permanence sans connaitre celui qui possédait sa femme. Lolita avait accepté sans grande hésitation. Elle y trouvait beaucoup d'avantages, et savait jouer de ses attributs pour séduire les deux coqs. Les règles semblaient bien établies. Le rythme des jours pairs et impairs, au cours desquels les deux hommes disposaient de Lola, à tour de rôle, dans sa chambre à coucher, qui ne laissait entrer qu'un seul homme à la fois. L'amant et le mari s'entendaient relativement bien, chacun y trouvant un avantage relatif.
Mais deux coqs dans une basse-cour ne peuvent jamais se placer sur le même pied d'égalité. L'amant prenait de plus en plus de place, et Lolita, qui sortait aussi beaucoup seule, ne faisait que peu d'efforts pour rétablir l'équilibre masculin, laissant à chacun le moyen de s'imposer. Les disputes devenaient donc fréquentes entre le mari et l'amant, pour des petites histoires de vie quotidienne. Le mari détestait faire les courses au supermarché, l'amant était très mauvais cuisinier. Et Lolita s'amusait trop, elle sortait de plus en plus sans ses hommes, ce qui les exaspérait. L'ambiance devenait vraiment nauséeuse, et le ton de l'amant franchement véhément envers le mari.
Une nuit, rentrant d'une soirée qu'elle venait de passer seule sans ces galants, Lolita découvrit ce qu'elle imaginait depuis longtemps. Son mari gisait par terre. Une balle l'avait atteint au Thorax, et son amant avait fui. Une ultime dispute passionnelle avait entrainé ce drame conjugual. L'amant fut vite retrouvé, puis condamné. Il écopa d'une peine de prison de 30 ans, assortie d'une peine de sureté de 22 ans. Au cours du procès, Lolita venait souvent accompagnée d'un jeune homme, de belle allure. Elle l'aimait depuis toujours, depuis sa plus jeune adolescence, et ne l'avait jamais vraiment quitté. Avant qu'on lui impose son mariage, il y a plus de dix ans. Son amoureux vivait dans l'ombre de son mari, dont elle ne savait comment se défaire. Elle allait enfin pouvoir vivre avec celui qu'elle avait toujours aimé. L'homme de sa vie.

Aïe.
RépondreSupprimerEt si le mari et l'amant étaient tombés amoureux ? L'un aurait fait les courses et l'autre cuisiné, belle complémentarité. Et puis ils avaient les mêmes goûts finalement.
Tu te doutes bien que dans les variations de cette nouvelle, bien plus longue que cette synthèse (consensuelle...?), il y a l'amour des deux hommes !! On ne se connait pas, mais on se connait...
RépondreSupprimerAlors je veux la version intégrale.
RépondreSupprimerElle n'est pas publiable ici
RépondreSupprimerelle a bien mené sa barque lolita...comme quoi les femmes arrivent toujours à leur fin
RépondreSupprimerla faiblesse d'un homme ne vaut pas la maitrise d'une femme...
pauvre de vous !!!!
Surtout celui qui va prendre 20 ans de prison, pour le machiavélisme de Lolita...:)
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