Il faisait encore chaud, mais l'air venant du lagon apportait un peu de fraicheur dans le bungalow. Je regarde ma montre, il est encore tôt. 5h30. Du coin de l'oeil, je l'aperçois sur la terrasse, en surplomb. Il est face à l'eau, face au lagon, et je le devine au travers des tentures écrues, balayées par la brise matinale. Il écrit. Je le regarde taper son clavier frénétiquement, absorbé, imprégné par ce qu'il va coucher à jamais sur une page. Il est beau, mon homme. Aussi beau qu'il est fou. Aussi beau qu'il est fragile. La lumière tamisée des bougies qu'il avait allumé laissait entrer une lumière chaude et douce dans notre petite alcôve. J'entends la brise et le clapotis du lagon. Je suis heureuse. Il a eu raison de nous emmener dans cet endroit unique. Et là, au moins, il peut écrire, sans contrainte, et finir son travail. Puisqu'il lui tient tant à coeur d'aller au bout de son chemin.
Depuis six mois que je le tiens à bout de bras, ce petit oiseau, me dis-je. Et il me le rend tellement. Je pense à la soirée merveilleuse d'hier soir, quand il m'emporta comme toujours avec une de ses histoires dont lui seul a le secret. Dans cet endroit magique. Je le vois se redresser, allumer tranquillement une cigarette, regarder longuement et intensément le lagon, avant de tourner sa tête vers la chambre, dans ma direction. Nos regards se croisent en silence. Je vois dans ses yeux qu'il est au bon endroit. Sa vie a repris depuis que mes pas ont croisé les siens. Il m'aura fallu du temps pour le comprendre, ce petit rossignol qui donne tellement de sa vie. Je me rallonge et laisse mon artiste à ses vagabondages. Il est 6h. Je peux dormir encore. Je sais qu'il est heureux, mon homme. Le jour se lève et ce lagon merveilleux l'emporte dans ses pensées. Alors je suis bien. Tout à l'heure nous prendrons le bateau, et nous irons pécher. Encore une belle journée à lui offrir. Je crois bien qu'il m'aime, à présent.
Depuis six mois que je le tiens à bout de bras, ce petit oiseau, me dis-je. Et il me le rend tellement. Je pense à la soirée merveilleuse d'hier soir, quand il m'emporta comme toujours avec une de ses histoires dont lui seul a le secret. Dans cet endroit magique. Je le vois se redresser, allumer tranquillement une cigarette, regarder longuement et intensément le lagon, avant de tourner sa tête vers la chambre, dans ma direction. Nos regards se croisent en silence. Je vois dans ses yeux qu'il est au bon endroit. Sa vie a repris depuis que mes pas ont croisé les siens. Il m'aura fallu du temps pour le comprendre, ce petit rossignol qui donne tellement de sa vie. Je me rallonge et laisse mon artiste à ses vagabondages. Il est 6h. Je peux dormir encore. Je sais qu'il est heureux, mon homme. Le jour se lève et ce lagon merveilleux l'emporte dans ses pensées. Alors je suis bien. Tout à l'heure nous prendrons le bateau, et nous irons pécher. Encore une belle journée à lui offrir. Je crois bien qu'il m'aime, à présent.


Voilà une vie accomplie avec beaucoup de complicité enfin !
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