Et puis un jour, très tôt le matin, ils sont venus me chercher. Je n'ai rien pu faire, ils étaient déjà tous dans ma chambre, armés jusqu'aux dents. Quelques minutes après je sortais de ma maison de Zlven, dans laquelle je m'étais réfugié au début de l'année. Menottes aux poignets. Ma cavale aura duré dix ans. J'en étais sur. Les gens de ce village ont fini par me balancer. Dans le fourgon blindé qui me mène à la prison, je revois ces années passées aux cotés de Ratko Mladic, notre chef des armées.
Srebrenica, 1995. Alors que Sarajevo résistait toujours à notre siège depuis deux ans, mon unité venait d'être transférée vers l'enclave de Srebrenica, où notre efficacité de snipers était plus utile. Nos blindés avaient poussé la grande partie des habitants sur les routes, rendant nos proies faciles à massacrer. Les consignes adressées à mes hommes étaient simples. Il n'y en avait pas. Sinon qu'il nous fallait abattre le maximum de fuyards, sans se faire repérer par les casques bleus. Ces derniers, peu nombreux, organisaient les évacuations dans une désorganisation manifeste.
Srebrenica, 1995. Alors que Sarajevo résistait toujours à notre siège depuis deux ans, mon unité venait d'être transférée vers l'enclave de Srebrenica, où notre efficacité de snipers était plus utile. Nos blindés avaient poussé la grande partie des habitants sur les routes, rendant nos proies faciles à massacrer. Les consignes adressées à mes hommes étaient simples. Il n'y en avait pas. Sinon qu'il nous fallait abattre le maximum de fuyards, sans se faire repérer par les casques bleus. Ces derniers, peu nombreux, organisaient les évacuations dans une désorganisation manifeste.
Ce matin nous nous étions positionnés sur les versants ouest des collines de Srebrenica. Le soleil déjà haut et lumineux rendait nos opérations beaucoup plus faciles. Eblouis, perchés sur leurs chars, les impuissants casques bleus tentaient de nous repérer. Positionnés à 100 m de distance les uns des autres, à bonne distance du convoi qui s'étirait avec lenteur sur la route, nous abattions les musulmans à intervalles réguliers. Tuant chacun notre tour. J'observais le Major positionné dans le char de queue du cortège funéraire donner des consignes à ses hommes, nous chercher aux jumelles sur la colline, embarquer quelques retardataires sur les flancs de son char. Je vis alors cette jeune femme se positionner sur le coté gauche de son char, exactement dans mon axe de tir. Immédiatement, j'arme mon MK IV et la mets en joue. La balle lui fit exploser la tête et son corps roula sur la route. Devant la panique apparente du Major, désespéré, qui se retournait en criant pour demander qu'on évacue son corps de la route, j'en profitais pour abattre les deux autres musulmans montés sur son char. Puis, comme après chaque tir, je m'allongeais dans les fourrés, pour ne pas être repéré.


un vrai Boum Coeur....et pan
RépondreSupprimerOui, Pan, dans la tête.
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