mercredi 22 juin 2011

Le destin de la coccinelle

J'aime bien la notion de destin. En fait. Car ce n'est qu'une notion, pour moi. En aucun cas cela ne relève du sacré. Je suis par trop cartésien pour celà. Quoique sans certitude, sur le sens de la vie, selon l'apôtre Jean-Claude. Il y a beaucoup d'expressions qui citent Jean-Claude, d'ailleurs, comme "prends ton destin en main" ou alors "provoque le destin", ou bien encore "c'était son destin, on n'y peut rien". Pour moi, le destin, je ne l'attends jamais le cul sur une chaise. Je suis toujours allé le chercher. Lui, c'est un gros fainéant, assis sur un banc. On ne peut pas compter sur lui, si on ne lui botte pas les fesses pour se bouger. Un jour, j'avais une coccinelle sur le doigt. Je la regardais doucement évoluer. Elle était si jolie. Parfaite, je dirais presque. Puis, j'ai secoué fortement mon doigt, pour que la petite coccinelle s'envole. Quelques semaines plus tard, des petites bosses sont apparues sur les deux cotés de mon crâne. Je ne sentais rien mais elles grossissaient, chaque jour un peu plus. Je ne pouvais plus les cacher, et les passants riaient de mes deux protubérances naissantes sur le crâne. Pourtant je n'avais pas mal. Elles devinrent si grandes que j'ai fini par m'en inquiéter, et consulter mes amis, ma famille. Bienveillants, mais moqueurs, ils me conseillèrent tous de trouver un écornifleur, de toute urgence. Avant qu'il ne soit trop tard.

Sinon, mon destin pourrait basculer vers de sombres augures. Mais ils m'ont rassuré, cela se soigne et se retire avec un traitement approprié. Suivant leur conseil, j'ai donc dû me résoudre. Alors ce soir, j'ai botté les fesses à ce fainéant de destin, assis sur son banc. Je me fais opérer, pour enlever ces horribles appendices. On m'a assuré, l'opération est sans douleur pour le patient.

Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous, disait Paul Eluard. C'est comme le destin. Il n'existe pas, il n'y a que des opportunités, à saisir. Ou pas. Pour changer le cours d'un long fleuve, pas si tranquille que ça.

Farangtom

4 commentaires:

  1. Décidément ce Jean-Claude.....

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  2. Jean-Claude ? Jean-Claude, ça ne serait pas celui qui a toujours des ouvertures, mais qui n'arrive jamais à conclure ?

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  3. depuis bb j 'ai un pendentif coccinelle...je ne sais pas si ça porte bonheur, du coup ma mère apelle sa grande fille de 37 ans "ma coccinelle"

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  4. oui oui, Jean-Claude Dusse, des bronzés !!! Celui qui, sur un malentendu....Vous avez gagné un Pin's !

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