vendredi 31 décembre 2010

Cloture et cotillons


L'année 2011 sera bonne. Si, si, on y croit !

Purée de carottes

Les ballons

Saul Leiter

Il y a un mystère Saul Leiter. On ne comprend jamais tout à fait les images de ce photographe. On sent qu’il n’a pas spécialement voulu nous dire "regardez par là".

Face à chacune de ses photos, on a plus l’impression qu’il s’est contenté de poser son regard sur quelque chose, qu’il a pris le cliché à la sauvette, et puis qu’ensuite, comme par magie, tout ce qui était autour – un store, une fenêtre de voiture, le reflet dans une vitrine – est venu renforcer l’ensemble.

Ca donne des images étrangement destructurées, décentrées, chaotiques. Les éléments s’assemblent en cadavres exquis.

Beaucoup de photos ont été prises dans les rues survoltées du New York des années 50-60, et pourtant elles n’ont rien d’agressif. Au contraire, ses images sont autant d’instants suspendus. Au milieu de l’agitation citadine, Leiter a préféré figer discrètement la solitude.

Rétrospective

Une retrospective du précédent jour de l'an.
Un parc national, perdu au nord de la Thaïlande, avec les amis du pays.
Les images parlent toutes seules.



Au petit matin...

Les toiles filantes

(15 août 2010)

Prophête assassiné, je porte ma croix
Et toi, Reine de Sabah, tu y crois
Alanguie, tu te prélasses,
Tandis que ma carcasse,
Guimbarde cabriolet,
Violemment se ramasse,
Posée à ton chevet.

Je m'accroche, dérisoires phalanges
Dolphine sirène, petit ange,
Perdue.

Avant de m'aimer, tu ne m'aimes déjà plus

Farangtom

jeudi 30 décembre 2010

There she goes

The La's - 1988
De la pure pop US des années 80.

With or Without You

N'ayant pas trouvé de vidéo de Bob Dylan, pour des raisons de copyright, Je pensais que celle-ci devait figurer sur ce blog.
A cet endroit, il est à la bonne place. Au bon moment.


Décalage horaire

"Docteur, j'ai un problème. Je fais pipi et caca tous les jours, exactement à la même heure, à 6 heures du matin"
"Mais c'est très bien d'être régulier pour le transit"
"Oui, mais le souci, c'est que je ne me lève qu'à 7 heures"

mercredi 29 décembre 2010

Partie de cash cash

Il y a des factures qui se paient cash. Et qui vous laissent à poil.  Quand on est à découvert. Manque de liquidités, de sentiments. J'en arrive même à faire souffrir. Pourtant, pas ça. J'en arrive d'ailleurs, à faire boullir, tous mes états. J'ai pris peur de tes baisers, comme j'ai toujours eu peur des escaliers. Les mots s'écoulent, sur tes larmes. Je n'ai jamais choisi les bonnes armes. Je n'ai que deux scies. Et des mots, une âme aussi. En peine. Les monstres n'ont pas de visage. Ils sont si horribles. Je veux bien leur donner le mien, puisqu'il parait que je leur ressemble.

Je n'ai plus d'écorce. Alors ne secoue pas trop, je n'en aurai pas la force.

Best of

En périodes de vacances et de fin d'année, on revisite les meilleurs moments de l'année qui s'est écoulée. Tout le monde est en vacances, en famille, en déplacement. En vrai conformiste (héhé, ce mot me fait rire...), je vais en faire de même... Publier quelques-uns des textes ou billets que j'ai apprécié d'écrire, au gré des saisons.. Pour bien finir cette année, pour le moins singulière.

Etre tout et son contraire

(Publication du 13 juin 2010)

Je suis un contraire. Comme l'indien de Little Big Man. Je marche à l'envers.

Oui. Sur les mains, je marche, depuis l'enfance. Pas à reculons, non, ça use. Mais si ça amuse les gens, alors je le fais. C'est facile. Je suis un contraire. Là où vont les gens, je pars dans l'autre sens. A l'endroit, à l'envers. Puisque les gens n'aiment pas leur quotidien, moi, je le bois. Cul sec. Le coeur à Anvers. Les pieds dans l'eau. De bas en haut.

La vie est un si. Moi je préfère leurrer. Mineur si possible.

Putain, Quisas, qu'est-ce que tu fous ? Remets-moi à l'endroit. L'apesanteur me pèse. Un pèse-personne, dit-on ? Et si une personne m'apaise ? Est-ce trop demander ?

Je suis un contraire. Un con, oui. Puisque je n'ai jamais su traire.

Pourtant, j'ai essayé.

(Texte : Farangtom)

mardi 28 décembre 2010

L'amarre est basse

J'ai le coeur à marée basse. Le vent agite mes tourments. La mer se retire, et je me retire avec elle. Allez, mes enfants, on se fait la bise. Comme dit l'artiste, on s'écrit, puisqu'on doit faire avec, ou plutôt sans. C'était pas mieux avant. C'était différent. Si mes genoux vous manque, mes enfants, je vous donnerai mes phalanges, à mordre. Mangez tout, surtout. Je vous aime. Je vous entends. Je vous attends. Ma coquille est vide ce soir, la mer a tout piqué, en se retirant. On n'y peut rien. Sauf à attendre demain. Le beau temps. J'ai peur du sommeil, sans vos cris, sans vos bronches haletantes, mes enfants. Ce sera pire, oui, quand j'aurai passé l'âge. Mes enfants.

Mes enfants.

Les filles d'Allah et Adam

(Publication du 20 septembre 2010)

Ô oui, mon Dieu, que c'est dur
La violence en lieu et place d'intelligence,
A tellement vouloir être impure
Quand il n'y a que rancoeur et manigance
En vertu de je ne sais quelle impuissance
A n'avoir pas su m'aimer

Je fuis sa manipulation depuis tant d'années
Les cris du quotidien, les salissures orales
Contre la femme musulmane qui avilissait
Mon âme
Homme, j'aurais préféré le supplice du pal
La froide lame

Je subis coups et blessures
Morales
Elle en tient sa jouissance
Fécale
Pour voir ma descendance
Je suis esclave sans armure

Oui,
Certaines filles d'Allah ont l'Adam dur

Farangtom

La douce heure de l'attente

(Publication du 8 août 2010)

Troubadour,
Chevalier servant.
Marin au long court,
Tisserand.

Allongé sur la berge, j'ai dérivé de l'autre coté. Mais toujours cet amour qui inonde, qui asperge. Et puis, l'attente. Tu te souviens de ces flashs, le doigt fébrile ? Et déjà tes odeurs qui se détachent, qui sentaient l'idylle. Je déchire un morceau de tissu, j'avance dans l'inconnu. Nous avions rendez-vous, juste à la seconde où je ne t'attendais plus. Depuis si longtemps que je cherche, et qu'en silence je prêche. Que mes lendemains soient les tiens. Ce jour est venu, alors sans retenue, j'ai mis le feu à la baraque et chargé la barque. Et puis, l'attente.

Tu voleras en éclat, sous le vent, au flux et reflux des marées. Tu te donneras, comme une enfant, trop longtemps délaissée. J'ajusterai la mire, écoutant ton ultime soupir. Et puis, l'attente. Avant l'assaut final. Ce sera Suzerain contre Vassal. Alors, j'imagine l'instant. Passements de jambes et croisements de bras, nos corps s'animent et se tendent, bruyant fracas. Corps à corps fougueux et rageurs, d'avoir trop imaginé ces heures. Mon épée se plante en toi, délicieuse tourmente, tendre émoi. Soudainement prise de trac, tu ressens l'impact. Puissant. Fulgurant. Le venin jaillit. Les oiseaux pavoisent, puis se taisent. Deux corps s'apprivoisent, et soufflent les braises. Catapultés hors du temps, l'espace d'un instant.

Puis on s'endormira, comme les autres. A partir de maintenant, je serai l'autre.

Sentir le grain de ta peau, le matin. Porteras-tu un chapeau ? Un voile de satin ? Je planterai mes racines, tenaces, je t'enverrai des bouquets d'étamines, fugaces. A pas de loups, je sens que tu glisses, dans la toile qui se tisse. On ira voir ce soir, les flamands roses venir boire. Je te raconterai leur histoire. Le coeur a sa mémoire. On passera du temps blottis, sur les traces de Pierre Loti. Les yeux dans les étoiles, ce soir la lune sera rousse.

(Texte FarangTom)

La drague


Il y a une courtisane qui ne m'a pas laissé insensible, puisque je suis le parrain de son bébé
"Deun", une dame très élégante et très douce

La vie en rose


Princesse Rose a une nouvelle copine

lundi 27 décembre 2010

Karaoke parad



A 2 ans

Les dunes de la vie

(Publication du 13 juin 2010)

Elle riait. Aux éclats.
dunes
Je voyais ses grands cheveux noirs se mouvoir harmonieusement. Ses yeux illuminaient son visage satiné. Qu'est ce qu'elle est belle, me disais-je... Elle a parlé toute la soirée. Moi, je la regardais, parfois je décrochais du flot de paroles qui me submergeait. J'accrochais mon regard à son décolleté, qui depuis deux heures, dans ce restaurant, me tenait en haleine et faisait bourdonner mes tempes. Dans ce décolleté, les dunes de la vie s'y dessinaient, se devinaient.
Elles emmenaient mes pensées. Le désert, sud marocain. J'étais bédouin, chef de caravane, je parcourais ses dunes chaque jour, sous un soleil urticant. Théodore Monod n'a jamais franchi ces dunes là, elles seront miennes. Je serai pionnier, moi aussi. Je ferai tout pour qu'elle s'abandonne, mieux aimée, se laissant délicieusement pénétrer de l'éternel recommencement, de l'intemporelle étreinte.

Elle riait. Aux éclats. Je cours le monde, cherchant ma blonde. Mais ma fée sera brune, quand, sur la même longueur d'onde, nos corps rassemblés, atteindront l'autre monde : la lune.

(Texte : Farangtom)

Adieu, la fée

(Publication du 10 août 2010)

Quisas?
                                                                        Oui, Tom
Il est temps de partir, tu sais
                                                                        Ou vas-tu, Tom ?
Je quitte ces marécages
Vers d'autres lieux, d'autres rivages
                                                                        Tu vas me laisser
J'ai tant attendu, tu sais
Je croyais qu'une fée pouvait aimer
                                                                        Je sais, Tom. J'ai mis du temps à comprendre, aussi
Comprendre quoi, ma fée?
                                                                        Que je pouvais aimer, t'aimer pour ce que tu es...
Moralité, Mortalité,
Tu dispenses l'une pour te préserver de l'autre
                                                                        Tu m'en veux ?
Non. jamais. Mais il fait trop froid ici.
Je suis gelé, d'avoir trop espéré
                                                                       Tom ?
Oui, Quisas
                                                                       Ne me laisse pas, emmène moi
                                                                       Tom ?
                                                                       Je voulais te dire, je suis devenue mortelle
                                                                       Pour ne plus vivre sans toi

                                                                       Tom ?... Il n'est jamais trop tard

Le sang du flamboyant

(Publication du 1er août 2010)

 Je suis un flamboyant. J'ai du sang noir dans ma sève. Je ne l'ai pas fait exprès. Arbre métisse, aux couleurs de celui qui a tant pleuré, tant souffert. Il pousse en moi, désormais. Arbre métisse. Du sang noir dans mes veines, et eux, sur leurs mains, dans leurs chairs. A cause d'eux, je suis différent.

Du haut de ma cime, je voyais tout. Ces champs de cotons, et leurs esclaves. Puis un jour, j'ai vu l'homme noir se rebeller. Ne plus accepter son sort, sauf celui d'être traqué, pourchassé. Chasse à l'homme qui commence. Chasse à courre qui n'en finit plus.

Je le voyais la nuit, passer près de moi pour rejoindre les siens en cachette. Il me regardait et s'arrêtait pour se reposer, sous mon feuillage. Il aimait m'entendre. Je lui parlais, oui. Il me parlait aussi. Puis enfin il s'apaisait, se posait un instant. Avant de partir se cacher en forêt, comme chaque fois.

Une nuit, six loups le trainèrent tendrement jusqu'à moi, sans bruit. Il était couvert de sang, il ne bougeait plus. Hâtivement, les six loups lui creusèrent une tombe, entre mes racines. Il repose dorénavant en moi, de sa dernière volonté. Les autres, les hommes blancs, avaient fini par le tuer.

Un long hurlement. Sombre et triste lune, cette nuit là... Les six loups hurlaient et pleuraient le désespoir de cet homme, une dernière fois. Puis ils s'en allèrent rejoindre la forêt. Ils disparurent à jamais, l'homme noir à mes pieds. Je suis un flamboyant. J'ai du sang noir dans ma sève. Je ne l'ai pas fait exprès, mais je suis devenu le plus beau flamboyant de la région.

Seuls six loups savaient pourquoi.

(texte Farangtom)

dimanche 26 décembre 2010

Loup y es-tu ?


(Publication du 17 Juillet 2010)

Les loups sont plus intelligents, tu sais, ils sentent l'humain. Ma louve ne m'aurait jamais touché, même au fond de sa niche. J'étais planqué dans ses poils, j'avais chaud. Les adultes en avaient peur. Alors qu'elle me léchait comme une maman. Elle sentait le fauve. Elle puait de la gueule aussi, cette odeur carnée si caractéristique, si forte, quand repue, elle en venait à s'étendre pour digérer, toujours à l'affut du moindre dérangement. Oui, j'ai pris quelques coups de griffes, elle ne calculait pas son amour pour moi... Mais personne ne pouvait m'approcher à ce moment-là. J'étais bien. Je pouvais construire. J'avais 11 ans.

Elle pouvait me tuer. J'aurais voulu qu'elle me morde, au moins une fois, avant qu'ils ne l'abattent. Ces chiens d'humains.

(texte Farangtom)

La fée NogegoN

(Publication du 27 Avril 2010)

Prenez le mot NogegoN, et écrivez-le tout simplement dans l'autre sens...Eh oui, cela donne NogegoN, un palindrome !... Le texte ci-dessous reprend les phrases du dialogue initial, en inversant juste les rôles dans la deuxième partie du texte. Suis-je clair ? Pas sur... Lisez, plutôt...

..............................Quisas?

Quoi ? ............................................................
..............................Ou es tu ?
Ici, comme toujours ............................................................
..............................Je te vois et t‘attends, tu sais
Pas moi ............................................................
..............................C’est normal,
Ben oui, il parait que je suis une fée ............................................................
..............................C’est toi Mélusine ?
Non, M c’est plus joli ............................................................
..............................Tu sais,
Quoi, encore ............................................................
..............................Je déteste la claire fontaine
Comme moi ............................................................
..............................L’eau est crade
Et elle pue ............................................................
..............................Je ne crois pas aux fées
Moi si ............................................................
..............................Quand tu as trop bu ?
Non, j’y crois c’est tout ............................................................
..............................Tu as surement raison
Sur ce coup, oui ............................................................
..............................Tu reviendras alors ?
Non ............................................................
..............................Je suis à bout de souffle
Et moi au bord de l’eau ............................................................
..............................Tu attends l’orage ?
Comme toi ............................................................
..............................Je voudrais te montrer comme ils sont beaux
Tes sentiments ? ............................................................
..............................Oui, mais c’est pas facile
D’être sage ? ............................................................
..............................J’ai les poumons pleins de rage
Tu t’emportes c’est n’importe quoi ............................................................
..............................Non
Tu as surement raison ............................................................
..............................Sur ce coup, oui
C'est normal, ............................................................
..............................Quoi ?
Je suis à bout de souffle ............................................................
..............................Et moi au bord de l’eau
Tu attends l’orage ? ............................................................
..............................Comme toi
Je voudrais te montrer comme ils sont beaux ............................................................
..............................Tes sentiments ?
Oui, mais c’est pas facile ............................................................
..............................D’être sage ?
J’ai les poumons pleins de rage ............................................................
..............................Tu t'emportes c'est n'importe quoi
Tu sais ............................................................
..............................Quoi encore
Je ne crois pas aux fées ............................................................
..............................Moi si
Je déteste la claire fontaine ............................................................
..............................Comme moi
L’eau est crade ............................................................
..............................Et elle pue
Tu reviendras alors ? ............................................................
..............................Ben oui, il parait que je suis une fée
Quand tu as trop bu ? ............................................................
..............................Non, j’y crois c’est tout
Je te vois et t‘attends, tu sais ............................................................
..............................Pas moi
C’est toi Mélusine ? ............................................................
..............................Non, M c’est plus joli
Ou est tu ? ............................................................
..............................Ici, comme toujours
Quisas ?… ............................................................

samedi 25 décembre 2010

Les promesses après l'amour

Publication du 9 Juillet 2010

Je sais, j'ai l'air d'un con. Faire du stop sur une barque au milieu d'un étang, c'est idiot. En plus, il y a de la brume. On ne voit pas à cinq mètres. Je l'attends. C'est le bon moment. Entre chiens et loups. Je me gèle les arpions,  les bonbons collés aux papiers, le pouce en l'air. Je te jure, si elle arrive, je laisse tomber l'écologie. Du CO2, on va en dégager, jusqu'à s'asphyxier. Contribuer sérieusement à l'augmentation de l'effet de serre. Dégeler le permafrost sur des millions de kilomètres carrés. Je l'attends. Je m'improviserai garagiste, toujours fourré dans sa mécanique, régler la hausse du piston, surveiller son joint de culasse, refaire les niveaux. Je tirerai à balles réelles. Je serai son sniper, elle sera ma vipère. Déjà son venin infuse, le mien la perfuse.

Je sais, j'ai l'air d'un con. Faire du stop sur une barque au milieu d'un étang, c'est idiot. En plus, la marée descend, alors que ma sève est au firmament. Alcaline. Je serai plongeur, explorateur. Nettoyer ses criques enherbées, retrousser ses manches, y introduire le mien. Tenir en apnée, la cueillir à volonté. Caulerpa taxifolia. Ni masque ni tuba. Juste un lamantin, broutant, savourant le festin au quotidien. Je l'attends. Je sais qu'elle est belle, les soirs d'été. J'entends ses mots d'amour, et le pauvre crétin qui jure, chaque jour, entre ses reins. Les promesses, après l'amour, ne durent pas.

Je l'attends. Une fée arrive toujours entre chiens et loups. Moi, je serai seul, face à six-loups. Au bord de l'eau, il y fait froid ce soir, mais je m'en fous.

(Texte : Farangtom)

Le grand bal

Aventurier grabataire
Six-pieds sous terre
Tu comprendras

Tu te souviendras du froid,
Qui nous brisait les os
Tu te rappelleras le chaud,
Qui nous brulait le dos

Et puis, le vent, Mathilde
De nos étreintes torrides
Tu comprendras

Tu regretteras mes doigts
Lorsque, dans mon tombeau,
Je garderai, Mille fois
Nos regrets, sur ta peau

Puisque le temps, Mathilde
Emporte tes rêves hostiles
Tu comprendras

Allez, sors nous le grand jeu,
Fais nous voir ton grand bal
Pour nous, déjà plus d'enjeu
Et puis tout ça, m'est égal

(texte Farangtom)

vendredi 24 décembre 2010

Noyeux Joêl

Joyeux Noêl à tous !!!!


(Avec une tendre pensée pour tous ceux qui, dans le froid, ou sans-famille, ne pourront fêter cette soirée)

Mon enfant



Si tu aimes les soirs de pluie
Mon enfant, mon enfant
Les ruelles de l'Italie
Et les pas des passants
L'éternelle litanie
Des feuilles mortes dans le vent
Qui poussent un dernier cri
Crie, mon enfant

Si tu aimes les éclaircies
Mon enfant, mon enfant
Prendre un bain de minuit
Dans le grand océan
Si tu aimes la mauvaise vie
Ton reflet dans l'étang
Si tu veux tes amis
Près de toi, tout le temps

Si tu pries quand la nuit tombe
Mon enfant, mon enfant
Si tu ne fleuris pas les tombes
Mais chéris les absents
Si tu as peur de la bombe
Et du ciel trop grand
Si tu parles à ton ombre
De temps en temps

Si tu aimes la marée basse
Mon enfant, mon enfant
Le soleil sur la terrasse
Et la lune sous le vent
Si l'on perd souvent ta trace
Dès qu'arrive le printemps
Si la vie te dépasse
Passe, mon enfant

Si tu oublies les prénoms
Les adresses et les âges
Mais presque jamais le son
D'une voix, un visage
Si tu aimes ce qui est bon
Si tu vois des mirages
Si tu préfères Paris
Quand vient l'orage

Si tu aimes partir avant
Mon enfant, mon enfant
Avant que l'autre s'éveille
Avant qu'il te laisse en plan
Si tu as peur du sommeil
Et que passe le temps
Si tu aimes l'automne vermeil
Merveille, rouge sang

Si tu as peur de la foule
Mais supportes les gens
Si tes idéaux s'écroulent
Le soir de tes vingt ans
Et si tout se déroule
Jamais comme dans tes plans
Si tu n'es qu'une pierre qui roule
Roule, mon enfant

Ça n'est pas ta faute
C'est ton héritage
Et ce sera pire encore
Quand tu auras mon âge
Ça n'est pas ta faute
C'est ta chair, ton sang
Il va falloir faire avec
Ou, plutôt sans

(B.Biolay - ton héritage, extraits)

jeudi 23 décembre 2010

L'an pâtit

J'aime l'artiste qui crée avec son corps. Harmonisant l'espace qu'il s'approprie. Les neurones en création, de la gestuelle, de l'émotion choisie, puis ressentie, à chaque brassement d'air... Il en résulte une forme d'empathie, agréable à recevoir.

Cela s'appelle un danseur contemporain.

Archanges au corps d'airain. Funambules tantôt, parfois bohémiens, des âmes. Vous pouvez nous guider hors de la vacuité. D'un seul geste. Puisque vous n'êtes que le vent.
Alors, emportez-nous... Sur le champ

mercredi 22 décembre 2010

L'éternel recommencement

Hua Hin, Thailand 2009

Il y a des photos dont j'ai besoin. De les publier à nouveau. Sensation agréable.

mardi 21 décembre 2010

La Belle et la Bête

Ils vécurent heureux mais n'eurent pas d'enfants...

lundi 20 décembre 2010

Fée sur mesure

Le gros plan sur une jolie maison de poupée... La livraison est prévue à Noêl, le chantier avance bien.


Je me suis bien amusé. II reste quelques finitions, l'intérieur à faire... Cuisine équipée...etc. Une princesse exigeante...

Une bonne trentaine d'heure de travail. Pour un coût de revient de 5 euros. L'avantage d'avoir une grande cave..

Peinture bio, avec des teintes naturelles, au safran, au chili et confiture de groseille. Sorties du placard... si, si

dimanche 19 décembre 2010

Logisticiens

Week-end sous la neige, et sous ... : quelques litres de lait, un étage frigorifique de laitages et fromages, purées carottes les loulous ?  "wahoo !!..." 3 ou 4 bonnes lessives, couches à discrétion... Une bonne vingtaine de passage de serpillières, de nettoyages de table, de vaisselle, et le tour est joué. Un bonheur parfait, à tel point que je préfère résolument flouter la première photo, prise avec mon nouveau jouet. Une illustration de l'ambiance... Héhé. Un bonheur parfait, des enfants adorables, et joueurs comme le papa. Des poilades.

Ma fée avait raison. La musique est un fil rouge.

jeudi 16 décembre 2010

Pour ou contre le tas nazi ?


C'est un sujet délicat à traiter. Il faut beaucoup de temps pour cela. Serge Klarsfeld y a passé sa vie. Pour laisser la justice internationale trancher.

Je n'ai jamais su. Alors j'ai pris une décision. Je suis pour, les jours pairs, et contre, les jours impairs.

Ma conscience est donc en paix.




Avoir la tête dans le bocal

mercredi 15 décembre 2010

Un autre objectif dans la vie

Parfois je me relis. Je me surprends à lire certaines pages de ce blog, ou les billets dont le titre avait fortement inspiré mon imaginaire.. Eh bien vous allez rire : j'aime bien... Héhé. C'est moi qui ai marqué tout ça ? Les chevilles se portent bien, alors. Même les conneries sont soumises à un soin esthétique certain. Je les tempère, et elles obtempèrent, donc. En tous cas, il est peut-être temps que le père Noêl passe, pour qu'un nouvel objectif s'installe sur ce blog. Un objectif plus visuel, moins écrit...

Bref, un autre appareil photo !!!

J'ai déjà plein d'idées ou d'envies dans ce nouvel objectif

mardi 14 décembre 2010

L'éveil d'une nouvelle année

Suan Sai National Park. Loei Province.
North Thaïland, 9:00 am. January 1st, 2010

Missing Thaïland, Missing

Around Dansai, Loei Province.
North Thailand. January First, 2010

La planque

Allez, soyons léger, ce soir. Après une longue et harassante journée de travail. Un homme reste un homme. L'envie d'un peu de beaufattitude, parfois. Un bon canap', un verre à la main, en père peinard, décontracté du clan, avec quelques grivoiseries latentes, voire sous-jacentes. Presque ostentatoires. Allez, le champagne est au frais. Il est à bonne température, je l'avais mis au bon endroit.

lundi 13 décembre 2010

Les yeux rêvent, volent vers...

Hypnotisator est de retour

dimanche 12 décembre 2010

La queue de cheval

Bill, le fameux cowboy, entre dans un saloon pour se désaltérer. Il aperçoit l'annonce accrochée au mur, derrière le barman. "50 $ à qui fera rire mon cheval". Intrigué, il demande au barman, qui lui répond que son cheval fait une dépression, et n'exprime plus aucune émotion. Depuis, malgré l'annonce, aucun cow boy n'a réussi à faire rire son cheval. Bill  sort alors du saloon et s'approche du manège où se trouve le cheval. Il lui murmure quelques mots à l'oreille, et le cheval est pris d'un énorme fou rire. Il rit, à se taper les sabots par terre. De retour au saloon, Bill empoche les 50 $, puis s'en va, laissant le barman complêtement surpris.

Deux jours après, Bill revient au saloon, et cette fois, l'annonce a changé. "100 $ à qui fera pleurer mon cheval".  Bill rejoint le cheval dans son manège. Quand il revient dans le saloon, le cheval n'en finit pas de pleurer. Le barman, complêtement bluffé, lui tend les 100 $ et lui dit :

"Franchement, je n'ai jamais vu ça de ma vie. Je pensais que personne ne changerai mon cheval, à ce point. mais que lui as-tu dit ?"

"C'est simple, la première fois, je lui ai dit à l'oreille que j'en avais une plus grosse que lui, il ne m'a pas cru et ça l'a fait beaucoup rire".

"Mais alors, pourquoi a t'il pleuré la deuxième fois ?"

"Eh bien je lui ai montré".

jeudi 9 décembre 2010

L'animal à sang-froid

La neige engourdit tout. Les oreilles, les yeux, les pieds, les mains. On ne peut plus rouler. En Ile de France. Nous sommes bien une île, avec pour nombril, Paris... On se terre. Donc on bricole, on picole, on décolle, on s'affole. On affûte ses biseaux, on nettoie ses pinceaux. On recoud les filets, on abuse du balai. A la pelle. On ne peut plus rouler. Enfin, rouler... Au coin du feu, bien blotti devant une bonne bûche de chêne se consumant avec moultes calories, exothermisantes.
On finirait par rouler.

mardi 7 décembre 2010

L'amouromètre

Comment mesure t'on l'amour que l'on porte à quelqu'un ? Avec un mètre ? J'ai une belle collection de décamètres, c'est vrai. Pour avoir une certaine marge de maneuvre. Un vrai artisan. Ou plutôt un apprenti, de toujours. Mais les équations me rebutent toujours autant. Je les résous si vite, pourtant. Alors que là, je sèche. Comme cette peinture. Quelques tâches de noir sur un fond blanc.

La descente d'organes

Un mari, excédé par le comportement de sa femme demande à son médecin : "Docteur, je n'en peux plus. Ma femme refuse de porter des petites culottes sous ses jupes. Que me conseillez-vous pour la ramener à la raison ?". Le docteur suggère alors  : "A ce stade, je ne vois qu'un moyen. Il faut lui expliquer qu'elle risque une descente d'organe. Cela peut l'effrayer définitivement."

De retour au foyer, l'homme explique à sa femme ce qu'elle risque. Mais celle-ci ne veut rien entendre. Elle ne portera plus de petites culottes sous ses jupes. Dépité, le mari décide alors, tôt le matin, de placer 2 bons kilos de tripes et boyaux, entre les jambes de son épouse, qui dort encore. Puis il part au travail, persuadé que cette fois-ci, elle aura bien compris la leçon. Effectivement, dès 9h 30, coup de fil affolé de Madame au bureau du mari. "Mon chéri, tu avais raison... Ce matin j'ai eu une descente d'organe. C'était horrible !"

Le mari feint d'être surpris et affolé. " Quoi ?? C'était donc vrai ! Mais tu n'as rien senti ???"

"Mais non", répondit la femme. "Je n'ai rien senti quand tout est descendu. C''est pour tout remettre que j'ai beaucoup souffert".




J.L. Petitrenaud, J.P. Coffe et Myster Tom vous souhaitent bon appétit

L'amie de l'ami

Un nuage pour deux

Denis ?
                                                          Oui, Ptit Tiag
                                                          Tu penses encore à moi ?
Bien sur. Toujours
T'as vu, c'est speed en bas.
                                                          Oui, tu ne te ménages pas
On avance, couillu !
Si t'avais été là, 
J'aurai encore plus de pêche
                                                          Heu, tu en as assez déjà....
Oui, c'est vrai
Mais tu es si loin
                                                          Ptit Tiag, je veille sur toi
Un jour on se reverra alors ?
                                                          Oui, j'ai choisi un grand nuage,
                                                          Nous y serons peinards, pour refaire le monde

vendredi 3 décembre 2010

Koh Lanta à la nippone

Epreuve d'immunité : "Qui va retrouver la pièce de 1 euro ?"...

Sur un air de flute


Le petit morceau du week end, pour passer bonne nuit !
Mes souliers sont rouges

jeudi 2 décembre 2010

Il est en Corto, mon cher Maltese

Je sais, Maltese. Je n'y peux rien. Je fais de mon mieux. Et toi, tu te moques. C'est normal. Je suis matinal, pourtant. Mais là, il est encore tôt, mon cher Corto. Toi, tu t'en es allé, rejoindre Bouche Dorée, et Hugo. Aux Marquises, à Venise, ou dans un coin paumé de tes aventures. Mais moi, je sais où tu es. J'ai trouvé. Et Raspoutine est avec toi. Vieux grigou. Tu me prends pour un idiot. Tu oublies que je sais ou se trouve Samarkand, et que Raspoutine t'y attendait. Avec le Moine. Pour votre dernière aventure. Je voulais pourtant te racheter ton voilier, vieux pirate. Maintenant, nous voici sur la terre ferme, pour longtemps. Mais il est en Corto, Monsieur Maltese, alors nous en reparlerons, devant une bonne tasse de thé. Et tu me raconteras.

mercredi 1 décembre 2010

La vie perd

Deux chasseurs français, en Afrique, partent chasser. En fouillant dans un fourré, l'un d'eux se fait mordre le sexe par un serpent, au venin mortel. La douleur est insoutenable et la mort imminente. Affolé, son ami saute sur le téléphone par satellite, et appelle un médecin. Son ami est écroulé, contre un arbre, en souffrance, en se tenant l'organe génital dans ses mains. Ayant enfin réussi à obtenir un centre de secours, l'autre chasseur explique la situation :

"Mon ami vient de se faire mordre par un serpent extrêmement venimeux, au niveau du sexe; il risque de mourir, docteur. Que dois-je faire ?"

"Eh bien, je ne vois qu'une solution. Il faut sucer la plaie, le plus longtemps possible, pour évacuer le venin", explique le docteur.

"Que dit le médecin ? Que dit le médecin ?", demande son ami, déjà très affaibli.

"Il dit que tu vas mourir"

La peau lisse aux fesses

Et si l'on tasait ceux qui tasent à tout va ? On verrait s'ils ont la peau lisse aux fesses, non ? Ou bien la police au cul. C'est un choix cornélien. Les bébés ont toujours la peau lisse aux fesses. Pourtant, on ne les tase pas tous, eux. Heureusement. Seuls les maliens ont ce privilège. Leur peau doit-être si douce. A croquer du 50 000 volts en pleine poitrine, avec bonheur. Ils devraient dire merci à leurs bienfaiteurs, je pense. Le ball-trap de nos chers villages a ses nostalgiques...

Les policiers sont perdus, ils sont victimes du syndrome de Meta.

(Je sais, pour ceux qui pratiquent mon verbiage, le jeu de mot est facile. Faut-il encore le trouver. Je suis, hélas, perfectible, voire "tasable")

Des mots, des rations

Parfois, oui. Il m'arrive de modérer. Pas de censurer. Surtout pas. J'ai aussi une adresse mail, très visible sur mon blog. A chacun d'étalonner ce qu'il veut voir ici, ou comment participer de ce modeste petit blog. Je réponds surtout à tous commentaires qui s'inscrivent sur celui-ci, car ils en font entièrement partie.

Paul et Mickey

La nouvelle est récente, mais officielle.
Puisqu'elle vient de Bubu, le batteur chauve du groupe.
Noir Désir jette l'éponge. Ils ne joueront plus ensemble.
Les sombres héros de la mer ont jeté l'encre, de leur plume lointaine.
Ils le disaient eux-même, ils ont défrayé la chronique, pendant des années.
Ils ont suscité la polémique, entre deux mondes.
Polémiquer. Autour de Paul et Mickey.
Et c'est Mickey, qui a gagné.
Un autre jour, en France. Il fera beau. Plus tard.



Allez enfouis-moi
Passe-moi par dessus tous les bords
Mais reste encore
Un peu après
Que même la fin soit terminée
Moi j'ai pas allumé la mèche
C'est Lautréamont
Qui me presse
Dans les déserts
Là ou il prêche
Où devant rien
On donne la messe
...
Allez enfouis-moi
Passe-moi par dessus tous les bords
Encore un effort
On sera de nouveau
Calmes et tranquilles
Serre-moi encore
Etouffe-moi si tu peux
Serre-moi encore

(Les écorchés, 1988. Paroles et musique Noir Désir)